Antropofago – Æra Dementiæ

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S’il est rare de me voir chroniquer autre chose que du black métal, c’est non sans intérêt que je me penche aujourd’hui sur une formation issue d’un genre musical radicalement différent : Antropofago.  Pourquoi, comment ? Inutile de hurler au scandale, dans la mesure où je ne maîtrise pas le sujet à 100% je ne développe ci-après qu’un avis sur un des points forts que traitent les montpelliérains : l’oppression. Là c’est clairement mon rayon les cocos, alors on y va.

De prime abord, l’on pourrait simplement se dire que c’est un énième album de death qui sort, encore un gros bordel dégueulasse, histoire de montrer qu’on sait en balancer plein les mirettes des auditeurs. Eh, tant que ça marche, pourquoi se priver.

Sauf que.

En regardant d’un peu plus près, Æra Dementiæ n’est pas un opus bête et méchant, il vient en effet clore de façon très ingénieuse le diptyque commencé en 2011 avec Beyond Phobia. Si ce premier album concernait, forcément je vous le donne dans le mille, les phobies, cette année Æra Dementiæ vient gratter du côté des non moins glorieux des troubles psychiatriques. Antropofago dévoile une nouvelle facette de sa créativité en propulsant purement et simplement son auditeur dans un remake de l’Antre de la Folie.

Æra Dementiæ s’ouvre sur une introduction qui, personnellement, me donne des boutons. 53 secondes de samples stridents auxquels s’ajoutent une voix fluette qui scande « meet the musical little creatures that hide among the flowers.. » à laquelle vient surenchérir les hurlements de Melmoth façon mantra super malsain « I am not mad!.. » Ok, normal, tout va bien. ça ou les ongles sur un tableau noir c’est juste parfait. Notons également le clin d’oeil, ce hurlement nous renvoie non sans humour à Beyond Phobia. En somme, le ton est donné, comme à son habitude, Antropofago happe son auditeur dès les premières secondes  dans les profondeurs de sa tourmente.

Le choix des thèmes abordés m’a également tout de suite tapé dans l’œil, étant habituée à voir ces sujets en métal plus dépressif, j’étais clairement curieuse de savoir comment ils allaient tirer leur épingle du jeu. C’est donc très agréablement surprise que j’ai poursuivi l’écoute de cet album.

Les titres s’enchaînent avec une homogénéité déconcertante, réussir à faire transparaître tout le côté malsain, voire limite cru de pathologies lourdes comme la paranoïa, la démence, la possession ou encore la schizophrénie à grands coups de riffs plus acérés les uns que les autres, de blasts à qui mieux-mieux et j’en passe, affiche une maîtrise parfaite de la part des musiciens.

La technique est, comme annoncé, omniprésente, il en découle une efficacité absolument remarquable. La pression est énorme, le rythme se veut horriblement intense à la limite de l’insupportable, Antropofago impose à son auditeur une pression presque palpable, qui entre parfaitement dans le thème de cet Æra Dementiæ.

Ce second opus frappe donc très fort et n’a pas fini d’asseoir la réputation de la formation comme rouleau-compresseur. Après tout, c’est tout ce qu’on aime.

Coup de cœur : Body Cell, Æra Dementiæ, God of Fire et Voices.

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Hate Eternal – Zealot, Crusader of War

Season of Mist dévoile un nouveau titre du prochain Hate Eternal : Infernus, dont la parution, très attendue, est prévue pour le 21 août. En attendant, le label français met donc un nouvel amuse-bouche sous le nez des fans de la formation, « Zealot, Crusader of War. »

SOM363L’artwork est signé par Eliran Kantor, la tracklist quant à elle a déjà été dévoilée et se composera donc des 10 titres suivants :

  1. Locust Swarm
  2. The Stygian Deep
  3. Pathogenic Aphaty
  4. La Tempestad
  5. Infernus
  6. The Chosen One
  7. Zealot, Crusader Of War
  8. Order Of The Arcane Scripture
  9. Chaos Theory
  10. O’Majestic Being, Her My Call.

Cette nouvelle avant-première promet d’ores-et-déjà un opus très convaincant, Hate Eternal n’a décidément pas fini de nous surprendre.

Préventes disponibles via Season of Mist

 

Antropofago – Æra Dementiæ

Du nouveau du côté de Montpellier.

La sortie du prochain Antropofago sombrement nommé « Æra Dementiæ » sera disponible à partir du 14 août 2015 via le label nordiste Kaotoxin Records.

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Tirage limité à 500 DigiSleeve double CD deluxe, notez que le second Cd étant la version physique de l’EP « Between Fear and Madness » sorti en 2012.

Voici la tracklist de ce double digisleeve donc :

  1. Intro
  2. Encounter with the Doppelgänger
  3. Body Cell
  4. Helter Skelter
  5. Æra Dementiæ
  6. Paranoid Visions (pt. 2)
  7. The Other Me
  8. God ov Fire
  9. Voices
  10. Insania Lupina

  1. Cannibal Way of Life
  2. Paranoid Visions (pt. 2 – 2012 version)
  3. Bloodred Honeymoon
  4. Psychopathia Sexualis
  5. Safer in my Head
  6. The Butcher

Notons également que nos francophones seront de la partie durant le prestigieux Metaldays cru 2015.

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Hell Yeah ! Behind the scenes.

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Bonjour, bienvenue.

Vous voilà perdus entre passion, sensualité et perversion. Passionnée de musique, je suis d’avis que l’ouverture d’esprit contribue à la création ainsi qu’au développement d’une personnalité propre et je porte un grand intérêt aux facultés psychologiques limitées qu’on m’a amoureusement offertes.

Suivant la scène métal depuis de quelques années j’ai clairement besoin d’un endroit où pouvoir me défouler comme je l’entends, sans aucune limite. Aussi je saute le pas, étant tentée depuis un moment, en proposant ici un ensemble de chroniques musicales, cinéphiles et littéraires, de coups de cœur  ou autres interviews.

Pour ceux qui seraient tentés je vais maintenant parler de mon moi profond.
(Cela ne signifie en aucun cas que je vais vous parler de mon rectum.)

Parce que je suis : discrète, polie, extrêmement jalouse, perfectionniste, asociale, attentionnée, intelligente, chiante mais ça fait mon charme, sensible, curieuse, parano, instable, matérialiste, étourdie, peste quand je m’y mets, gentille, calme, possessive, têtue, morbide, lunatique, rancunière, manipulatrice, prétentieuse, bordélique et j’en passe. Je suis méchante, teigneuse, sarcastique et carrément vicieuse.

On ne peut plus critique, j’ai tendance à l’ouvrir tout le temps à tort et à travers, au grand regret de mes proches. Je suis complètement dépourvue d’humour et un tantinet intolérante sur les bords. Après plusieurs années passées à suivre la scène métal, j’ai pu constater que j’étais : un parasite éhonté, à l’humour aigri, sordide, complètement illogique, handicapée par un cynisme oppressant et manifestement la plus grande criminelle de l’Histoire.

Je me doute que certains aient pu se sentir insultés (ou pire..) et si ce n’est pas le cas je vous assure que vous devriez.

(A noter qu’une partie des articles présents en doublon sur cette page ont été publiés à l’origine via ma participation au site Metal France en tant que membre du staff depuis Mars 2008, ce qui me permet également d’augmenter ma lisibilité.)

Voila, bisous, léchouilles, etc…
S.

  • Pour toute demande de chronique et/ou interview, c’est par ici : amandine.lagnies [at] gmail.com
  • Pour le copinage avec les loulous, c’est par là : Kaotokin Records – Metal France


Image de fond extraite de la cover de l’album Sui Caedere – Eye of Solitude (UK) utilisée avec l’aimable permission du détenteur des droits.