Metal Méan 2016.

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Petit retour sur la 11ᵉ édition du Metal Méan Festival ayant eu lieu ce week-end à Méan, petite commune proche de Namur. Étant ma première participation à ce festival j’avoue avoir été agréablement surprise par son organisation. Les accès sont dégagés, parking au top –assez inespéré vu le temps que nous avons eu ces derniers jours– rien à redire niveau logistique, toujours du point de vue du festivalier, la scène est grande, couverte et permettant de bonnes conditions de jeu pour les formations présentes.

Clair, net et précis, voici en gros ce que j’attends d’un festival, pour le coup je suis conquise. Le Metal Méan Festival est un festival, je dirais à taille humaine, loin des grosses usines de type HF et consorts, ce qui me permet d’apprécier chaque concert sans avoir à jouer des coudes, n’étant clairement pas mon but. Festival qui sort son épingle du jeu en voulant, d’autant que je puisse en juger, rester fidèle à lui-même, ne se perdant pas dans une débauche de groupes longue comme le bras, soucieux de proposer une affiche de qualité à travers de styles musicaux semblables.

Deux grosses claques lors de cette édition : LVTHN (Be) et son black métal virulent, qui en impose dès l’ouverture du festival. Je dois dire qu’en dépit du fait que je m’y attendais je ne pensais tout de même pas à ce point là, leur presta éclipsant largement celles des trois groupes suivants à mon sens.
Puis vient Entombed et son métal très GRAS. Première occasion pour moi de les voir sur scène, pas déçue pour le moins du monde. Impressionnant de précision, jeu de scène et avec le public qui a bien évidemment répondu présent d’un bout à l’autre du concert des suédois.

L’occasion également de revoir du monde et de rencontrer de nouvelles personnes, au soleil, des fous rires au stand Kaotoxin et une bonne entente générale, ça fait du bien! Alors rendez-vous l’année prochaine.

S.


Metal Méan Festival:
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LVTHN:
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Reveal:
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Kaotoxin Metal Market – Antilife – Azziard.

B’soir.

Retour sur l’événement Lillois du week-end. Alors non, rien à voir avec un quelconque rassemblement sportif autour duquel on commence à bien casser les couilles, pas de foot en vue, comme on dit: « j’peux pas, j’ai poney.« 

Pour tout fan de métal qui se respecte, Kaotoxin organisait samedi son premier Métal Market, suivi de près par deux concerts estampillés « métal extrême ». Parfait.

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Dans le vrai monde, comme d’habitude sur Lille et alentours, seuls -ou presque- les organisateurs se sortent les doigts du cul. Ouverture des portes de ce métal Market –comprendre soldes sur le catalogue du label– prévue pour 15h au Midland, qui accueillera également par la suite les deux concerts susnommés.
Bravant l’excuse footballistique certains sont venus profiter de cette occasion pour discuter le bout de gras avec le staff et surtout pour repartir avec du merch sous le coude. Pour ma part il était question de deux vinyles Monarch, bref j’aime.

Quelques bières plus loin nous retrouvons Antilife pour le premier set de la soirée. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, étant à mon sens une vaste blague. Langue de pute? Clairement.

Avance rapide donc vers la seconde formation: Azziard. Formation je dirais assez hybride qui propose un black métal martial au possible, extrêmement extrêmement froid. Ayant eu du mal à appréhender le truc sur CD c’est en live que je me suis prise une fessée limite jouissive tant on ne peut que constater le potentiel de la machine une fois lancée. Seul petit bémol sans doute pour le jeu de scène, fortement amputé par le côté exigu des lieux. Un set purement et simplement impressionnant.

Côté actu le groupe prépare actuellement la sortie d’un Split avec leurs consorts de Nirnaeth, autre fleuron de la scène extrême locale qui fait son retour, bénéficiant de la patte d’Above Chaos avec un artwork à tomber.

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Merci, bisous.
S.

Sidious – Des nouvelles du front.

Mes respects toi, illustre inconnu, ami en fait on s’en fout.

Retour aujourd’hui sur la scène métal avec un avant-goût doux-amer provenant de notre bonne vieille Angleterre. Exit les actualités géo-politiques à qui mieux-mieux, ce soir c’est Sidious qui vient gentiment nous mettre l’eau à la bouche avec une vidéo teaser de son prochain album, qui sortira, espérons-le cette année. Comme dirait l’autre, il y a plus qu’à :

 


Sidious :
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Retour sur Revealed In Profane Splendour

Kaotoxin :
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Let’s the music play.

Bien le bonjour, illustre inconnu.

Faute de temps voici un petit retour sur le week-end dernier et, plus important encore, sur ces concerts absolument géniaux.

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D’abord le From Dusk Till Doom, dont j’ai déjà parlé plus bas, avec son affiche résolument Doom. Cette seconde édition était bien énorme, compte tenu :

1 – de l’affiche,
2 – du cadre,
3 – des gens.

Super ambiance au demeurant donc, salle atypique avec néanmoins un son plus que correct, l’orga sympathique et prévoyante en dépit du fait que je me sois pris une porte en pleine tête parce que ledit organisateur était pressé (t’inquiète Mike, j’ai de l’humour!). Chaleureux comme à son habitude, le public belge sait vivre, avec en sus un panaché d’allemands, d’hollandais et autres étrangetés pour mes oreilles qu’il serait inconcevable de les nommer. Finalement tout le monde s’accorde sur les rythmes lancinants des guitares et autres growls venus d’outre-tombe. On aime, on adore. Retour au gîte après plus de 10h de doom dans les oreilles et 2 chili végétariens dans les dents, on se pose avec joie.

Eye of Solitude nous a fait un set de dingues, jouant au final l’intégralité de son prochain album (à paraitre, souhaitons-le, d’ici la fin d’année) qui envoute déjà d’ores et déjà son auditoire. Plus sombre encore, s’il en est, que Canto III, ce nouveau joujou va vraiment faire mal. Sombre donc, puissant, lignes de guitares mêlées au chant guttural de Daniel donnent un aspect encore plus pesant, oserais-je, magnifique, à cette aura si singulière aux anglais.


Passage par la case Magasin 4 du dimanche pour prendre encore des claques avec Aosoth et Mgla, organisé par A Thousand Lost Civilisations. Rien à dire, impeccable, c’est carré, précis. Niveau jeu de scène oui là effectivement ça pêche un peu, cependant, ce n’est pas vraiment ce qu’on attend le plus lors d’un concert de black. N’ayant jamais vu jusqu’à présent Mgla c’est avec plaisir que j’ai suivi le set, rigueur et précision, d’aucuns m’ont parlé non sans humour des restes du communisme, en bref, j’adore. A revoir lors du Throne fest en mai :

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Week-end assurément chargé en émotions sonores de toutes sortes, bordel ça fait du bien !

S.

Noir c’est Noir – Le bistro de St So

Hey ! Quoi d’neuf ?

Quoi de mieux qu’un bon petit report histoire de commencer la semaine dans de bonnes conditions ?

Or donc, comme annoncé plus tôt la semaine dernière, vendredi soir c’était direction Le bistro de St So pour une soirée à l’effigie métal, avec, pour changer pas mal de monde et une très très bonne affiche :

Otargos,
Mercyless,
The Lumberjack Feedback,
et Scratch Bulb en ouverture.

Arrivés pile au changement de plateau après le set de The Lumberjack Feedback, un peu dég certes, malheureusement on a pas toujours ce qu’on veut, soit.

Changement de plateau un peu long pour la mise en place de Mercyless, pour la promo de sa collaboration toute neuve avec la sous-division de Kaotoxin, KaosKvlt.
Mercyless donc, que je n’avais, de fait, jamais eu l’occasion de voir en live, propose ici un set bien mené répondant aux standards du genre, le tout devant un public assez nombreux avec des conditions sonores plus qu’abordables pour une salle n’ayant certes pas les conditions les plus optimales, clairement nous ne sommes pas à l’Aero ou que sais-je, pourtant on est vraiment à milles lieues des conditions des autres bars de la ville. Niveau lumières également, ça passe, un peu léger sans doute bien que ça me convienne personnellement très bien. La mise en place est bonne, le public répond aux sollicitations du groupe sans toutefois passer de son statut de légume habituel à l’hystérie collective.
Bonne impression au global, un peu agacée par la voix légèrement vieillissante à mon goût sans que ça ne détonne vu le style pratiqué. Je ne grimpe pas au mur avec Mercyless, notons cependant que voir une salle quasi pleine change, est-ce l’effet copinage ou est-ce que le public lillois ne serait, contre toute attente, pas en voie de disparition ? La date étant gratuite, je soupçonne le côté hyper radin, m’enfin.


Croiser de nouvelles têtes, sans parler des vieilles connaissances avec ou sans poils, ça fait aussi du bien dans la morosité du quotidien.

 

Et là, c’est le drame.

 

Otargos entre en scène, devant un pit vidé de moitié, ça m’a fait chier pour eux. Grosse pensée pour le copinage. Seconde fois que j’ai la possibilité de les voir en moins de six mois, promo de Xeno Kaos oblige, depuis le Kaotoxinfest II en décembre. Toujours aussi impressionnant malgré le fait que ce soit cette fois-ci dans un cadre, disons moins propice vu la taille du groupe, à la célébration adéquate. Cette seconde écoute me conforte dans mon appréciation, Otargos a trouvé à mon sens le line-up le plus efficace de sa carrière et surfe largement sur la bonne voie. Le placement est impeccable, en dépit de quelques soucis de son en début de set où le rendu était beaucoup trop métallique pour être réellement appréciable en tant qu’Otargos à mon sens. Comme je l’ai dit, le line-up en impose vraiment, chaque titre est maitrisé, qu’on aime ou pas il est clair qu’il est absolument impossible de retirer au groupe ce côté pro limite agaçant sur les bords. L’aspect visuel n’est pas non plus laissé au hasard, rappelant très fortement la vidéo de Human Terminate, ça et cette basse noire matte absolument magnifique. On sait, j’ai un souci avec les bassistes, n’en déplaise à mon bassiste personnel.

Remercions aussi HK et le Vamacara Studio tiens, pour son job sur l’album en lui-même, tout aussi irréprochable.

Bref, une bien bonne soirée en somme, du bon son, des copains, de la bière et une énième claque musicale jouissive avec Otargos qui s’impose de plus en plus sur le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir, ou juste le leur en fait finalement. Enfin, éclatez-vous au Hellfest, c’est largement mérité.

 

 

Bisous, léchouilles.
S.

 


Kaotoxin.
Otargos.
Mercyless.

The Lumberjack Feedack.
Scratch Bulb
Le bistro de St So
Vamacara Studio
KaosKvlt.

Nirnaeth @ El Diablo

Comment mieux occuper son samedi soir qu’en allant à un concert, qui plus est, de black metal ? Non c’est pas vrai, les concerts, plus encore dans un bar, c’est juste chiant à mourir, la seule raison de ma présence c’est la tête d’affiche : Nirnaeth.

Me voila donc en route direction le bar El Diablo dans le centre de Lille, qui accueillait en son sein une petite soirée métal, organisée par l’asso Ondes Noires :

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Je n’avais pas mis les pieds au El Diablo depuis un bon moment (depuis le KaotoxinFest  1ère édition à vrai dire). Le cadre n’est pas vilain en soit, petit espace détente en haut tandis que le bar et la scène sont eux, situés en sous-sol. J’avoue avoir un faible pour les arcades du plafond, après l’avantage/inconvénient c’est qu’en tant qu’amateur de son il est quasiment impossible d’en juger la qualité, la cave c’est cool, par contre le son est clairement trop variable pour être déterminant. Est-ce le groupe qui est à chier ou est-ce le cadre qui fait cet effet ? Grande question. A priori ça laisse au moins le bénéfice du doute,  ce qui n’empêche pas de passer de bons moments.

Black Command débute la soirée devant une petite trentaine de personnes, autant dire une foule comparé à mon dernier concert lillois, Dehuman, où nous n’étions pas une vingtaine, membres compris. Amusée, je passe par la case départ (bien que ne touchant pas 20.000 francs) et prends place. Visuellement l’espace est occupé par deux roll up, pas mal, le petit autel aménagé sur le devant de la scène avec bougies et crâne, un peu too much à mon goût ceci dit ça colle. Le concert débute dans les temps, bon point pour l’orga, cependant quelque chose ne va pas. Musicalement ça se tient, bien que trouvant absurde et horrible à la fois la batterie programmée, ça sonne. Visuellement c’est autre chose, il manque une grosse unité. Il semble qu’un des membres ait été remplacé pour la date, ceci explique-t-il la chose, je n’en suis pas certaine. Chanteur à fond dans son trip, looké à la manière d’un moine en soutane, corpse paint dégueulasse et délire rappelant une messe noire, ok pourquoi pas. D’autant que ça correspond à la musique qu’ils jouent. Au niveau du guitariste et du bassiste c’est le mindfuck qui prime : tous deux en corpse paint, l’un arbore un pentagramme sur le crâne, l’autre un crucifix énorme à la ceinture. Beaucoup trop dissonant à mon sens pour que le message soit crédible. Vraiment dommage.

S’en suit Edremerion, ayant passé leur set littéralement vissée sur un canapé à refaire le monde avec une partie de Nirnaeth, je n’ai pu qu’entendre le résultat, sans référence visuelle sur laquelle me fixer j’ai plutôt apprécié ce que j’en ai entendu. A creuser.

Nirnaeth prend possession de la scène. Bien. Qu’il est loin, trop loin, mon dernier concert avec eux ! Outre le coup de vieux que je me suis prise en pleine figure, réentendre des titres comme My Misanthropy, Inertia ou encore Nirnaeth Arnoediad me procure un réel plaisir. Le son n’est pas mauvais, la mise en place est maîtrisée, seul bémol qui m’a passablement gonflé : le photographe dont l’amateurisme est inversement proportionnel aux nombres de flashs que nous nous sommes pris dans les dents.
Pour ne pas les avoir vus depuis pratiquement dix ans j’ai vraiment apprécié le concert, malgré un léger contre-temps technique, les joies du live.
Niveau line-up nous avons du changement : Vagorn, batteur ayant rejoint du groupe depuis peu, semble bien avoir pris ses marques et remplace plutôt bien Yamael. Point que j’appréhendais je le conçois sans peine. Je dirais que, à mon humble avis, la seule personne à s’être « assagie » dans son jeu de scène serait Malaria, un peu plus posé que dans mes souvenirs, non sans perdre en efficacité. Un Black/Death couillu comme je l’aime (sans parler du fait que Zig soit toujours aussi sexy, ce qui m’a fait sourire). Après ce que j’ai vu, j’ai clairement hâte de es revoir en compagnie de The Negation le 10 avril prochain, au même endroit.

S.


Ondes noires,
El Diablo,

Black Command,
Edremerion,
Nirnaeth.

KaotoxinFest II

Hey, quoi d’neuf ?

Quand on interroge la populace au sujet de notre bonne grosse (non pas bite, petit coquin) ville de Lille, on retrouve trois catégories de personnes :

  • les accros à la mode, avec les galeries Lafayette,
  • les bons vivants, avec la braderie et ses fameuses moules,
  • les très bons vivants, qui pensent aux moules également avec cependant une légère nuance.

Sauf qu’en grattant un peu nous, Lillois pur souche ou d’adoption, avons un fleuron bien plus noble avec le label indépendant Kaotoxin Records.

Kaotoxin c’est quoi ? C’est avant tout un passionné comme on les aime, c’est Nico qui mène sa barque depuis 2010 pour nos procurer notre dose de métal en arborant fièrement tout une écurie de poulains plus ou moins dopés aux hormones. Pour la deuxième année consécutive cette petite troupe, en collaboration avec Nao Noïse, a mis en scène un festival local avec pour but la promotion du label en lui-même mais aussi en tant qu’amateur de musique en proposant un panel varié de genres à nos chers Metalheads avec pas moins de neuf groupes, dont huit estampillés « K« .

Ayant eu l’opportunité de participer à cette seconde édition de l’intérieur, j’avoue que cette semaine a été clairement une source incroyable de rencontres et de gros moments complètement improbables en tous genres, avoir eu la possibilité de partager cette expérience haute en couleurs est assurément une des plus belles choses de cette année à mon sens.

« Qu’est-ce que je ferai si j’étais moins con ? »

Comme le dit la chanson, il est vrai qu’il a été difficile d’avoir à faire un choix pour les concerts du week-end. Entre le KaotoxinFest II, le Mass Destruction et le Nidrosian Black Mass nous ne savions malheureusement plus où donner de la tête, chacun affichant une programmation à baver d’envie.

(Notons, à bon entendeur, que quand on passe la moitié de l’année à attendre les concerts, ne pas tous les faire en même temps serait un peu plus productif.)

Pour ma part, je me suis tournée vers la famille si si t’as vu et la prog la plus diversifiée. Aussi s’en suit ma vision des choses.

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Regarde les hommes tomber / Oddism @ L’Aéronef – Lille.

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Il y avait donc de quoi faire ce week end dans la région avec deux bonnes dates placées sous le signe du black métal avec REGARDE LES HOMMES TOMBER sur Lille et le No Compromise Metal fest à La Louvière.

Ayant été clairement intriguée par la sortie d' »Exile » c’est tout naturellement que mon choix se soit porté pour l’Aéronef ce samedi soir pour le concert, attendu, des nantais, soirée qui sera des plus envoûtantes et plus que bienvenue.

11752575_381623925369214_6747623534364738261_n 20h00  –  Début de soirée avec Oddism, jeune formation lilloise de mathcore.

J’avoue avoir été prise de court, n’étant pas du tout ma tasse de thé, ce set sera pour moi des plus improbables. Je ne renie pas le niveau des musiciens, on sent qu’il y a du boulot derrière et la bonne volonté, cependant non, cette découverte reste trop éloignée de mes goûts personnels pour réellement faire mouche. Sur scène, visuellement ça me pique les yeux. Connasse aigrie soit, je ne peux pas concevoir une imagerie liée au black, en grossissant volontairement, un logo monochrome, une police chiadé avec croix inversée, associé au look façon hipster et au jeu de scène où les musiciens passent leur temps à sauter partout non, même en faisant des efforts ça ne passe absolument pas. Armée de mon cynisme oppressant, c’est à l’extérieur que je passe la seconde moitié du set, attendant impatiemment le changement de plateau.


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Changement radical de style après ce qui m’a paru être une éternité avec RLHT.
Ayant disons, hâte, de voir ce que ça donne en live après avoir écouté « Exile » et suite au changement de chanteur depuis le premier opus, c’est amusée que je ne peux que constater de visu la puissance non retenue de la formation. Comme attendu, c’est à gros coups de pompes dans les dents que le set se déroule devant une salle quasi complète, fait rare ces derniers temps, et pour cause : ce métal noir, lourd et horriblement oppressant a fait mouche auprès du public.
Le son est vraiment très bon, les lumières aussi, compte tenu de la teneur des thèmes abordés, un éclairage massif par l’arrière, blanc en très grosse partie avec grosses salves de stroboscopes dans nos mirettes, un peu moins sympa pour les quelques photographes présents. On reste malgré tout dans le délire black/sludge, mené à la baguette, fluide, tellement carré que ça en devient limite frustrant, c’est encore une fois une superbe redécouverte avec un gros coup de cœur pour les mélodies dépressives oppressantes et très chaotiques.

En somme une bonne petite soirée, d’échanges avec de vieilles connaissances, de la bière et une énorme claque dans la gueule. Bref, tout ce qu’on aime.

S.


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Oddism
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