Everest : histoire vraie d’une tragédie.

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Inspiré d’une histoire vraie, Everest met en scène la triste histoire d’un groupe d’alpinistes ayant entrepris l’ascension la plus périlleuse au monde en 1996 et durant laquelle huit personnes perdirent la vie.

Alors effectivement il y a des choses plus attirantes qu’un énième drame au cinéma actuellement –encore que– cependant c’est un film que je tenais impérativement à voir pour l’histoire en elle-même, mais aussi –voire surtout– pour la beauté des paysages montagneux que j’apprécie particulièrement. (bon ok et aussi pour voir Jake Gyllenhaal en petite tenue, ah ça.)

Comme vous l’aurez compris, étant un drame, l’histoire n’est pas ce qu’il y a de plus gaie. J’avoue cependant voir été très surprise par la teneur du film qui en impose sérieusement, que ce soit par son cadre, ses acteurs ou même la performance technique et physique de l’équipe de tournage, les 3/4 des plans étant réalisés en pleine nature.

Relevant, entre autres, du problème de la « surpopulation » du toit du monde, c’est une des rares sorties de 2015 qui à fait mouche me concernant. Ce drame résultant de l’ascension de trop nombreuses personnes, créant un bouchon sur l’unes des zones les plus difficiles de la route sud, le « Hillary Step » empêchant le retour des grimpeurs, pris dans une tempête de neige au sommet.

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– Hillary Step.

J’adore la montagne, maintenant tenter une expérience de vie, faut le dire, avec autant de gens devant toi, au lieu de pouvoir profiter « calmement » du cadre personnellement ça me fait bien bien mal au fessier.

Pour ceux que ça pourrait intéresser, l’histoire est rapportée par Jon Krakauer, un des alpinistes ayant tenté l’aventure, accessoirement journaliste pour le magazine américain Outside dans le livre La Tragédie de l’Everest, aux éditions Presses de la Cité (1997).

Incroyable aventure humaine à l’altitude de croisière d’un 747.

Pour le côté un peu plus glauque du truc –forcément il en fallait bien au moins un– l’ascension de cette montagne est tellement difficile que le Mont Everest est devenu au fil du temps officiellement un cimetière à ciel ouvert, où l’on a recensé quelques 250 cadavres d’alpinistes malheureux au cours de cette fabuleuse aventure, parfois à la vue de tous, servant maintenant de repère aux nouveaux grimpeurs, tel que le tristement célèbre Green Boots, alpiniste d’origine indienne probablement mort également en 1996 sur la face nord.

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Bizarrement c’est nettement moins sympa..  Bien que magnifique, la célèbre « Zone de la mort » proche du sommet, est tellement accueillante qu’elle ne permet aucune accommodation pour le corps humain –excusez-nous du peu– en gros, tu t’y attardes, tu meurt. Ah.
A part ça sur le papier effectivement ça donne envie : symbolisée plus ou moins par les nuages.

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– Mer de glace.

Alors, tentés ?

S.

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Vorkreist

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Du nouveau pour Vorkreist, après Sigil Whore Christ, le groupe prépare son retour via Agonia, avec semble-t-il un album autour de sa regrettée bassiste LSK (décédée en 2013).

A suivre de près donc..

S.


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Regarde les hommes tomber / Oddism @ L’Aéronef – Lille.

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Il y avait donc de quoi faire ce week end dans la région avec deux bonnes dates placées sous le signe du black métal avec REGARDE LES HOMMES TOMBER sur Lille et le No Compromise Metal fest à La Louvière.

Ayant été clairement intriguée par la sortie d' »Exile » c’est tout naturellement que mon choix se soit porté pour l’Aéronef ce samedi soir pour le concert, attendu, des nantais, soirée qui sera des plus envoûtantes et plus que bienvenue.

11752575_381623925369214_6747623534364738261_n 20h00  –  Début de soirée avec Oddism, jeune formation lilloise de mathcore.

J’avoue avoir été prise de court, n’étant pas du tout ma tasse de thé, ce set sera pour moi des plus improbables. Je ne renie pas le niveau des musiciens, on sent qu’il y a du boulot derrière et la bonne volonté, cependant non, cette découverte reste trop éloignée de mes goûts personnels pour réellement faire mouche. Sur scène, visuellement ça me pique les yeux. Connasse aigrie soit, je ne peux pas concevoir une imagerie liée au black, en grossissant volontairement, un logo monochrome, une police chiadé avec croix inversée, associé au look façon hipster et au jeu de scène où les musiciens passent leur temps à sauter partout non, même en faisant des efforts ça ne passe absolument pas. Armée de mon cynisme oppressant, c’est à l’extérieur que je passe la seconde moitié du set, attendant impatiemment le changement de plateau.


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Changement radical de style après ce qui m’a paru être une éternité avec RLHT.
Ayant disons, hâte, de voir ce que ça donne en live après avoir écouté « Exile » et suite au changement de chanteur depuis le premier opus, c’est amusée que je ne peux que constater de visu la puissance non retenue de la formation. Comme attendu, c’est à gros coups de pompes dans les dents que le set se déroule devant une salle quasi complète, fait rare ces derniers temps, et pour cause : ce métal noir, lourd et horriblement oppressant a fait mouche auprès du public.
Le son est vraiment très bon, les lumières aussi, compte tenu de la teneur des thèmes abordés, un éclairage massif par l’arrière, blanc en très grosse partie avec grosses salves de stroboscopes dans nos mirettes, un peu moins sympa pour les quelques photographes présents. On reste malgré tout dans le délire black/sludge, mené à la baguette, fluide, tellement carré que ça en devient limite frustrant, c’est encore une fois une superbe redécouverte avec un gros coup de cœur pour les mélodies dépressives oppressantes et très chaotiques.

En somme une bonne petite soirée, d’échanges avec de vieilles connaissances, de la bière et une énorme claque dans la gueule. Bref, tout ce qu’on aime.

S.


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Oddism
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Regarde les hommes tomber

Direction l’Aéronef ce soir pour Regarde les hommes tomber et son black teinté de touches hardcore de-ci de-là plutôt pas mal, en support de la sortie de son second opus « Exile » – bref, de quoi se prendre une jolie petite claque comme on les aime.

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« Exile » étant actuellement disponible en écoute intégrale via le bandcamp et le soundcloud des Acteurs de l’ombre.

Album dispo également sous forme de LP noir ou splatter, de digipack, tape et version LP box en édition limitée. De quoi trouver son bonheur, bien que personnellement je penche très facilement vers ce girlie, juste superbe ET violet.

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Verdict dans 3 heures.

S.