Vorkreist

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Du nouveau pour Vorkreist, après Sigil Whore Christ, le groupe prépare son retour via Agonia, avec semble-t-il un album autour de sa regrettée bassiste LSK (décédée en 2013).

A suivre de près donc..

S.


Vorkreist
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Temple of Baal – Divine Scythe

Du nouveau du côté de Temple of Baal, Agonia a dévoilé le premier titre du prochain opus du groupe, Mysterium, dont la sortie est prévue pour le 2 octobre prochain.

C’est donc avec le titre Divine Scythe que nous pouvons nous prendre notre première claque :

 

Bien que n’ayant plus grand chose à prouver au sein de la scène extrême, c’est toujours avec impatience que j’attends une nouvelle sortie de Temple, partagée entre respect et grosses attentes. A priori, la fan-base risque fort de ne pas être déçue. Pour ma part je suis d’ores et déjà, comme souvent, conquise par l’artwork, que nous devons à David Fitt (Aosoth, Svart Crown) et Maria Yakhnenko :

 

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Les préventes sont déjà mises en place via le site officiel du label, personnellement j’ai opté pour l’édition limitée.

Tracklist:
1-Lord Of Knowledge And Death
2-Magna Gloria Tua
3-Divine Scythe
4-Hosanna
5-Dictum Ignis
6-Black Redeeming Flame
7-Holy Art Thou
8-All In Your Name
9-The Golden Walls Of Heaven (Bathory Cover, vinyl bonus track)

S.

Temple of Baal – Verses of Fire

Verses of Fire : le préambule.

J’attendais avec impatience la sortie de ce nouvel opus de Temple, formation que j’affectionne et qui ne m’a jamais déçue.

Nous avons déjà pu, à plusieurs reprises, nous rendre compte du potentiel créatif du groupe, notamment via le fameux « Traitors to Mankind« (full-length – 2005) ou encore son prédécesseur « Ligthslaying Rituals » (full-length – 2009) qui ont fortement marqué la scène UG française.

Il faut dire que Temple a de la bouteille, formation active depuis plus de quinze ans, l’expérience s’en ressent fortement dès la première écoute, qu’on aime ou qu’on aime pas, Temple ne laisse de toute façon pas indifférent, loin de là.

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Premières impressions.

Voici donc que ce nouvel album débarque. Bien, de prime abord sur le papier je suis conquise.L’aspect « dégoulinant » de l’artwork, signé par l’AAA Atelier, en impose. On appréciera particulièrement le choix des teintes qui renforcent à mon sens davantage le rendu iconographique (limite religieux?) de ce crâne. Malsain? Vous avez dit malsain?

Forcément, la première chose qui me soit venu à l’esprit fût, fort justement, « Oh p*tain! Oh p*tain! » Je sais, dans la bouche d’une femme c’est très vilain, pourtant c’est tout ce que Temple m’inspirait sur le moment : l’excitation.

 Verses of Fire : l’album.

 

Envoûtant. Verses of Fire s’avère être un album puissant, qui ne renouvelle pas le genre, certes, cependant Temple opère un retour aux sources clairement réussi. Nous retrouvons également ce fil conducteur omniprésent dans la discographie du trio Parisien : la notion de transcendance. Notion en face de laquelle il est impossible de rester indifférent.

Les « versets de feu », Lucifer, le feu induisent clairement plus qu’ils ne suggèrent cet attrait pour la destruction des schémas établis, oui en une certaine mesure les ptits gars de Temple sont philosophes. Trêves de conneries, il est important à mon sens de s’intéresser un minimum au « leitmotiv » d’un opus afin de pouvoir en apprécier tous les tenants et aboutissants. Eh oui, un peu de finesse.

Influences/Atouts.

Nous retrouvons également les classiques de TempleCrowley, Antaeus ou encore une fois cet attrait pour le feu (« Gnosis of Fire » / « Walls of Fire » etc..) parfois déconcertant. Verses of Fire dispose également d’un atout pour le moins inédit : le français. Je sais, de prime abord nous aurions tous tendance à sourire gentiment en entendant un chant en français dans un album de, osons-le, black métal. Et pourtant.. Etant d’avis que l’ouverture d’esprit soit un gros atout pour une formation, il faut le dire oui, Temple a eu les couilles de le faire.

Grand bien lui fasse ! Le mélange subtil de français et de latin rajoute un très bon impact sur l’auditrice que je suis. Une première pour le moins réussie haut la main. On remerciera Alastor pour l’idée et Amduscias d’avoir réussi à relever le défi.

Niveau production nous retournons également vers les débuts du groupe, avec un son beaucoup plus froid, voire organique par moments, qui permet de pouvoir apprécier chaque instrument à sa juste valeur sans avoir d’impression de « joyeux bordel » façon black métal.

 Et sinon ?

Que dire sinon que cet opus me fout une nouvelle fois une grosse claque dans la tronche.

Temple enfonce une fois de plus le clou avec une facilité déconcertante, tant du point de vue qualitatif que quantitatif : Verses of Fire est à ce jour leur album le plus long, offrant dix titres et plus d’une heure de jouissance auditive.

Coup de cœur personnel : Arcana Silentium.

Violence et énergie, le doublet gagnant.

Fluide, efficace et horriblement malsain, Verses of Fire sera plaire à un large spectre d’auditeurs: ceux qui sont attirés par la technique du Death, ceux qui accrochent directement sur l’aspect froid et malsain des textes ou encore ceux qui préfèrent prendre leur pied sur des mid-tempo parfois à la limite du Doom. Eh.

Temple frappe fort, avec une intensité toute particulière qui lui permet d’avoir ce petit je-ne-sais-quoi qui n’a pas fini de nous étonner et surtout, de nous plaire. Le prochain, les gars, il est prévu pour quand ?

Parution originale pour MetalFranceTemple of Baal, by S.

Ragnarok – Malediction

 Mise en abîme

 

Deux ans après Collectors of the King, Ragnarok nous revient avec son septième opus « full-lenght ». sobrement intitulé Malediction. Ah.. Quand on connait un minimum la carrière de nos amis norvégiens, il est plus que légitime de se demander ce qu’il va encore nous tomber sur le coin de la gueule. Et pour cause.

Visuellement déjà – sans que ce soit certes une réelle innovation – l’artwork affiche d’emblée une certaine classe.

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Rien de nouveau dans les thèmes abordés, si ce n’est que personnellement je trouve que les teintes utilisées apportent un plus à l’aspect pour le moins dérangeant du visuel. Trop de formations de black metal se complaisent dans le noir et blanc ce qui me gonfle profondément vu la réduction de l’impact visuel de certains albums en monochromie. Eh, quitte à être casse couille jusqu’au bout, je ne fais pas partie des gens qui pensent que le contenant n’est pas utile à un bon opus, l’oeil étant le premier sens visé, il est important que l’impact soit le plus puissant possible.

Ce qui me plait beaucoup avec Ragnarok c’est cette volonté de rester à tout prix fidèle à son orientation musicale. Depuis les débuts de la formation, aucune sortie ne déroge à la règle : un black metal sombre, puissant, extrêmement agressif. Certains comparent à cet entêtement à Dark Fu ou encore Marduk, dans l’idée, pourquoi pas, « évolutions » semblables, bien que fondamentalement différentes.

Combien de fois nous pouvons entendre ces pathétiques rengaines « le black, c’était mieux avant ». Avant quoi ? Non mais sérieusement, peut-on vraiment regretter, voire carrément reprocher l’évolution d’une formation ? Tous ces gens qui n’ont toujours pas compris que la musique était avant tout une histoire de feeling, honnêtement je les plains. Les attentes de tous évoluent, fort heureusement d’ailleurs, toutefois, c’est avec un plaisir certain que je retourne dix ans en arrière avec Ragnarok avec un style peut être pas hors normes mais au moins hors du temps.

 

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 Malediction est un album dans la même veine que ce que je perçois comme la meilleure sortie du groupe à ce jour, à savoir Arising Realm (1997). Un savant mélange de puissance et d’agressivité mené avec brio d’un bout à l’autre de ces 10 titres, purement et simplement assommants. La puissance semble d’ailleurs être devenue un vrai leitmotiv, tout y passe au cours de l’écoute de ce nouvel opus. Technique, oui et non, comparativement à d’autres styles, cependant, la grosse force de Ragnarok s’affirme une fois de plus à travers une mise en place ultra carrée, aucun répit n’est accordé à l’auditeur qui fini l’écoute presque à bout de souffle tant les compositions sont aussi prenantes les unes que les autres.

Si vous cherchez de la nuance, forcément, ce n’est pas la peine de vous pencher sur le sujet. Ragnarok enfonce le clou de façon horriblement grasse, rendre dedans au possible, sans aucune retenue.

A mon sens, Malediction rempile à merveille grâce à la hargne de musiciens compétents qui ne perdent pas leurs temps en expérimentations diverses. Brutal, bien que sans réel apport de nouveauté dans le genre, nous avons là un opus qui permet de se prendre une bosse grosse claque façon 90’s et j’en redemande avec plaisir.

Un album qui plaira sans nul doute –entre autres– aux fans de Taake.

Tracklist :

  1. Blood of Saints
  2. Demon in my View
  3. Necromantic Summoning Ritual
  4. Divide et Impera
  5. (Dolce et Decorum est) Pro Patria Mori
  6. Dystocratic
  7. Iron Cross – Posthumous
  8. The Elevenfold Seal
  9. Fade Into Obscurity
  10. Sword of Damocles
  11. Retribution (titre bonus exclusivement disponible en vinyle)

Parution originale pour MetalFranceRagnarok by S.

Vorkreist – Sigil Whore Christ

Sublimation XXIXA ✖

Il aura fallu attendre près de trois ans à Vorkreist pour nous faire part de son nouveau projet : Sigil Whore Christ. Autant Sublimation XXIXA m’avait clairement mise sur le cul lors de sa sortie en 2006, autant j’ai été un peu déçue par Sickness Sovereign en 2009.

Ce qui est proprement génial avec un groupe comme Vorkreist, à savoir composé de membres ayant une expérience énorme de la scène et du black métal en particulier, grâce à leurs autres projets respectifs, c’est qu’il est pratiquement impossible de prévoir de quel bois sera fait le prochain album.

Seule chose certaine : avec à la barre des membres de formations aussi respectées qu’agressives comme Merrimack, Hell Militia, ou pour faire court Antaeus, nous devions nous attendre à nous reprendre un pavé en pleine figure.

Chose promise, chose due.

Il est clair qu’en fan de la fameuse LSK et de sa patte reconnaissable entre mille, c’est avec la bave aux lèvres que je me suis empressée de me procurer ce nouvel opus.

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Étant extrêmement difficile quant à la qualité de l’objet en lui-même, j’avoue avoir été séduite par l’artwork de Sigil Whore Christ. Certes sobre, avec ses teintes anthracites du plus bel effet auxquelles s’ajoutent l’or et le rouge sang, il faut bien reconnaître que le contenu a de la gueule.

De prime abord on pourrait se dire que rien que visuellement ça valait le coup d’attendre et c’est déjà pas mal.

Sorti ce 22 avril 2012 via nos polonais d’Agonia Records, cet opus se place pourtant en position pour le moins délicate dès la lecture du premier titre.

En effet, De Imitatione Christi est une introduction qui donne immédiatement le ton : Sigil Whore Christ se veut dans la lignée ce son prédécesseur, soit un black métal de haute voltige, avec cependant des relents beaucoup beaucoup plus orientés heavy.

Eh. Forcément, j’imagine que pour ceux qui suivent Vorkreist depuis un bout de temps, ça a du faire un gros choc. Ceci dit, c’est un atout que peu de formations ont osé aborder en ce sens et même s’il est certains qu’en jouant cette carte Vorkreist se sépare de la partie la plus puriste de ses fans, j’avoue que le rendu n’en est pas moins malsain pour autant.

Coup de cœur énorme pour le titre suivant : Maledicte

Propre, carré, je retrouve avec un plaisir non dissimulé le côté violence primaire qui me plait tant chez nos parisiens.

Deus Vult, Ecce Homo, Ad Nauseam ainsi que Scalae Gemoniae sont des titres qui m’ont davantage marquée que le reste de l’opus. Cette fois ci, les compositions, sans être à 100% transcendantes par rapport au passé du groupe, sont menées de façon plus originales, transportant de fait l’auditeur vers un black métal beaucoup plus piquant, tendu.

Sans être aussi malsain que le fameux III que nous a produit Aosoth, Sigil Whore Christ est un opus dérangeant, à la fois acerbe et tranchant. Vorkreist réussi sans nul doute un gros tour de force en imposant une nouvelle fois sa propre marque au sein de la scène française.

Pour ceux qui en douterai encore, avec Sigil Whore Christ, Vorkreist assoit sa réputation et confirme sa position de pierre angulaire de la scène underground internationale.

Tracklist :

  1. De Imitatione Christi
  2. Maledicte
  3. Deus Vult
  4. Dominus Illumination Mea
  5. Memento Mori
  6. Ecce Homo
  7. Per Aspera Ad Astra
  8. Ad Nauseam
  9. Scalae Gemoniae

Parution originale pour MetalFranceVorkreist by S.