Charlotte Guest House – Londres

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Coup de cœur pour un petit hôtel situé dans le quartier de Camden : le Charlotte Guest House.

Ayant eu besoin de trouver un pied-à-terre en ce long week-end du 11 novembre, une nuit à passer dans la capitale sans pour autant avoir envie de casser mon PEL je me suis tournée vers ce charmant petit hôtel de style victorien, idéalement situé puisque Camden = cœur cœur.

Arrivé à St Pancras il est nécessaire de prendre le national rail services –soit l’équivalent du RER en moins crade, moins glauque et beaucoup plus cher, eh, Londres.– pour un trajet d’environ 10 minutes jusqu’à West Hampstead Thameslink, autant dire easy quoi. Forcément en comparaison la propreté des trains m’étonne encore, sans parler du gain de temps précieux qu’apporte la carte Oyster qui évite de devoir faire la queue, bien qu’interminables celles-ci avancent malgré tout relativement vite, organisation anglaise oblige, cependant quand on est pressé c’est juste un must-have.

Comme annoncé, Camden est un quartier qui me plait beaucoup, réellement chaleureux et agréable en tant que touriste, pas de chance cette fois il pleut, balade écourtée à cause de temps.

Arrivée à l’hôtel passablement trempée, accueillie par un personnel chaleureux avec un sens de l’humour extraordinaire Check-in efficace, mon hôtesse me conduit dans un second bâtiment, situé non plus à Sumatra road mais sur Limington road, également tout en style victorien rappelant étrangement les anciennes pensions de famille.

La chambre en elle-même est accueillante, avec moulures au plafond, tables et armoires en bois vernies, un peu old-fashioned mais parfaitement raccord avec le style global du bâtiment. Tout est propre, y compris la salle de bain et la literie.

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Une bonne douche s’impose une fois les clés en main histoire de se réchauffer un coup, pendant que chauffe le thé, earl grey bien évidemment.

Retour dans le centre en passant par le Camden market, sympa, bien qu’un peu déçue par rapport aux halles de Covent Garden que j’apprécie particulièrement.

Northern line direction le Boston Music Room pour le concert tant attendu de Clouds et de Shape Of Despair, après le couvre feu londonien le retour se passe tranquillement via une fois encore le national rail services, bondé, à mon grand étonnement, à minuit passé, ce qui j’admets a aussi un côté hyper rassurant quand on voyage seul et qu’on a l’habitude des transports en commun en france, d’une classe crasse à toute épreuve.

Retour au calme donc, de quoi bien terminer cette soirée un peu particulière à mes yeux.

La nuit l’hôtel est un peu bruyant, ce qui me convient parfaitement étant le charme principal des vieilles demeures, de même qu’il n’y ait pas de volets, uniquement d’épais rideaux, pas toujours top pour la lumière le matin, dans mon cas c’est l’hiver donc pas de problème de ce côté.

Petit déjeuner à l’anglaise le lendemain, avec une fois encore un personnel frais et dispo, mention particulière pour la carte, qui ne propose pas moins d’une dizaine de plats différents, vegan inclus. Peut être en somme le seul point à améliorer s’il devait vraiment y avoir quelque chose, l’attente entre le café/thé et le plat étant légèrement long -30 minutes pour moi- sans avoir demandé un plat des plus compliqués.

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Or donc, blablabli blablabla, passage réellement agréable au sein de cet hôtel, que je recommande sans hésiter.

S.

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Clouds – Fen – Shape Of Despair @Boston Music Room.

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Aller-retour à Londres ce week-end pour le concert de Clouds.

Trop triste de les avoir manqués en Roumanie lors du Dark Bombastic Evening 6 l’été dernier il était impensable pour moi de ne pas faire partie de la foule au Boston music room ce samedi soir. Et quel concert..!

L’ambiance ici n’a déjà strictement rien à voir avec celle que nous pouvons trop souvent avoir en France, contrairement aux idées reçues les anglais sont prévenants, gentils et très très compréhensifs, ça change des mines affables et/ou renfrognées et ça fait un bien fou. C’est aussi une des raisons majeures qui me poussent à partir à l’étranger dès que l’occasion se présente. Alors aux mauvaises langues prônant la trinité des saintes excuses: « c’est cher » – « il faut parler anglais » – « il pleut » j’ai envie de répondre comme il se doit « so what? » la comparaison est impossible avec ce que nous avons chez nous. Sans parler du fait d’avoir l’opportunité de voir un groupe comme Shape of Despair dans une salle de ce type est une grande chance. Chose qui serait tout bonnement impossible ici.

La soirée commence dans l’attente, avec un contrôle des billets qui a pris pas mal de temps –trop– laissant arriver les gens littéralement au compte goutte. Une fois le fameux bracelet au poignet on –le on royal forcément– découvre une salle vraiment sympa, avec parquet et piliers en bois ainsi qu’une partie assise avec tables et banquettes sur tout un pan de mur, faisant face au bar, au demeurant également assez fourni, ce qui je dois bien l’admettre m’a agréablement surprise.

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Pause clope et Clouds monte sur scène.
Presque deux ans d’attente pour enfin avoir l’occasion de voir ce groupe en live. L’attente fut longue, envie poussée plus avant encore depuis la sortie de Departe ce 1er novembre, inutile de décrire ma joie dès que les premières notes ont commencées à résonner dans la salle. En dépit de quelques soucis de son, je suis tellement contente d’avoir pu être présente, sans parler des larmes qui coulaient d’elles-mêmes pendant « If these walls could speak » titre très -très- cher à mon cœur. En résumé un concert qui fut complètement énorme, pouvoir revoir des amis chers en en rencontrant de nouveaux sous une bannière commune: le doom.

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C’est maintenant à Fen de prendre place. N’ayant absolument pas eu le temps d’écouter avant de venir je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Un peu surprise, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu, entre deux/trois tours dehors, à approfondir.

En toute honnêteté, bien que ce n’ai pas été le groupe que j’attendais le plus lors de ce concert, revoir Shape of Despair est toujours une expérience très prenante. J’aime beaucoup l’aura que le groupe dégage sur scène, forcément très doomesque –ça ne se dit pas soit– au demeurant difficile à décrire. Pour le mieux j’ai envie de dire mélancolique au sens littéral du terme, le parfait mélange qui a assurément plu au public, parfois venu de loin pour ce concert (une demoiselle ayant fait le voyage depuis la Bulgarie c’est juste impensable et pourtant). Petit coup de cœur également pour la participation de Chris au violon sur « Angels Of Distress. » qui a été une performance fantastique.

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@Iskra Georgieva – Facebook.



Boston music room.

Clouds
Fen
Shape of Despair.