Sources Of I

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Genre : Black / Dark Metal Mélodique

Line Up (de gauche à droite) :
Déhà – Voix & Basse
Dragshan – Guitares
Vortep – Batterie
Delian – Guitares

Origine : Bulgarie

Distributeur : Tanquam Aegri Somnia

Discographie : 

Shadow of Stars (Demo promo disponible uniquement via Youtube – 2014)
Faces (EP – 2015)

Crédits photos :
Photos par H.O.M.

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Entretien réalisé aujourd’hui par S. avec la participation de Déhà, venu nous présenter Sources Of I, projet à la fois Black métal / Dark / Ambiant pour le moins avant-gardiste, pour la promotion de l’EP « Faces » dont la sortie est prévue pour cet été.

 

Avant tout, merci à toi de nous accorder un peu de temps. Peux-tu nous présenter davantage Sources Of I ? Au regard de votre line-up certains membres sont déjà connus parmi la scène métal, comment en êtes-vous venus à cette collaboration ?

Sources Of I – La Genèse

Évoluant dans le milieu musical depuis de nombreuses années, c’est en m’installant en Bulgarie j’ai pu constater non seulement que la scène métal locale était constituée d’une abondance de groupes réellement bons mais également que ces-derniers manquaient cruellement d’impacts étant victimes de l’image de la Bulgarie perçue à tord comme un pays dit « pauvre ». Ce qui est incroyable ici c’est que les habitants sont extrêmement ouverts et très portés sur la culture, quel qu’en soit l’aspect. L’idée de former un projet qui puisse être issu de ce contexte m’intéressait, égoïstement car j’ai toujours ce besoin de composer, mais également afin de donner un coup de pied au cul à la scène bulgare à travers non seulement mon expérience de la musique en elle-même mais également en y apportant mon nom.

Sources Of I – L’échiquier se met en place

Sources Of I a été créé après une impulsion violente lorsque j’écoutais le meilleur EP de black métal atmosphérique au monde (RIFTThe Eye of the Basilisk (Australie)) et près de 40 minutes de matériel ont été écrites. A la suite de quoi je suis allé voir Vortep, batteur de Dimholt et lui ai proposé de bosser ensemble en créant un ‘vrai’ groupe, à savoir pas un énième projet studio mais quelque chose que nous porterions en live sur nos épaules.

Après quelques changements de line up, nous nous sommes retrouvés avec un line up stable composé de Dragshan (un jeune guitariste de génie), Delian (membre d’Upyr – le funeral doom de Sofia – et d’autres) et de nous deux. Nous avons commencé, lentement, les répétitions, le choix des musiques, le travail sur lesdites musiques et nous avons créé les concepts lyricaux et musicaux du groupe. J’ai beau en être le frontman Sources Of I est longé dans une démocratie pure et dure, nous y sommes tous actifs.

En résumé Sources Of I propose un black métal sombre, mélodique, qui se penche vers la nouvelle et la vieille école. Entre un vieux Gorgoroth et vieux Shining, nous pouvons avoir du Doom, du mid tempo, du blast, de la mélodie, du chaos, des passages dits « dépressifs » (Dieu que je hais ce terme) que nous avons mélangés dans une entité qui est la nôtre.

Merci pour ces précisions, étant effectivement important de placer les choses dans le bon contexte. En ce qui concerne les thématiques abordées par le groupe, avez-vous déjà des lignes directrices ? Un processus de composition établi ? Tu parles, fort justement, du fait que chaque membre ait un rôle à jouer, sur et en dehors de la scène, jusqu’ici, si je te suis, « Faces» a été composé par ta main, en sera-t-il de même par la suite ?

Sources Of I aborde des thèmes assez spécifiques : la philosophie négative et le culte de l’introspection de soi, qui sont les grandes lignes directrices du groupe. Influencé par les grands écrivains français comme Céline, Bataille, Vian, Sartre ou d’autres tels Cioran, Keats ou encore Nietzsche […], les paroles peuvent scander une histoire inventée de toute pièce comme des métaphores d’une philosophie moderne et dégueulasse, tout comme des expériences personnelles, oniriques.

En ce qui concerne « Faces » en effet, j’en ai réalisé la composition. Cependant nous avons retravaillé ensemble cet EP pour qu’au final, tout le monde soit content. Peu ou pas de modifications majeures, soit, mais tout le monde était dans le coup.

Sources Of I – Et s’est alors que la partie commence…

 

Pour en revenir à la sortie de « Faces », le titre Shadow of Stars (re)proposé ci-dessus, a donc été mis en ligne l’an dernier. Quels ont été les retours suite à la publication de cette démo ? Le public local n’est pas en reste quant à l’offre disponible, alors qu’est-ce qui a fait que le déclic se soit produit si vous êtes là aujourd’hui ?

Nous n’avons volontairement pas eu énormément de retours suite à cette démo, car nous n’en avons fait que très peu de promotion, encore une fois volontairement. Nous voulions montrer à ceux qui le souhaitaient que nous existions et qu’en un laps de temps réduit nous en étions arrivés à ce résultat là. Cette démo est pour nous le petit plus qu’on aime ressortir comme un bonbon : elle montre ce que nous donnons en live, là où Sources Of I prend toute son ampleur.

Pour avoir écouté votre EP je retrouve en effet les thématiques de l’introspection, étant principalement touchée par cet aspect. Je retrouve également les influences de la « vieille » scène black métal, pourtant si « Faces » semble simple sur le papier il est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait, est-ce que je me trompe ?

C’est entre les deux je pense. C’est une musique dite simple, dans un sens, très plongée dans cette vieille école de la répétition (Vieux Shining ou Darkthrone) mais nous voulions rajouter davantage de cette « ambiance » qui nous est propre entre ces mélodies qui pourraient être épiques (la fin de Shadow of Stars) et ces moments lourds, dissonants (début de Discrepancy of Life ). Bien que dans un sens, nous faisons ce que nous avons envie de faire tant que ces ambiances restent présentes.

Le dernier titre de l’EP est assez particulier, puisque When You will close my Eyes to the Light est en fait un poème. Peux-tu nous expliquer un peu ce choix pour le moins étonnant ?

Il s’agit d’une traduction, horrible, du poème d’Emile Verhaeren « Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière…« , qui est un auteur monstrueux à mes yeux de par son talent mais aussi de sa verve unique, presque directe. Ce poème, qui fonctionne complètement avec notre musique et l’EP, m’a tellement touché auparavant que j’avais décidé de l’utiliser, à l’instar d’un Peste Noire avec Baudelaire.
Ce poème est une parfaite contemplation de la mort en tant que délivrance en soit, pure et majestueuse. Une façon de terminer l’EP sur ce morceau qui a une signification personnelle très importante.

La sortie de « Faces» est donc prévue pour cet été, qui sera distribué par Tanquam Aegri Somnia. Avez-vous une idée du format concerné ? Du nombre de copies ?

Digisleeve de luxe, 500 copies. J’en suis extrêmement content. Il est rare d’avoir un label qui accepte une sortie aussi large pour un EP, surtout pour un groupe qui commence. J’en suis vraiment reconnaissant. 

Sur le Facebook du groupe nous pouvons également voir que Sources Of I est d’ores et déjà programmé pour faire partie de festivals sur Sofia, peux-tu nous en dire un peu plus ? Avez-vous d’autres projets pour la suite ? Des attentes particulières ?

J’avais été contacté récemment par un organisateur de concerts ici qui avait bien accroché sur la démo et qui me demandait si on jouait en live. Bien avant que nous soyons prêts, je lui ai dit que oui, tout est planifié pour que nous puissions monter sur scène avant l’été, ce qui est chose faite et qui se vérifiera bientôt. Nous avons été confirmés à l’Autumn Souls of Sofia, nouveau festival sur 2 jours de métal extrême, dans la capitale.

Actuellement, vu que le premier concert de prévu s’appelle « Sofia is burning Part I », il y aura une « Part II » et sans trop divulguer, cela sera un concert que toute personne à Sofia voudra voir, tout du moins j’espère. Dans les plans possibles, une tournée dans le pays. Peut-être en Europe de l’Ouest à un moment mais pas avant une ou deux dizaines de mois. Nous essayons d’aller doucement.

Qu’en est-il des autres membres ? Qu’ont-ils appris en travaillant sur ce projet ? Est-ce que ton expérience a été bénéfique pour eux ? Ont-ils des attentes particulières ?

Après leur en avoir parlé pendant quelques temps, ils sont tous revenus avec le même avis. Travailler de manière professionnelle, pour un résultat assujetti, ça donne des envies. Continuer, bien sûr, mais aussi avancer personnellement dans le groupe, dans son identité. De là, on espère pouvoir montrer ce que nous faisons là où les gens voudront de nous.

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Yhdarl

Genre : Suicidal Black Art

Line Up :
D – All Instruments & Vocals
L – Vocals, additional composition

Origine : Belgium

Discographie :
Drone Nigthmares – I – Endless Mental Wounds (full-length 2007)
Humainly Sick (full-length 2008)
Counting Seconds (Compilation 2009)
Drone Nightmares – II – Buried Burnt Earth (full-length 2009)
The Essence (full-length 2009)
Despair Desolation Destruction (split 2009)
Across Death… Through Pain (split 2010)
Ave Maria (full-length 2011)
The Essence II (full-length 2012)

Suivre Yhdarl sur facebook // D. sur Bandcamp ou Blogspot

Peut-tu nous expliquer, en quelques mots, le concept incarné par Yhdarl ?

Le concept d’Yhdarl est très égoïste. A la base,c’est une catharsis très personnelle, que je n’avais aucune envie d’échanger (Humainly Sick) et au fur et à mesure du temps, je me suis rendu compte que certaines personnes pouvaient comprendre à leur manière ce même concept : entrer dans notre propre trou, y creuser jusqu’à ce que l’on n’ait aucune lumière. Et en sortir soi-même.
On pourrait dire que le but d’Yhdarl est positif, dans un sens, mais c’est paradoxal. C’est assez horrible, ce processus, cette »cure » de soi envers soi. Yhdarl est pro-souffrance & autodestruction mentale et/ou physique, et voue un culte au Noir, le Vrai.

 

J’ai envie de savoir également, l’Ave Maria est comme tu le sais sans doute, une prière catholique, l’ange Gabriel annonçant la naissance de Jésus a Marie.
Quelque part c’est une nouvelle porteuse d’énormément d’espoir. Or à l’écoute de ton album éponyme, peux-tu expliquer le choix de ce nom pour le moins incongru ?

Ave Maria s’appelle ainsi parce que c’est une prière pleine d’espoir, dont je voulais exposer l’antithèse. Oublions toute influence de l’Eglise. Marie, que je représente comme la mère de tout, Gaïa, la Nature, le Monde, est sourde à nos appels. Alors je lui ai créé cette prière pour lui montrer à tel point rien ne tourne rond. On peut, d’ailleurs, remarquer pleinement qu’au deuxième morceau de l’album, Marie se réveille, écoute et voit. Alors elle crie, et plaide coupable, et me demande, nous demande de la regarder, et de l’écouter.

Paradoxalement, si chaque auditeur réalise sa propre introspection en écoutant Yhdarl, chaque personne est sensée percevoir ses morceaux de façon très personnelle exact ?
Comment dans ce cas, pour reprendre tes mots, vouer un culte au Vrai Noir puisqu’il diffère forcément d’un ego à l’autre ?

Yhdarl est très personnel. Il est donc normal que mes auditeurs aient une vision différente de la mienne, ceci dit c’est logique. Lorsque tu regardes une peinture, ou écoutes une musique, ou lis un livre, chaque personne aura ET des points communs ET des différences avec les autres.
Concernant la musique d’Yhdarl, il suffit de l’écouter pour voir qu’elle n’est pas joyeuse… De là, le culte du Noir ne concerne que moi de manière extrêmement primaire. Si ça touche d’autres personnes, tant mieux. Parce qu’ils doivent comprendre.

Puisque la musique d’Yhdarl est a ce point introspective, il est légitime de penser que tu as une façon particulière de composer. Peux-tu m’en dire plus a ce sujet? J’imagine que tu obéis à un processus précis, un espèce de pseudo rituel qui te permet d’expier toute cette merde qui s’accumule?

Pour Yhdarl -et presque pour tous mes projets- il y a une grosse partie qui se fait sous impulsion. Cependant Yhdarl comporte beaucoup plus de pure catharsis, un besoin d’extérioriser qui se veut vraiment « nihil ». Une émotion primaire en gros.
En ce qui concerne la composition musicale, elle est très simple, comme pour n’importe quelle musique, sauf que je cherche un trip spécifique, ce qui explique la longueur de certains titres en fonction dudit trip dans lequel je me trouve.
Le processus de composition est effectivement un besoin, vital, d’extérioriser ces choses. L’aspect purement musical qui reste simpliste, car ce que je cherche avant tout à retranscrire l’impulsion extrêmement violente découlant de cette introspection de moi sur moi.

Humainly Sick / Ave Maria / Loss -dont l’édition sera prochainement disponible- représentent trois étapes principales dans le processus de recherche du soi.
Trois sorties pourtant complètement différentes. Comment ne pas y percevoir, une fois encore, l’influence ultra pesante du chiffre 3 ?

Effectivement. Ceci dit je ne pense pas que ce soit une fin en soi, pour Yhdarl en tous cas. Mais oui, il y a une évolution et une certaine identité pour ces 3 sorties.
Humainly Sick étant la base primaire, bruitiste et crade / Ave Maria étant un concept très personnel avec toujours ce côté ultra primaire en fond / Loss étant une évolution de ces deux choses en une, mais beaucoup plus… violente. Ceci dit, je peux aussi annoncer un 4ème album qui, lui, sera la suite logique d’Humainly Sick, un album hors normes, complètement à part.

Si tu devais décrire Yhdarl en trois mots. Lesquels choisirais-tu?

Lui / Moi / Toi.

(Rires) Simple, concis et paradoxalement super complexe. Peux-tu aller au fond de ta pensée?

Lui : représentation « facile » d’une entité dite haute : Satan, Gaïa, la Nature, les Esprits, … parce que ce sont mes croyances et que je suis guidé par Lui.
Moi : c’est égoïste, c’est personnel, ça me concerne avant tout, c’est donc, oui, moi
Toi : entité représentant le monde, les gens et donc ma sociopathie, l’ignorance, etc.

Peux-tu nous parler de tes influences?

C’est, en gros, les influences de base d’Yhdarl.
Bien que je puisse créer un concept à part entière autour de ces grandes lignes, tel l’Ave Maria, Yhdarl lorgne toujours de ces côtés.

Quelques mots autour de Loss ?

Loss est un album qui porte bien son nom vu que je l’ai perdu 3 fois et donc enregistré 4 fois.
C’est un album qui sera long -80 minutes- et qui comportera des influences beaucoup plus marquées vers le Black Metal, délaissant un peu le Doom. Loss sera, en un sens, le fer de lance de mon penchant pour le nihil.

Peux-tu nous exposer le rôle de L au sein du groupe du coup ?
L est la seconde voix, qui n’est pas relayée au rang de backing voices. C’est un membre à part entière dans le groupe, en tant que tel elle a son mot à dire à chaque instant.
J’ai beau composer, elle reste source de (cassage de) limites. Elle s’occupe de l’arrangement des titres, est également pianiste et claviériste sur nos morceaux. Je pense que ça, tu l’entendras davantage sur Loss justement.

Lorsque nous parlions de la sortie de l’Ave Maria il était question des difficultés que rencontrent de nombreuses formations à obtenir le soutien de label.
Avec un projet aussi imposant qu’Yhdarl comment vois-tu la chose maintenant ?

Rien n’a changé. C’est toujours aussi complexe d’avoir un support, indépendamment de plein de choses : que ce soit un label UG qui ne peut pas avancer, que ce soit un label montant qui n’a pas trop le temps/argent vis à vis des autres groupes, un label imposant mais qui va refuser parce que « ce n’est pas connu » et qui voit le profit avant tout, etc.
Je n’ai encore aucun label pour la sortie de Loss. J’ai juste le deal passé avec Schattenkult Prods pour Antithesis, label UG que je recommande.
Le reste, on verra.

Tu commences à avoir, au travers de tes différents projets métal, la réputation d’être quelqu’un qui peut composer très -très- facilement quel que soit le genre musical. Comment peux-tu expliquer que tu puisses écrire aussi naturellement que si tu prenais ton déjeuner?

De l’écoute principalement, mais aussi des cours de solfège, de culture musicale, sans oublier bien des années de travail et d’acharnement. Et je suis bien loin d’avoir fini ce que j’aimerais faire.
La musique est une passion, une obsession, dans laquelle je donne tout ce que je peux, et oui, peut-être qu’au bout de plus de 20 ans de travail, j’ai des facilités à composer. Mais c’est un défaut dans un sens car je suis incapable de rester stable depuis.

Rester stable. C’est à dire ?

C’est surtout vis à vis de la musique et de mes envies, mes émotions ou mes coups de sang : je peux avoir envie de composer du black d’un coup, puis non, jvais faire du rap, comme ça, avec un riff de black. Ou pourquoi pas de la trance électronique. Ça passe du tout au tout donc à un moment je suis « perdu » dans un maelstrom d’envies que parfois je ne peux pas réaliser. Donc frustration et adieu ma stabilité. Je suis quelqu’un de complètement mindfuck en un sens.

S’ils semblent pour le moins difficiles d’accès, les textes sont aussi importants que la composition en elle-même. En général c’est bien souvent là où le bat blesse dans le black métal. Avec le recul, penses-tu que ce soit décisif pour Yhdarl?

Relativement.
Au départ Yhdarl n’avait pas de paroles définies mais plutôt un lâché violent.
Ensuite, des paroles beaucoup plus posées sont venues (Ave Maria / Ø), grâce à la présence de L qui me permet de varier à la fois les textes et  les concepts (cf TheEssence II / Loss). Actuellement, les textes sont importants mais moins que la musique même. Le ressenti prime, à mon avis, bien plus que les paroles. Mais comme disait un mentor pour moi,c’est l’ensemble qui agit.

Yhdarl c’est un monde à part entière, une chose,qui semble mue par ses désirs propres sans parler des vices et excès qui en découlent, Yhdarl suinte, dégouline de rage, de haine et d’un profond mépris à mon sens. Un dilemme kafkaïen s’impose à moi : d’un coté j’avoue être clairement attirée par ton projet, d’un autre coté je ne comprends pas comment tu fais pour qu’autant de noirceur puisse émaner d’un seul petit bout d’homme. D est Yhdarl ou Yhdarl est D ?

Yhdarl fait partie de moi, une grosse partie. Avec le temps, Y n’étant plus suffisant pour extérioriser certaines autres émotions, il y a Imber Luminis, qui est une catharsis différente.
Il est pourtant clair qu’Yhdarl reste la partie primaire qui me conduit vers cette, ma, noirceur. J’ai besoin de cette noirceur, elle me nourrit, elle me rend fou et elle me fait rire, me fait du bien. C’est une partie presque intégrale de moi en temps qu’individu.
Je pourrais juste donner une simple référence : le livre de Gwenn Coudert « BLACK METAL & ART CONTEMPORAIN / Tout détruire en beauté« . Le black métal est un style de musique, mais il serait malvenu de le limiter qu’à cela. L’état d’esprit même est une abysse douce-amère que l’on a, ou que l’on n’a point. Ce livre l’explique parfaitement et convient absolument à mon état d’esprit.

Yhdarl est donc black métal, si l’on peut dire. Autant qu’Abruptum en est, ou Satanicum Tenebrae, ou encore Sektarism.

Des projets en cours dont il faut parler? La prochaine étape?

Comme je le disais, ce futur album, suite d’Humainly Sick. Il faut savoir qu’il y aura un minimum de 20 invités sur cet album, d’où le concept original et unique, et jamais à refaire.
Ensuite un boxed set de 5 ou 6 albums de Drone / Ambient est prêt, malheureusement le label a jeté l’éponge avant que tout soit prêt, donc, je cherche.
Je travaille également sur un nouveau split et probablement sur des rééditions futures telle The Essence I.

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Photo par Grigor Mishov Photography

Publication originale sur MetalFrance.