La légende de Tarzan.

B’soir m’sieurs dames.

Petite pause détente avec la dernière version de Tarzan de David Yates (à qui nous devons les derniers Harry Potter) sortie en salle ce 6 juillet.

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J’avoue que les effets spéciaux sont réalises concernant les différents animaux, personnellement j’ai beaucoup apprécié. Sans parler de la performance d’Alexander Skarsgard que ce soit du point de vue physique que psychologique puisqu’il joue énormément sur le langage corporel, surtout au niveau des expressions faciales.

Je ne m’attendais pas à un chef d’œuvre, connaissant bien le livre, étant toujours délicat de retranscrire un roman à l’écran, cependant je dois dire que j’ai été surprise et que le film demeure un bon divertissement.

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Marie-Antoinette.

Hey, quoi d’neuf ?

Petit retour aujourd’hui sur un film annoncé prometteur, très attachée à la période aussi vaste que prétentieuse de Versailles il était naturel de jeter un œil au travail de Sofia Coppola : Marie-Antoinette.

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Sofia Coppola signe son troisième long métrage avec la sortie de Marie-Antoinette en 2006. Après avoir été plus qu’enthousiasmée par Lost in Translation c’est une amère déception qui se déroule devant mes yeux. Il est assez rare qu’un film de ce type m’ait laissé un arrière-goût aussi atroce à la fin du visionnage, entre le cynisme et l’amertume la plus cinglante.

Quinzième enfant de l’Impératrice Marie Thérèse d’Autriche, Marie-Antoinette est très tôt décrite comme espiègle et facétieuse. Mariée à 14 ans et demi au Dauphin de France Louis Auguste de Bourbon, Reine de France à 18 ans, mère à 23, exécutée à 38, Marie-Antoinette a été la cible de complots et de moqueries dès son arrivée à la Cour. Le scénario ne prend en compte que cette partie de la personnalité de la Reine, représentant un portrait plus que saisissant d’une femme niaise au possible débordant de défauts, laissée pour compte par un Dauphin maladroit.

Kristen Dunst incarne bien son personnage, traits délicats et espiègles, grosse impression également pour les costumes, qui ont été récompensés par l’Oscar des meilleurs costumes en 2007. On comprend pourquoi :

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S.

L’affaire SK1

Hey ! Quoi d’neuf ?

Découverte de la semaine côté grand écran.
Un peu éconduite par la production française qui ne présage en général, me concernant, pas grand chose de bien folichon, j’avoue avoir été très très agréablement surprise par L’Affaire SK1.

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Pour une fois je dois dire que je suis plutôt d’accord avec les critiques spécialisées. Ce film est d’une rare intensité. Pouvait-il en être autrement vu le sujet abordé ? Le cinéma français manque cruellement de bons acteurs, c’est avec joie que je retrouve Nathalie Baye que j’apprécie particulièrement.
Découverte cependant pour Raphael Personnaz incarnant le personnage principal sous les traits de l’inspecteur fraîchement intégré au 36, complètement retourné par une enquête non résolue, enquête qui va transformer son personnage au fur et à mesure du film. Très bon jeu d’acteur, réellement impressionnant.
En face on trouve Adama Niane, incarnant le tristement célèbre Guy Georges. Prendre ce genre de rôle est un sacré défi à mon sens, tant il faut arriver à rentrer dans un personnage de ce type et en faire ressortir quelque chose à l’écran. Psychologiquement le résultat est assez bon, bien qu’on ne sache pas tout ce qu’il peut se cacher dans la tête d’un tel monstre, le malaise général est retranscrit à merveille.

Étant trop jeune pour avoir connu l’affaire en son temps, ce film m’a plu en partie parce qu’il décrit quelque chose de totalement improbable, qu’il pointe du doigt les failles judiciaires existantes à l’époque, le manque de moyens techniques et technologiques qui étaient à disposition des enquêteurs, pour la pression incroyable qui ressort grâce aux jeux des acteurs, à l’ambiance feutrée très très pesante imposée au spectateur dès le début du film, la violence qu’il suggère et toute la détresse des témoins, des proches mais également des forces de l’ordre.

Jugé en 2001, Guy Georges sera en mesure de demander sa remise en liberté à partir de 2020. Voilà donc une malheureuse histoire qui n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Reste à savoir si ce genre de tueur pourrait encore sévir maintenant, en dépit de nos moyens actuels. Rappelons pour information que c’est « grâce » à lui que la loi française a autorisé le fichage ADN des criminels, et que cette banque de données a permis depuis l’arrestation de plus de 100 000 criminels.

Pour ceux qui veulent éventuellement aller plus loin, bien que la qualité ne soit pas top top :

Bon visionnage, 
S.

Ryan Reynolds a.k.a Deadpool.

Dernier coup de cœur en date question cinéma. Forcément, Marvel oblige.

Gros mindfuck, humour absolument débile, c’est une façon inattendue de regarder un Marvel. Une vision un peu particulière d’appréhender le côté super-héros parfois pompeux d’Hollywood. Un divertissement vraiment réussi qui a mis tout le monde d’accord. Pas de prise de tête, de l’humour à qui mieux mieux et des effets spéciaux plutôt pas mal.
Deadpool apporte à mon sens une grosse touche de nonchalance aux franchises comme les X-men qui sont à contrario, eux, traités de façon trop sérieuse selon mon humble avis.

S.

Les jardins du Roi – Coup de cœur.

Bien le bonjour,
N’ayant pas été énormément présente ces derniers-temps, baisse de motivation, angoisse de la page blanche, angoisse tout court, je reviens aujourd’hui avec un coup de cœur que j’aimerais partager, pour le film Les jardins du Roi sorti en salles le 6 mai 2015.

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Son synopsis :
Artiste aussi douée que volontaire, Sabine De Barra conçoit de merveilleux jardins. En 1682, son talent lui vaut d’être invitée à la cour de Louis XIV, où le célèbre paysagiste du roi, André Le Nôtre, fasciné par l’originalité et l’audace de la jeune femme, la choisit pour réaliser le bosquet des Rocailles. Ce sera une pièce maîtresse des jardins, la salle de bal à ciel ouvert du nouveau palais que le Roi Soleil souhaite créer à Versailles pour éblouir l’Europe. Tout en donnant son maximum et en menant l’incroyable chantier pour terminer à temps, Sabine s’aperçoit vite qu’à la cour, le talent ne suffit pas : il faut aussi maîtriser l’étiquette et savoir naviguer dans les eaux troubles des intrigues. La jeune femme défie les barrières sociales et celles liées à son sexe ; elle noue même une surprenante relation avec le roi et gagne la confiance du frère du souverain, Philippe. Au-delà des interdits et des passions, au cœur d’une cour sur laquelle le monde entier a les yeux rivés, Sabine et Le Nôtre vont tout donner pour porter le rêve de leur vie malgré les obstacles.

 

Traitant d’un de mes sujets fétiches, à savoir Versailles donc, c’est tout naturellement que je me suis tournée vers cette œuvre, d’autant que trop peu de réalisateurs aient été tentés de parler d’André Le Nôtre à mon sens.

Côté casting, j’avoue que c’est un peu amusée que je retrouve Alain Rickman, que j’adore également, ici à la fois réalisateur et acteur en la personne de Louis XIV, ce qui nous change énormément de notre habitude à le voir sous les traits du Pr Rogue. Matthias Schoenaerts occupe quant à lui le rôle titre d’André Le Nôtre en compagnie de Kate Winslet pour Sabine de Barra.

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Visuellement le film en lui-même est magnifique, les costumes sont superbes, la BO également. N’appréciant pas spécialement Kate Winslet je suis surprise de son jeu rendant Mme de Barra à la fois attachante et combative au sein d’un monde d’hommes. Quant à Matthias Schoenaerts, m’est avis qu’il joue son rôle à la perfection, humble en dépit de la pression qui pesait alors sur les épaules de Le Nôtre. Était-il ainsi ? Comment savoir, cependant cette interprétation me plait particulièrement je dois dire.

Rare sont les cinéastes, du moins à ma connaissance, qui ont souhaité travailler sur le thème des jardins, ce qui est assez injuste à mon sens, au regard de la perfection dont ils font l’objet. Bien qu’en ce qui concerne Les jardins du Roi, pour être tout à fait juste, la création du bosquet des Rocailles, véritable salle de bal à l’extérieur, ne passe qu’en second plan, l’intrigue principale étant déroulée autour du maître (Le Nôtre) et de Mme de Barra.

Exploit technique compte tenu de l’époque et de la nature marécageuse profonde des sols, en dépit des nombreux aménagements des jardins, voici ce à quoi ressemble ce bosquet encore aujourd’hui :

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Notons qu’à l’origine se tenait en son centre une salle de bal délimitée par un petit canal sur sa périphérie :

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Navrée pour la qualité de ces deux dernières images, celles-ci sont extraites du film.


Bande annonce :


Sans être le film de l’année, le soin apporté aux détails et la beauté des paysages m’ont clairement séduite.

S.

Everest : histoire vraie d’une tragédie.

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Inspiré d’une histoire vraie, Everest met en scène la triste histoire d’un groupe d’alpinistes ayant entrepris l’ascension la plus périlleuse au monde en 1996 et durant laquelle huit personnes perdirent la vie.

Alors effectivement il y a des choses plus attirantes qu’un énième drame au cinéma actuellement –encore que– cependant c’est un film que je tenais impérativement à voir pour l’histoire en elle-même, mais aussi –voire surtout– pour la beauté des paysages montagneux que j’apprécie particulièrement. (bon ok et aussi pour voir Jake Gyllenhaal en petite tenue, ah ça.)

Comme vous l’aurez compris, étant un drame, l’histoire n’est pas ce qu’il y a de plus gaie. J’avoue cependant voir été très surprise par la teneur du film qui en impose sérieusement, que ce soit par son cadre, ses acteurs ou même la performance technique et physique de l’équipe de tournage, les 3/4 des plans étant réalisés en pleine nature.

Relevant, entre autres, du problème de la « surpopulation » du toit du monde, c’est une des rares sorties de 2015 qui à fait mouche me concernant. Ce drame résultant de l’ascension de trop nombreuses personnes, créant un bouchon sur l’unes des zones les plus difficiles de la route sud, le « Hillary Step » empêchant le retour des grimpeurs, pris dans une tempête de neige au sommet.

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– Hillary Step.

J’adore la montagne, maintenant tenter une expérience de vie, faut le dire, avec autant de gens devant toi, au lieu de pouvoir profiter « calmement » du cadre personnellement ça me fait bien bien mal au fessier.

Pour ceux que ça pourrait intéresser, l’histoire est rapportée par Jon Krakauer, un des alpinistes ayant tenté l’aventure, accessoirement journaliste pour le magazine américain Outside dans le livre La Tragédie de l’Everest, aux éditions Presses de la Cité (1997).

Incroyable aventure humaine à l’altitude de croisière d’un 747.

Pour le côté un peu plus glauque du truc –forcément il en fallait bien au moins un– l’ascension de cette montagne est tellement difficile que le Mont Everest est devenu au fil du temps officiellement un cimetière à ciel ouvert, où l’on a recensé quelques 250 cadavres d’alpinistes malheureux au cours de cette fabuleuse aventure, parfois à la vue de tous, servant maintenant de repère aux nouveaux grimpeurs, tel que le tristement célèbre Green Boots, alpiniste d’origine indienne probablement mort également en 1996 sur la face nord.

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Bizarrement c’est nettement moins sympa..  Bien que magnifique, la célèbre « Zone de la mort » proche du sommet, est tellement accueillante qu’elle ne permet aucune accommodation pour le corps humain –excusez-nous du peu– en gros, tu t’y attardes, tu meurt. Ah.
A part ça sur le papier effectivement ça donne envie : symbolisée plus ou moins par les nuages.

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– Mer de glace.

Alors, tentés ?

S.

Mission: Impossible – Rogue Nation

Petit coup de cœur cinématographique aujourd’hui pour le cinquième volet de la célèbre saga Mission: Impossible – Rogue Nation.

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Attirée incontestablement par la présence de deux acteurs que j’apprécie particulièrement, à savoir Simon Pegg, également connu pour ses rôles monumentaux dans Shaun of the DeadHot Fuzz ou encore Le dernier bar avant la fin du monde et son humour anglais absolument imparable, et Alec Baldwin.

Niveau scénario on reste sur un schéma classique : une fois encore l’équipe d’Ethan Hunt se retrouve dissoute et ce dernier doit faire face à une organisation terroriste, appelée le Syndicat, qui cherche à bouleverser l’ordre mondial.

Rien de bien nouveau sous le soleil donc, cependant, la mise en scène et le jeu des acteurs sont assez bien menés pour un film de cette catégorie. Les cascades sont impressionnantes, spécialement la course poursuite en moto, non sans rappeler le second volet de la saga.

Peut-on dire que Rogue Nation est un condensé des quatre premiers volets ? En un sens oui, ce film recoupe chaque élément qui a fait le succès des précédents : l’infiltration de bâtiment haute sécurité, la vengeance, les courses poursuites,  la concurrence avec les services du MI6 et le clin d’oeil amusé au célèbre 007. Etc..

Coup de cœur particulier pour la prestation de Simon Pegg et son flegme caractéristique qui affiche pourtant ici une autre facette de son jeu d’acteur. L’humour présent tout au long du film est aussi un atout majeur à mon sens, sans oublier le rythme effrénée auquel se déroule de dernier volet où le spectateur reste tout bonnement cloué à son fauteuil.

S.