Top albums 2015.

Bien le bonjour ami, collègue ou illustre inconnu. 
Ce soir on rentre dans les charts de l’année écoulée avec un top album – démo – EP et autres bizarreries. Fieffée canaille je ne mets volontairement pas d’ordre particulier, chacun m’ayant touché d’une manière différente.

6:33 – Deadly Scenes
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Draconian – Sovran
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Otargos – Xeno Kaos
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Amorphis – Under The Red Cloud
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Shape Of Despair – Monotony Fields
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Paradise Lost – The Plague Within
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Mgla – Exercises In Futility
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Secrets Of The Moon – Sun
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Dragged Into Sunlight / Gnaw Their Tongues – N.V.
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Abigail Williams – The Accuser
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Aosoth – IV
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Tribulation – Waiting For The Death Blow
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Cult Of Occult – Five Degrees Of Insanity
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Ævangelist – Enthrall To The Void Of Bliss
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Temple Of Baal – Mysterium
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VI – De Praestgiis Angelorum
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Regarde Les Hommes Tomber – Exile
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Moonreich – Pillars Of Detest
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Eye Of Solitude / Faal – Split
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Skepticism – Ordeal
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Lustre – Summoning The Lost Energy
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Envy – Atheist’s Cornea
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Satyricon – Live At The Opera
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Drudkh – A Furrow Cut Short
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Shining – IX – Everyone, Everything, Everywhere, Ends
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Forgotten Tomb – Hurt Yourself And The Ones You Love
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Merda Mundi – VI – Khaos
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Deadspace – The Promise Of Oblivion
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Katatonia – Sanctitude
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The Monolith Deathcult – Bloodcults
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Galar – De Gjenlevende
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S.

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Eye of Solitude’s Christmas’ gift. – Obseqvies

Eye of Solitude a un cadeau très spécial pour leurs fans en ce jour de Noël. Là où tout – ou presque – n’est que pur bonheur, volupté etc.. Daniel et consors nous proposent la « lyrics video » de leur titre Obseqvies (paru cette année sur le split avec Faal, comparses hollandais).

Vidéo réalisée par Razvan Alexandru d’Abigail (doom – Roumanie), promenons-nous dans les bois…

 


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The Erkonauts – I did something bad.


En cette période de l’année, avouons-le plutôt rock’n’roll, entre les concessions auprès des uns et des autres et les préparatifs aussi divers qu’improbables, il est nécessaire de se détendre avec une bonne grosse tranche de « n’importe quoi ».
Alors j’entends déjà hurler au scandale, commencer une chronique comme ça c’est pas « sympa » pour épargner les autres adjectifs que la décence m’interdit d’exprimer.

J’ai besoin de groove, j’ai envie de zouker comme une dingue en retournant mon appart, et pour ça, direction encore plus improbable : la Suisse.

Fier fleuron de l’horlogerie, de spécialités fromagères et autres bizarreries, la Suisse dispose d’un nouvel atout de charme : The Erkonauts. Formation toute belle toute neuve puisque née en 2014 – et à l’instar de nos compatriotes calaisiens – cette bande de joyeux fanfarons ne fait pas dans la dentelle en proposant un premier méfait joyeusement intitulé « I did something bad » suivie par une série impressionnante de concerts entre autres au Japon, en Europe et aux USA : en bref, tout un phénomène.

Voyons un peu le pourquoi du comment d’une telle déferlante.

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Notons – à juste titre – qu’étant complètement hors de mes écoutes habituelles je ne me permettrait de juger « I did something bad » que sur ma perception d’ensemble, manquant cruellement de connaissances en ce domaine.

Maintenant que le décor est planté, on y va. Et pas avec le dos de la cuillère s’il vous plait. Album de 9 titres,« I did something bad » est un gros gros melting-pot d’influences, certes pour celui qui veut vraiment médire, on peut toujours clamer qu’à prendre des bouts de partout on fait « d’la merde » sans intérêt. Ce qui s’est déjà malheureusement vérifié en effet. Pourtant, nous avons affaire ici à un potentiel absolument énorme affichant une maîtrise impeccable, une fois la claque déjantée passée nous ne pouvons que rentrer dans cet album à la fois farfelu, délirant et d’une énergie complètement communicative.

Comment ne pas tomber sous le charme de titres qui frisent la grande poésie comme « The great ass poopery » ? Ou encore « All the girls shoud die » qui résonne à fond la pop (je sais à l’écrit ça sonne beaucoup moins) presque comme un leitmotiv au 45e degré. Je ne connaissais pas, ce n’est clairement pas mon délire et pourtant j’adhère et plutôt deux fois qu’une!

Les textes et compositions sont travaillés, avec une rapidité étonnante et cette basse ! Uuh, puissante au possible, encore une fois on déborde d’énergie de tous côtés, ça zouke avec non pas une mais des personnalités incroyables presque frustrantes.

Vendu à 1000 exemplaires et actuellement sold-out, Kaotoxin a décidé de remédier au problème avec une parution imminente -prévue courant février 2016- avec mise en place de titres bonus inédits, première re-édition au format Digisleeve limitée à 500 exemplaires et en digital. S’il faut encore patienter un moment, dites-vous que la surprise n’en sera que plus appréciée lors de l’écoute de cet « I did something bad » passablement enflammé.

S.

Tracklist :

  • The Great Ass Poopery
  • Tony 5
  • All the Girls Should Die (ft. Drop of Sybreed)
  • Nola
  • Dominum Mundi
  • Hamster’s Ghost House
  • Gog
  • Your Wife
  • 9 Is Better Than 8

 


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Nirnaeth @ El Diablo

Comment mieux occuper son samedi soir qu’en allant à un concert, qui plus est, de black metal ? Non c’est pas vrai, les concerts, plus encore dans un bar, c’est juste chiant à mourir, la seule raison de ma présence c’est la tête d’affiche : Nirnaeth.

Me voila donc en route direction le bar El Diablo dans le centre de Lille, qui accueillait en son sein une petite soirée métal, organisée par l’asso Ondes Noires :

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Je n’avais pas mis les pieds au El Diablo depuis un bon moment (depuis le KaotoxinFest  1ère édition à vrai dire). Le cadre n’est pas vilain en soit, petit espace détente en haut tandis que le bar et la scène sont eux, situés en sous-sol. J’avoue avoir un faible pour les arcades du plafond, après l’avantage/inconvénient c’est qu’en tant qu’amateur de son il est quasiment impossible d’en juger la qualité, la cave c’est cool, par contre le son est clairement trop variable pour être déterminant. Est-ce le groupe qui est à chier ou est-ce le cadre qui fait cet effet ? Grande question. A priori ça laisse au moins le bénéfice du doute,  ce qui n’empêche pas de passer de bons moments.

Black Command débute la soirée devant une petite trentaine de personnes, autant dire une foule comparé à mon dernier concert lillois, Dehuman, où nous n’étions pas une vingtaine, membres compris. Amusée, je passe par la case départ (bien que ne touchant pas 20.000 francs) et prends place. Visuellement l’espace est occupé par deux roll up, pas mal, le petit autel aménagé sur le devant de la scène avec bougies et crâne, un peu too much à mon goût ceci dit ça colle. Le concert débute dans les temps, bon point pour l’orga, cependant quelque chose ne va pas. Musicalement ça se tient, bien que trouvant absurde et horrible à la fois la batterie programmée, ça sonne. Visuellement c’est autre chose, il manque une grosse unité. Il semble qu’un des membres ait été remplacé pour la date, ceci explique-t-il la chose, je n’en suis pas certaine. Chanteur à fond dans son trip, looké à la manière d’un moine en soutane, corpse paint dégueulasse et délire rappelant une messe noire, ok pourquoi pas. D’autant que ça correspond à la musique qu’ils jouent. Au niveau du guitariste et du bassiste c’est le mindfuck qui prime : tous deux en corpse paint, l’un arbore un pentagramme sur le crâne, l’autre un crucifix énorme à la ceinture. Beaucoup trop dissonant à mon sens pour que le message soit crédible. Vraiment dommage.

S’en suit Edremerion, ayant passé leur set littéralement vissée sur un canapé à refaire le monde avec une partie de Nirnaeth, je n’ai pu qu’entendre le résultat, sans référence visuelle sur laquelle me fixer j’ai plutôt apprécié ce que j’en ai entendu. A creuser.

Nirnaeth prend possession de la scène. Bien. Qu’il est loin, trop loin, mon dernier concert avec eux ! Outre le coup de vieux que je me suis prise en pleine figure, réentendre des titres comme My Misanthropy, Inertia ou encore Nirnaeth Arnoediad me procure un réel plaisir. Le son n’est pas mauvais, la mise en place est maîtrisée, seul bémol qui m’a passablement gonflé : le photographe dont l’amateurisme est inversement proportionnel aux nombres de flashs que nous nous sommes pris dans les dents.
Pour ne pas les avoir vus depuis pratiquement dix ans j’ai vraiment apprécié le concert, malgré un léger contre-temps technique, les joies du live.
Niveau line-up nous avons du changement : Vagorn, batteur ayant rejoint du groupe depuis peu, semble bien avoir pris ses marques et remplace plutôt bien Yamael. Point que j’appréhendais je le conçois sans peine. Je dirais que, à mon humble avis, la seule personne à s’être « assagie » dans son jeu de scène serait Malaria, un peu plus posé que dans mes souvenirs, non sans perdre en efficacité. Un Black/Death couillu comme je l’aime (sans parler du fait que Zig soit toujours aussi sexy, ce qui m’a fait sourire). Après ce que j’ai vu, j’ai clairement hâte de es revoir en compagnie de The Negation le 10 avril prochain, au même endroit.

S.


Ondes noires,
El Diablo,

Black Command,
Edremerion,
Nirnaeth.

KaotoxinFest II

Hey, quoi d’neuf ?

Quand on interroge la populace au sujet de notre bonne grosse (non pas bite, petit coquin) ville de Lille, on retrouve trois catégories de personnes :

  • les accros à la mode, avec les galeries Lafayette,
  • les bons vivants, avec la braderie et ses fameuses moules,
  • les très bons vivants, qui pensent aux moules également avec cependant une légère nuance.

Sauf qu’en grattant un peu nous, Lillois pur souche ou d’adoption, avons un fleuron bien plus noble avec le label indépendant Kaotoxin Records.

Kaotoxin c’est quoi ? C’est avant tout un passionné comme on les aime, c’est Nico qui mène sa barque depuis 2010 pour nos procurer notre dose de métal en arborant fièrement tout une écurie de poulains plus ou moins dopés aux hormones. Pour la deuxième année consécutive cette petite troupe, en collaboration avec Nao Noïse, a mis en scène un festival local avec pour but la promotion du label en lui-même mais aussi en tant qu’amateur de musique en proposant un panel varié de genres à nos chers Metalheads avec pas moins de neuf groupes, dont huit estampillés « K« .

Ayant eu l’opportunité de participer à cette seconde édition de l’intérieur, j’avoue que cette semaine a été clairement une source incroyable de rencontres et de gros moments complètement improbables en tous genres, avoir eu la possibilité de partager cette expérience haute en couleurs est assurément une des plus belles choses de cette année à mon sens.

« Qu’est-ce que je ferai si j’étais moins con ? »

Comme le dit la chanson, il est vrai qu’il a été difficile d’avoir à faire un choix pour les concerts du week-end. Entre le KaotoxinFest II, le Mass Destruction et le Nidrosian Black Mass nous ne savions malheureusement plus où donner de la tête, chacun affichant une programmation à baver d’envie.

(Notons, à bon entendeur, que quand on passe la moitié de l’année à attendre les concerts, ne pas tous les faire en même temps serait un peu plus productif.)

Pour ma part, je me suis tournée vers la famille si si t’as vu et la prog la plus diversifiée. Aussi s’en suit ma vision des choses.

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