Clouds – Fen – Shape Of Despair @Boston Music Room.

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Aller-retour à Londres ce week-end pour le concert de Clouds.

Trop triste de les avoir manqués en Roumanie lors du Dark Bombastic Evening 6 l’été dernier il était impensable pour moi de ne pas faire partie de la foule au Boston music room ce samedi soir. Et quel concert..!

L’ambiance ici n’a déjà strictement rien à voir avec celle que nous pouvons trop souvent avoir en France, contrairement aux idées reçues les anglais sont prévenants, gentils et très très compréhensifs, ça change des mines affables et/ou renfrognées et ça fait un bien fou. C’est aussi une des raisons majeures qui me poussent à partir à l’étranger dès que l’occasion se présente. Alors aux mauvaises langues prônant la trinité des saintes excuses: « c’est cher » – « il faut parler anglais » – « il pleut » j’ai envie de répondre comme il se doit « so what? » la comparaison est impossible avec ce que nous avons chez nous. Sans parler du fait d’avoir l’opportunité de voir un groupe comme Shape of Despair dans une salle de ce type est une grande chance. Chose qui serait tout bonnement impossible ici.

La soirée commence dans l’attente, avec un contrôle des billets qui a pris pas mal de temps –trop– laissant arriver les gens littéralement au compte goutte. Une fois le fameux bracelet au poignet on –le on royal forcément– découvre une salle vraiment sympa, avec parquet et piliers en bois ainsi qu’une partie assise avec tables et banquettes sur tout un pan de mur, faisant face au bar, au demeurant également assez fourni, ce qui je dois bien l’admettre m’a agréablement surprise.

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Pause clope et Clouds monte sur scène.
Presque deux ans d’attente pour enfin avoir l’occasion de voir ce groupe en live. L’attente fut longue, envie poussée plus avant encore depuis la sortie de Departe ce 1er novembre, inutile de décrire ma joie dès que les premières notes ont commencées à résonner dans la salle. En dépit de quelques soucis de son, je suis tellement contente d’avoir pu être présente, sans parler des larmes qui coulaient d’elles-mêmes pendant « If these walls could speak » titre très -très- cher à mon cœur. En résumé un concert qui fut complètement énorme, pouvoir revoir des amis chers en en rencontrant de nouveaux sous une bannière commune: le doom.

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C’est maintenant à Fen de prendre place. N’ayant absolument pas eu le temps d’écouter avant de venir je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Un peu surprise, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu, entre deux/trois tours dehors, à approfondir.

En toute honnêteté, bien que ce n’ai pas été le groupe que j’attendais le plus lors de ce concert, revoir Shape of Despair est toujours une expérience très prenante. J’aime beaucoup l’aura que le groupe dégage sur scène, forcément très doomesque –ça ne se dit pas soit– au demeurant difficile à décrire. Pour le mieux j’ai envie de dire mélancolique au sens littéral du terme, le parfait mélange qui a assurément plu au public, parfois venu de loin pour ce concert (une demoiselle ayant fait le voyage depuis la Bulgarie c’est juste impensable et pourtant). Petit coup de cœur également pour la participation de Chris au violon sur « Angels Of Distress. » qui a été une performance fantastique.

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@Iskra Georgieva – Facebook.



Boston music room.

Clouds
Fen
Shape of Despair.

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Metal Méan 2016.

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Petit retour sur la 11ᵉ édition du Metal Méan Festival ayant eu lieu ce week-end à Méan, petite commune proche de Namur. Étant ma première participation à ce festival j’avoue avoir été agréablement surprise par son organisation. Les accès sont dégagés, parking au top –assez inespéré vu le temps que nous avons eu ces derniers jours– rien à redire niveau logistique, toujours du point de vue du festivalier, la scène est grande, couverte et permettant de bonnes conditions de jeu pour les formations présentes.

Clair, net et précis, voici en gros ce que j’attends d’un festival, pour le coup je suis conquise. Le Metal Méan Festival est un festival, je dirais à taille humaine, loin des grosses usines de type HF et consorts, ce qui me permet d’apprécier chaque concert sans avoir à jouer des coudes, n’étant clairement pas mon but. Festival qui sort son épingle du jeu en voulant, d’autant que je puisse en juger, rester fidèle à lui-même, ne se perdant pas dans une débauche de groupes longue comme le bras, soucieux de proposer une affiche de qualité à travers de styles musicaux semblables.

Deux grosses claques lors de cette édition : LVTHN (Be) et son black métal virulent, qui en impose dès l’ouverture du festival. Je dois dire qu’en dépit du fait que je m’y attendais je ne pensais tout de même pas à ce point là, leur presta éclipsant largement celles des trois groupes suivants à mon sens.
Puis vient Entombed et son métal très GRAS. Première occasion pour moi de les voir sur scène, pas déçue pour le moins du monde. Impressionnant de précision, jeu de scène et avec le public qui a bien évidemment répondu présent d’un bout à l’autre du concert des suédois.

L’occasion également de revoir du monde et de rencontrer de nouvelles personnes, au soleil, des fous rires au stand Kaotoxin et une bonne entente générale, ça fait du bien! Alors rendez-vous l’année prochaine.

S.


Metal Méan Festival:
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LVTHN:
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Entombed A.D.:
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Samael:
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Blasphemy:
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Sigh:
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Vektor:
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Reveal:
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Kaotoxin:
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Kaotoxin Metal Market – Antilife – Azziard.

B’soir.

Retour sur l’événement Lillois du week-end. Alors non, rien à voir avec un quelconque rassemblement sportif autour duquel on commence à bien casser les couilles, pas de foot en vue, comme on dit: « j’peux pas, j’ai poney.« 

Pour tout fan de métal qui se respecte, Kaotoxin organisait samedi son premier Métal Market, suivi de près par deux concerts estampillés « métal extrême ». Parfait.

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Dans le vrai monde, comme d’habitude sur Lille et alentours, seuls -ou presque- les organisateurs se sortent les doigts du cul. Ouverture des portes de ce métal Market –comprendre soldes sur le catalogue du label– prévue pour 15h au Midland, qui accueillera également par la suite les deux concerts susnommés.
Bravant l’excuse footballistique certains sont venus profiter de cette occasion pour discuter le bout de gras avec le staff et surtout pour repartir avec du merch sous le coude. Pour ma part il était question de deux vinyles Monarch, bref j’aime.

Quelques bières plus loin nous retrouvons Antilife pour le premier set de la soirée. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, étant à mon sens une vaste blague. Langue de pute? Clairement.

Avance rapide donc vers la seconde formation: Azziard. Formation je dirais assez hybride qui propose un black métal martial au possible, extrêmement extrêmement froid. Ayant eu du mal à appréhender le truc sur CD c’est en live que je me suis prise une fessée limite jouissive tant on ne peut que constater le potentiel de la machine une fois lancée. Seul petit bémol sans doute pour le jeu de scène, fortement amputé par le côté exigu des lieux. Un set purement et simplement impressionnant.

Côté actu le groupe prépare actuellement la sortie d’un Split avec leurs consorts de Nirnaeth, autre fleuron de la scène extrême locale qui fait son retour, bénéficiant de la patte d’Above Chaos avec un artwork à tomber.

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Merci, bisous.
S.

Let’s the music play.

Bien le bonjour, illustre inconnu.

Faute de temps voici un petit retour sur le week-end dernier et, plus important encore, sur ces concerts absolument géniaux.

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D’abord le From Dusk Till Doom, dont j’ai déjà parlé plus bas, avec son affiche résolument Doom. Cette seconde édition était bien énorme, compte tenu :

1 – de l’affiche,
2 – du cadre,
3 – des gens.

Super ambiance au demeurant donc, salle atypique avec néanmoins un son plus que correct, l’orga sympathique et prévoyante en dépit du fait que je me sois pris une porte en pleine tête parce que ledit organisateur était pressé (t’inquiète Mike, j’ai de l’humour!). Chaleureux comme à son habitude, le public belge sait vivre, avec en sus un panaché d’allemands, d’hollandais et autres étrangetés pour mes oreilles qu’il serait inconcevable de les nommer. Finalement tout le monde s’accorde sur les rythmes lancinants des guitares et autres growls venus d’outre-tombe. On aime, on adore. Retour au gîte après plus de 10h de doom dans les oreilles et 2 chili végétariens dans les dents, on se pose avec joie.

Eye of Solitude nous a fait un set de dingues, jouant au final l’intégralité de son prochain album (à paraitre, souhaitons-le, d’ici la fin d’année) qui envoute déjà d’ores et déjà son auditoire. Plus sombre encore, s’il en est, que Canto III, ce nouveau joujou va vraiment faire mal. Sombre donc, puissant, lignes de guitares mêlées au chant guttural de Daniel donnent un aspect encore plus pesant, oserais-je, magnifique, à cette aura si singulière aux anglais.


Passage par la case Magasin 4 du dimanche pour prendre encore des claques avec Aosoth et Mgla, organisé par A Thousand Lost Civilisations. Rien à dire, impeccable, c’est carré, précis. Niveau jeu de scène oui là effectivement ça pêche un peu, cependant, ce n’est pas vraiment ce qu’on attend le plus lors d’un concert de black. N’ayant jamais vu jusqu’à présent Mgla c’est avec plaisir que j’ai suivi le set, rigueur et précision, d’aucuns m’ont parlé non sans humour des restes du communisme, en bref, j’adore. A revoir lors du Throne fest en mai :

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Week-end assurément chargé en émotions sonores de toutes sortes, bordel ça fait du bien !

S.

Noir c’est Noir – Le bistro de St So

Hey ! Quoi d’neuf ?

Quoi de mieux qu’un bon petit report histoire de commencer la semaine dans de bonnes conditions ?

Or donc, comme annoncé plus tôt la semaine dernière, vendredi soir c’était direction Le bistro de St So pour une soirée à l’effigie métal, avec, pour changer pas mal de monde et une très très bonne affiche :

Otargos,
Mercyless,
The Lumberjack Feedback,
et Scratch Bulb en ouverture.

Arrivés pile au changement de plateau après le set de The Lumberjack Feedback, un peu dég certes, malheureusement on a pas toujours ce qu’on veut, soit.

Changement de plateau un peu long pour la mise en place de Mercyless, pour la promo de sa collaboration toute neuve avec la sous-division de Kaotoxin, KaosKvlt.
Mercyless donc, que je n’avais, de fait, jamais eu l’occasion de voir en live, propose ici un set bien mené répondant aux standards du genre, le tout devant un public assez nombreux avec des conditions sonores plus qu’abordables pour une salle n’ayant certes pas les conditions les plus optimales, clairement nous ne sommes pas à l’Aero ou que sais-je, pourtant on est vraiment à milles lieues des conditions des autres bars de la ville. Niveau lumières également, ça passe, un peu léger sans doute bien que ça me convienne personnellement très bien. La mise en place est bonne, le public répond aux sollicitations du groupe sans toutefois passer de son statut de légume habituel à l’hystérie collective.
Bonne impression au global, un peu agacée par la voix légèrement vieillissante à mon goût sans que ça ne détonne vu le style pratiqué. Je ne grimpe pas au mur avec Mercyless, notons cependant que voir une salle quasi pleine change, est-ce l’effet copinage ou est-ce que le public lillois ne serait, contre toute attente, pas en voie de disparition ? La date étant gratuite, je soupçonne le côté hyper radin, m’enfin.


Croiser de nouvelles têtes, sans parler des vieilles connaissances avec ou sans poils, ça fait aussi du bien dans la morosité du quotidien.

 

Et là, c’est le drame.

 

Otargos entre en scène, devant un pit vidé de moitié, ça m’a fait chier pour eux. Grosse pensée pour le copinage. Seconde fois que j’ai la possibilité de les voir en moins de six mois, promo de Xeno Kaos oblige, depuis le Kaotoxinfest II en décembre. Toujours aussi impressionnant malgré le fait que ce soit cette fois-ci dans un cadre, disons moins propice vu la taille du groupe, à la célébration adéquate. Cette seconde écoute me conforte dans mon appréciation, Otargos a trouvé à mon sens le line-up le plus efficace de sa carrière et surfe largement sur la bonne voie. Le placement est impeccable, en dépit de quelques soucis de son en début de set où le rendu était beaucoup trop métallique pour être réellement appréciable en tant qu’Otargos à mon sens. Comme je l’ai dit, le line-up en impose vraiment, chaque titre est maitrisé, qu’on aime ou pas il est clair qu’il est absolument impossible de retirer au groupe ce côté pro limite agaçant sur les bords. L’aspect visuel n’est pas non plus laissé au hasard, rappelant très fortement la vidéo de Human Terminate, ça et cette basse noire matte absolument magnifique. On sait, j’ai un souci avec les bassistes, n’en déplaise à mon bassiste personnel.

Remercions aussi HK et le Vamacara Studio tiens, pour son job sur l’album en lui-même, tout aussi irréprochable.

Bref, une bien bonne soirée en somme, du bon son, des copains, de la bière et une énième claque musicale jouissive avec Otargos qui s’impose de plus en plus sur le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir, ou juste le leur en fait finalement. Enfin, éclatez-vous au Hellfest, c’est largement mérité.

 

 

Bisous, léchouilles.
S.

 


Kaotoxin.
Otargos.
Mercyless.

The Lumberjack Feedack.
Scratch Bulb
Le bistro de St So
Vamacara Studio
KaosKvlt.

Nirnaeth @ El Diablo

Comment mieux occuper son samedi soir qu’en allant à un concert, qui plus est, de black metal ? Non c’est pas vrai, les concerts, plus encore dans un bar, c’est juste chiant à mourir, la seule raison de ma présence c’est la tête d’affiche : Nirnaeth.

Me voila donc en route direction le bar El Diablo dans le centre de Lille, qui accueillait en son sein une petite soirée métal, organisée par l’asso Ondes Noires :

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Je n’avais pas mis les pieds au El Diablo depuis un bon moment (depuis le KaotoxinFest  1ère édition à vrai dire). Le cadre n’est pas vilain en soit, petit espace détente en haut tandis que le bar et la scène sont eux, situés en sous-sol. J’avoue avoir un faible pour les arcades du plafond, après l’avantage/inconvénient c’est qu’en tant qu’amateur de son il est quasiment impossible d’en juger la qualité, la cave c’est cool, par contre le son est clairement trop variable pour être déterminant. Est-ce le groupe qui est à chier ou est-ce le cadre qui fait cet effet ? Grande question. A priori ça laisse au moins le bénéfice du doute,  ce qui n’empêche pas de passer de bons moments.

Black Command débute la soirée devant une petite trentaine de personnes, autant dire une foule comparé à mon dernier concert lillois, Dehuman, où nous n’étions pas une vingtaine, membres compris. Amusée, je passe par la case départ (bien que ne touchant pas 20.000 francs) et prends place. Visuellement l’espace est occupé par deux roll up, pas mal, le petit autel aménagé sur le devant de la scène avec bougies et crâne, un peu too much à mon goût ceci dit ça colle. Le concert débute dans les temps, bon point pour l’orga, cependant quelque chose ne va pas. Musicalement ça se tient, bien que trouvant absurde et horrible à la fois la batterie programmée, ça sonne. Visuellement c’est autre chose, il manque une grosse unité. Il semble qu’un des membres ait été remplacé pour la date, ceci explique-t-il la chose, je n’en suis pas certaine. Chanteur à fond dans son trip, looké à la manière d’un moine en soutane, corpse paint dégueulasse et délire rappelant une messe noire, ok pourquoi pas. D’autant que ça correspond à la musique qu’ils jouent. Au niveau du guitariste et du bassiste c’est le mindfuck qui prime : tous deux en corpse paint, l’un arbore un pentagramme sur le crâne, l’autre un crucifix énorme à la ceinture. Beaucoup trop dissonant à mon sens pour que le message soit crédible. Vraiment dommage.

S’en suit Edremerion, ayant passé leur set littéralement vissée sur un canapé à refaire le monde avec une partie de Nirnaeth, je n’ai pu qu’entendre le résultat, sans référence visuelle sur laquelle me fixer j’ai plutôt apprécié ce que j’en ai entendu. A creuser.

Nirnaeth prend possession de la scène. Bien. Qu’il est loin, trop loin, mon dernier concert avec eux ! Outre le coup de vieux que je me suis prise en pleine figure, réentendre des titres comme My Misanthropy, Inertia ou encore Nirnaeth Arnoediad me procure un réel plaisir. Le son n’est pas mauvais, la mise en place est maîtrisée, seul bémol qui m’a passablement gonflé : le photographe dont l’amateurisme est inversement proportionnel aux nombres de flashs que nous nous sommes pris dans les dents.
Pour ne pas les avoir vus depuis pratiquement dix ans j’ai vraiment apprécié le concert, malgré un léger contre-temps technique, les joies du live.
Niveau line-up nous avons du changement : Vagorn, batteur ayant rejoint du groupe depuis peu, semble bien avoir pris ses marques et remplace plutôt bien Yamael. Point que j’appréhendais je le conçois sans peine. Je dirais que, à mon humble avis, la seule personne à s’être « assagie » dans son jeu de scène serait Malaria, un peu plus posé que dans mes souvenirs, non sans perdre en efficacité. Un Black/Death couillu comme je l’aime (sans parler du fait que Zig soit toujours aussi sexy, ce qui m’a fait sourire). Après ce que j’ai vu, j’ai clairement hâte de es revoir en compagnie de The Negation le 10 avril prochain, au même endroit.

S.


Ondes noires,
El Diablo,

Black Command,
Edremerion,
Nirnaeth.

KaotoxinFest II

Hey, quoi d’neuf ?

Quand on interroge la populace au sujet de notre bonne grosse (non pas bite, petit coquin) ville de Lille, on retrouve trois catégories de personnes :

  • les accros à la mode, avec les galeries Lafayette,
  • les bons vivants, avec la braderie et ses fameuses moules,
  • les très bons vivants, qui pensent aux moules également avec cependant une légère nuance.

Sauf qu’en grattant un peu nous, Lillois pur souche ou d’adoption, avons un fleuron bien plus noble avec le label indépendant Kaotoxin Records.

Kaotoxin c’est quoi ? C’est avant tout un passionné comme on les aime, c’est Nico qui mène sa barque depuis 2010 pour nos procurer notre dose de métal en arborant fièrement tout une écurie de poulains plus ou moins dopés aux hormones. Pour la deuxième année consécutive cette petite troupe, en collaboration avec Nao Noïse, a mis en scène un festival local avec pour but la promotion du label en lui-même mais aussi en tant qu’amateur de musique en proposant un panel varié de genres à nos chers Metalheads avec pas moins de neuf groupes, dont huit estampillés « K« .

Ayant eu l’opportunité de participer à cette seconde édition de l’intérieur, j’avoue que cette semaine a été clairement une source incroyable de rencontres et de gros moments complètement improbables en tous genres, avoir eu la possibilité de partager cette expérience haute en couleurs est assurément une des plus belles choses de cette année à mon sens.

« Qu’est-ce que je ferai si j’étais moins con ? »

Comme le dit la chanson, il est vrai qu’il a été difficile d’avoir à faire un choix pour les concerts du week-end. Entre le KaotoxinFest II, le Mass Destruction et le Nidrosian Black Mass nous ne savions malheureusement plus où donner de la tête, chacun affichant une programmation à baver d’envie.

(Notons, à bon entendeur, que quand on passe la moitié de l’année à attendre les concerts, ne pas tous les faire en même temps serait un peu plus productif.)

Pour ma part, je me suis tournée vers la famille si si t’as vu et la prog la plus diversifiée. Aussi s’en suit ma vision des choses.

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Regarde les hommes tomber / Oddism @ L’Aéronef – Lille.

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Il y avait donc de quoi faire ce week end dans la région avec deux bonnes dates placées sous le signe du black métal avec REGARDE LES HOMMES TOMBER sur Lille et le No Compromise Metal fest à La Louvière.

Ayant été clairement intriguée par la sortie d' »Exile » c’est tout naturellement que mon choix se soit porté pour l’Aéronef ce samedi soir pour le concert, attendu, des nantais, soirée qui sera des plus envoûtantes et plus que bienvenue.

11752575_381623925369214_6747623534364738261_n 20h00  –  Début de soirée avec Oddism, jeune formation lilloise de mathcore.

J’avoue avoir été prise de court, n’étant pas du tout ma tasse de thé, ce set sera pour moi des plus improbables. Je ne renie pas le niveau des musiciens, on sent qu’il y a du boulot derrière et la bonne volonté, cependant non, cette découverte reste trop éloignée de mes goûts personnels pour réellement faire mouche. Sur scène, visuellement ça me pique les yeux. Connasse aigrie soit, je ne peux pas concevoir une imagerie liée au black, en grossissant volontairement, un logo monochrome, une police chiadé avec croix inversée, associé au look façon hipster et au jeu de scène où les musiciens passent leur temps à sauter partout non, même en faisant des efforts ça ne passe absolument pas. Armée de mon cynisme oppressant, c’est à l’extérieur que je passe la seconde moitié du set, attendant impatiemment le changement de plateau.


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Changement radical de style après ce qui m’a paru être une éternité avec RLHT.
Ayant disons, hâte, de voir ce que ça donne en live après avoir écouté « Exile » et suite au changement de chanteur depuis le premier opus, c’est amusée que je ne peux que constater de visu la puissance non retenue de la formation. Comme attendu, c’est à gros coups de pompes dans les dents que le set se déroule devant une salle quasi complète, fait rare ces derniers temps, et pour cause : ce métal noir, lourd et horriblement oppressant a fait mouche auprès du public.
Le son est vraiment très bon, les lumières aussi, compte tenu de la teneur des thèmes abordés, un éclairage massif par l’arrière, blanc en très grosse partie avec grosses salves de stroboscopes dans nos mirettes, un peu moins sympa pour les quelques photographes présents. On reste malgré tout dans le délire black/sludge, mené à la baguette, fluide, tellement carré que ça en devient limite frustrant, c’est encore une fois une superbe redécouverte avec un gros coup de cœur pour les mélodies dépressives oppressantes et très chaotiques.

En somme une bonne petite soirée, d’échanges avec de vieilles connaissances, de la bière et une énorme claque dans la gueule. Bref, tout ce qu’on aime.

S.


REGARDE LES HOMMES TOMBER
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Oddism
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Shining / The Great Old Ones @ la Péniche – Lille.

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Gros évènement hier soir, en effet, La Péniche accueillait en son sein deux formations pour le moins attendues dans la région, pour sa tournée de officielle : Shining de passage à Lille, supporté par The Great Old Ones pour une soirée sold out qui fera date à n’en pas douter.

Sceptique de prime abord, j’avoue avoir été plus qu’étonnée par la salle en elle-même. Habituée au son horrible de ce genre de cadre avec la tristement célèbre Igelrock, il était incongru pour moi de voir une telle affiche sur un bateau. Bien mal m’en a pris.
Ayant complètement oublié qu’actuellement le champ de mars est envahi par les manèges, c’est à la fois amusée et aigrie que je me suis vue devoir faire un bon kilomètre à pied pour pouvoir me rendre sur le lieu des festivités. Sur place l’agacement ambiant fait vite place à l’impatience, ce concert étant pour moi l’occasion très attendue d’assister à la performance des Suédois.

20h.
Le public, ayant massivement répondu présent pour cette date unique dans les environs, commence d’ores et déjà à se masser aux abords et dans la salle, à les entendre c’est un évènement en soi, cependant l’attention n’est pas uniquement fixée sur la tête d’affiche car bon nombre sont aussi venus pour soutenir TGOO. Personnellement bien que surprise par la teneur des discours, plus ou moins alcoolisés, c’est amusée que je prends place et scrute le lieu. La scène est plutôt modeste, forcément tributaire de l’usage premier d’une péniche, j’ai du mal à imaginer deux groupes de cinq personnes y évoluer librement.
Pour le côté gonzesse, la déco en elle-même est digne voire cosy avec canapé moelleux et bar ultra fonctionnel, l’espace merch n’est pas non plus, comme on pourrait le croire, réduit à sa plus simple expression, s’adaptant à la taille de la salle, chaque groupe dispose de son espace de vente, ce qui est une bonne chose à mon sens car trop souvent négligée, le merch de Shining proposant d’ailleurs une édition vinyle exclusive ainsi qu’un tshirt spécialement réalisé pour la tournée, là c’est mon côté matérialiste fétichiste qui prendra le dessus, à ma plus grande joie.

20h30 – Ouverture de bal.
The Great Old Ones prend possession de la scène. Ayant pu les voir jouer à l’Aéronef avec Behemoth j’étais curieuse de les revoir dans un contexte aussi différent. Comme je le pensais, la scène se comble très vite, limitant énormément le jeu de scène, cependant ils ont réussi à en tirer partie. Un show de 45 minutes, affichant une ambiance froide et distante, salué par le public. Pesant, voilà en un mot ce qui pourrait décrire le passage de TGOO qui démontre une fois encore sa façon d’enfoncer le clou avec un black métal lourd, distant, voire même tranchant, très bien mis en valeur par les jeux de lumières : spots bleus en éclairage de face, avec stroboscopes en éclairage de dos, majoritaire sur toute la durée du set, déshumanisant complètement les membres du groupe, réduit à sa plus simple expression : quatre silhouettes et un batteur qu’on ne pouvait qu’apercevoir. C’est sur un goût de trop peu que se termine le set, mené sans accros majeurs, et qui restera, me concernant, une belle surprise, tant par la qualité du son que la maîtrise des membres.

21h10 / 21h50 – Changement de plateau.
Un peu longuet à mon sens, ça se bouscule sur scène. Le temps devient long, l’occasion pour beaucoup de prendre l’air, la chaleur frisant rapidement avec l’indécence, pour d’autres de débattre du concert qu’ils viennent de voir, l’occasion pour moi de croiser Juliette de Kaotoxin et de faire un brin de causette en vue du KaotoxinFest II qui aura lieu dans la même salle le 5 décembre.

21h50 – La messe est dite.
C’est au tour de Shining d’entrer en scène devant un parterre de fans grouillant en masse devant Niklas. Qu’on aime ou non, s’il est une chose qu’on ne peut lui renier c’est son sens du spectacle, sulfureux au possible. Là encore l’espace réduit de la scène semble gêner les musiciens, pourtant le show n’en est pas amoindri pour autant, rendant celui-ci quasi intimiste pour les 100 personnes présentes dont je comptais bien en savourer chaque seconde. Shining nous dévoile un black métal expressif à souhait, Niklas étant passablement en forme, sauf peut être au chant clair qui aura quelques soucis par-ci par-là le long du set mais qu’importe. Lourd, horriblement puissant, le son est vraiment très très bon compte tenu du cadre, propice au penchant largement malsain du discours des Suédois. Ayant été maintenue en état proche de la transe hypnotique durant toute la durée du set c’est avec une jouissance teintée d’amertume que se déroule le dernier titre de la soirée. J’attendais ce concert de pied ferme et je n’ai absolument pas été déçue, tant par le fond que par la forme.


Incroyable expérience sur fond d’autodestruction.

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S.