Antropofago – Æra Dementiæ

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S’il est rare de me voir chroniquer autre chose que du black métal, c’est non sans intérêt que je me penche aujourd’hui sur une formation issue d’un genre musical radicalement différent : Antropofago.  Pourquoi, comment ? Inutile de hurler au scandale, dans la mesure où je ne maîtrise pas le sujet à 100% je ne développe ci-après qu’un avis sur un des points forts que traitent les montpelliérains : l’oppression. Là c’est clairement mon rayon les cocos, alors on y va.

De prime abord, l’on pourrait simplement se dire que c’est un énième album de death qui sort, encore un gros bordel dégueulasse, histoire de montrer qu’on sait en balancer plein les mirettes des auditeurs. Eh, tant que ça marche, pourquoi se priver.

Sauf que.

En regardant d’un peu plus près, Æra Dementiæ n’est pas un opus bête et méchant, il vient en effet clore de façon très ingénieuse le diptyque commencé en 2011 avec Beyond Phobia. Si ce premier album concernait, forcément je vous le donne dans le mille, les phobies, cette année Æra Dementiæ vient gratter du côté des non moins glorieux des troubles psychiatriques. Antropofago dévoile une nouvelle facette de sa créativité en propulsant purement et simplement son auditeur dans un remake de l’Antre de la Folie.

Æra Dementiæ s’ouvre sur une introduction qui, personnellement, me donne des boutons. 53 secondes de samples stridents auxquels s’ajoutent une voix fluette qui scande « meet the musical little creatures that hide among the flowers.. » à laquelle vient surenchérir les hurlements de Melmoth façon mantra super malsain « I am not mad!.. » Ok, normal, tout va bien. ça ou les ongles sur un tableau noir c’est juste parfait. Notons également le clin d’oeil, ce hurlement nous renvoie non sans humour à Beyond Phobia. En somme, le ton est donné, comme à son habitude, Antropofago happe son auditeur dès les premières secondes  dans les profondeurs de sa tourmente.

Le choix des thèmes abordés m’a également tout de suite tapé dans l’œil, étant habituée à voir ces sujets en métal plus dépressif, j’étais clairement curieuse de savoir comment ils allaient tirer leur épingle du jeu. C’est donc très agréablement surprise que j’ai poursuivi l’écoute de cet album.

Les titres s’enchaînent avec une homogénéité déconcertante, réussir à faire transparaître tout le côté malsain, voire limite cru de pathologies lourdes comme la paranoïa, la démence, la possession ou encore la schizophrénie à grands coups de riffs plus acérés les uns que les autres, de blasts à qui mieux-mieux et j’en passe, affiche une maîtrise parfaite de la part des musiciens.

La technique est, comme annoncé, omniprésente, il en découle une efficacité absolument remarquable. La pression est énorme, le rythme se veut horriblement intense à la limite de l’insupportable, Antropofago impose à son auditeur une pression presque palpable, qui entre parfaitement dans le thème de cet Æra Dementiæ.

Ce second opus frappe donc très fort et n’a pas fini d’asseoir la réputation de la formation comme rouleau-compresseur. Après tout, c’est tout ce qu’on aime.

Coup de cœur : Body Cell, Æra Dementiæ, God of Fire et Voices.

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Deathspell Omega – Paracletus

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Me voila ce soir avec un moral tellement au ras des pâquerettes que c’est à grand renfort de cris horriblement déchirants que je vous soumets ma vision du nouveau méfait de Deathspell Omega, “Paracletus”.

Pour ceux à qui le doux nom de Deathspell n’évoquerait pas grand-chose, il s’agit ici d’une formation française qui sévit, principalement sur la scène Underground il faut bien le dire, depuis 1998. Ce groupe est absolument énorme pourtant le pseudo-élitisme qui règne en maitre au cœur de ce milieu ne cesse de remettre en ligne de mire le débat de cours d’écoles : Black ou pas Black ?

Quand on regarde un peu ce qu’il se dit sur la toile et/ou en concert, tous les avis sont partagés : entre le fan Trve ivol qui déteste, ne jurant que par le “vrai” black metal, celui qui ne s’écoute QUE sur Tape (comprendre : cassette audio, qualité de son de merde oblige, on est Black ou on ne l’est pas..) avec une sortie en trois exemplaires dont un introuvable, un qui soit complètement en morceaux et le dernier bouffé par un chien. C’est bien connu, plus c’est rare mieux c’est. Fan donc hystérique devant la sortie de ce “Paracletus” puisque nos amis français “ne sont bons qu’à faire de la musique pour trends sans aucune culture musicale digne de ce nom.”
Ensuite nous avons les gens qui font partie de la masse de métalleux, ceux qui n’écoutent pas forcément de Black mais qui avouent volontiers que le talent est bel et bien présent, je pense personnellement à certains amis, Death metalleux devant l’éternel, qui sont restés sur le cul pendant et après l’écoute de ce nouvel album.

Autre fait pour le moins étonnant, alors qu’à l’extérieur des frontières de notre belle nation Deathspell Omega fait un réel carton, ici on se retrouve encore et toujours avec des gens qui trouvent encore à redire devant le travail monumental qui a été accompli par la formation sur ce “Paracletus”.

En ce qui me concerne, c’est avec une joie non dissimulée que je m’attaque à cet album, à noter que la suite de ma chronique sera basée sur une écoute du “Paracletus” sur support vinyle, ce qui peut impliquer que le son sur un support Cd traditionnel soit légèrement différent. Quitte à me mettre à dos la communauté Trve ivol, étant donné qu’à mon sens le meilleur support reste le vinyle, vous pourrez m’insulter/me casser la gueule plus tard bande de moules.

De prime abord le support en lui-même a une classe énorme, le livret ainsi que l’artwork sont absolument splendides. Ça nous change des trop nombreuses formations qui osent prendre les auditeurs pour des cons en proposant des livrets horriblement laids voire mal fichus. On peut convenir que Deathspell Omega ne sort pas d’albums à tour de bras, ceci dit, au moins ils font les choses en grandes pompes : Classe, sobre, glauque, en un mot comme en cent, terriblement efficace.

Les puristes seront sans nul doute très surpris par l’orientation qu’a pris Deathspell Omega lors de la réalisation de cet album. En effet, dès les premières secondes il paraît clair que le son ne sera plus orienté principalement vers le Black metal pur et simple, ce n’est quand même pas pour rien que la formation est perçue comme avant-gardiste et on comprend aisément pourquoi lors de l’écoute de “Paracletus”. Nous nous retrouvons effectivement face à un mélange d’influences pour le moins détonant qui surfe sur une mouvance de plus en plus pressentie concernant un autre genre musical, osons les grands mots, le hardcore. Dis comme ça forcément ça peut choquer, pourtant, Deathspell nous propose ici un méfait hautement réfléchi, nourri aux hormones le tout sur une production qui a de quoi faire pâlir bon nombre de formations pour un résultat littéralement bluffant : ambiances ultra pesantes, chaque instrument se retrouve extrêmement pressant, une structure musicale monumentale, complexe et plus efficace encore que ce que le groupe a pu nous livrer jusqu’à présent.

Ce changement progressif d’orientation se perçoit depuis le changement de Line-up au chant. Lorsque Shaxul, également au chant chez Annthennath quitte la formation pour laisser place à Mikko. Depuis on remarque au fur et à mesure une dérive de plus en plus marquée vers un genre spécifique à Deathspell Omega : froid, puissant, efficace, complexe, dissonant tout en étant horriblement tranchant.

Du point de vue musical, on se retrouve avec 40 minutes de son monumental. Pour résumer la situation simplement : “Paracletus” transpire les feux de l’Enfer. Dissonant, pervers, apocalyptique.
Le chant est également terriblement mis en avant par le travail de production, ici le sujet est maitrisé sur le bout des doigts. On se retrouve avec une voix utilisée comme un triptyque : l’anglais pour le chant Black, le latin pour le chant clair et le français façon parole du prêcheur qui révèle les thématiques théologiques développées par Deathspell.

Violent, destructeur, maléfique, blasphématoire, c’est ça Deathspell Omega.

Parution originale pour MetalFranceDeathspell, by S.

Temple of Baal – Verses of Fire

Verses of Fire : le préambule.

J’attendais avec impatience la sortie de ce nouvel opus de Temple, formation que j’affectionne et qui ne m’a jamais déçue.

Nous avons déjà pu, à plusieurs reprises, nous rendre compte du potentiel créatif du groupe, notamment via le fameux « Traitors to Mankind« (full-length – 2005) ou encore son prédécesseur « Ligthslaying Rituals » (full-length – 2009) qui ont fortement marqué la scène UG française.

Il faut dire que Temple a de la bouteille, formation active depuis plus de quinze ans, l’expérience s’en ressent fortement dès la première écoute, qu’on aime ou qu’on aime pas, Temple ne laisse de toute façon pas indifférent, loin de là.

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Premières impressions.

Voici donc que ce nouvel album débarque. Bien, de prime abord sur le papier je suis conquise.L’aspect « dégoulinant » de l’artwork, signé par l’AAA Atelier, en impose. On appréciera particulièrement le choix des teintes qui renforcent à mon sens davantage le rendu iconographique (limite religieux?) de ce crâne. Malsain? Vous avez dit malsain?

Forcément, la première chose qui me soit venu à l’esprit fût, fort justement, « Oh p*tain! Oh p*tain! » Je sais, dans la bouche d’une femme c’est très vilain, pourtant c’est tout ce que Temple m’inspirait sur le moment : l’excitation.

 Verses of Fire : l’album.

 

Envoûtant. Verses of Fire s’avère être un album puissant, qui ne renouvelle pas le genre, certes, cependant Temple opère un retour aux sources clairement réussi. Nous retrouvons également ce fil conducteur omniprésent dans la discographie du trio Parisien : la notion de transcendance. Notion en face de laquelle il est impossible de rester indifférent.

Les « versets de feu », Lucifer, le feu induisent clairement plus qu’ils ne suggèrent cet attrait pour la destruction des schémas établis, oui en une certaine mesure les ptits gars de Temple sont philosophes. Trêves de conneries, il est important à mon sens de s’intéresser un minimum au « leitmotiv » d’un opus afin de pouvoir en apprécier tous les tenants et aboutissants. Eh oui, un peu de finesse.

Influences/Atouts.

Nous retrouvons également les classiques de TempleCrowley, Antaeus ou encore une fois cet attrait pour le feu (« Gnosis of Fire » / « Walls of Fire » etc..) parfois déconcertant. Verses of Fire dispose également d’un atout pour le moins inédit : le français. Je sais, de prime abord nous aurions tous tendance à sourire gentiment en entendant un chant en français dans un album de, osons-le, black métal. Et pourtant.. Etant d’avis que l’ouverture d’esprit soit un gros atout pour une formation, il faut le dire oui, Temple a eu les couilles de le faire.

Grand bien lui fasse ! Le mélange subtil de français et de latin rajoute un très bon impact sur l’auditrice que je suis. Une première pour le moins réussie haut la main. On remerciera Alastor pour l’idée et Amduscias d’avoir réussi à relever le défi.

Niveau production nous retournons également vers les débuts du groupe, avec un son beaucoup plus froid, voire organique par moments, qui permet de pouvoir apprécier chaque instrument à sa juste valeur sans avoir d’impression de « joyeux bordel » façon black métal.

 Et sinon ?

Que dire sinon que cet opus me fout une nouvelle fois une grosse claque dans la tronche.

Temple enfonce une fois de plus le clou avec une facilité déconcertante, tant du point de vue qualitatif que quantitatif : Verses of Fire est à ce jour leur album le plus long, offrant dix titres et plus d’une heure de jouissance auditive.

Coup de cœur personnel : Arcana Silentium.

Violence et énergie, le doublet gagnant.

Fluide, efficace et horriblement malsain, Verses of Fire sera plaire à un large spectre d’auditeurs: ceux qui sont attirés par la technique du Death, ceux qui accrochent directement sur l’aspect froid et malsain des textes ou encore ceux qui préfèrent prendre leur pied sur des mid-tempo parfois à la limite du Doom. Eh.

Temple frappe fort, avec une intensité toute particulière qui lui permet d’avoir ce petit je-ne-sais-quoi qui n’a pas fini de nous étonner et surtout, de nous plaire. Le prochain, les gars, il est prévu pour quand ?

Parution originale pour MetalFranceTemple of Baal, by S.

Galar – Skogskvad

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Chacun sait que l’être humain fonctionne selon une ribambelle de préjugés, plus ou moins grossiers. Des associations d’idées qui, au fur et à mesure se métamorphosent en idées reçues complètement loufoques. Le milieu musical ne faisant pas exception à la règle c’est avec surprise que je me suis vue répondre « Suisse » par la moitié des gens auxquels j’ai demandé à quelle(s) nation(s) nous pouvions penser en matière de Folk Metal. Triste réalité ou manque de culture ce n’est pas vraiment étonnant lorsqu’on voit le fleuron de cette scène, les influences folkloriques sont-elles le « Must Have » du moment? Les trolls et autres lutins sont mignons, ce n’est pas pour autant que l’on puisse se vanter de produire un métal couillu et très bien mis en place. C’est pourtant ici que mes petits protégés débarquent.

Du Folk au pays du Black Metal.

Bergen. Eh. Certains puristes dans l’âme iront hurler à l’infamie. Bergen, vous savez, cette petite ville qui a vu naître un nombre impressionnant de formations affichant peintures de guerre, cartouchières et autres clous (impressionnants eux-aussi) avec un Black Metal haineux au possible. Qu’elles soient brutales, avec ou sans intérêt c’est bien connu, les formations norvégiennes ne peuvent être QUE Black Metal pur et dur, de celles qui cassent les parpaings avec la tête.

Ou pas.

Il devient assez difficile de remarquer le bon du reste du panier vu le nombre de groupes qui commencent à utiliser ces sonorités et ce peu importe le style de base. C’est pourquoi Galar m’a immédiatement tapé dans l’oeil (ou l’oreille c’est selon). Avec ce premier opus au nom tout aussi charmant qu’imprononçable de SKOGSKVAD. Galar tire sans conteste son épingle du jeu : un style alliant Folk et Black en un Pagan de qualité remarquable tant par les titres en eux-mêmes qui affichent clairement un instinct tribal entre guerre et sauvagerie sans nom, que par la production. En effet, chaque instrument est audible avec une très très bonne qualité de son trop souvent l’aspect le plus faiblard de ce style musical.

Notons également que le chant a été travaillé de façon assez classique puisque nous nous retrouvons avec deux lignes de chant distinctes – dont la mise en place reste, au passage, superbe – : une voix claire couplée à un chant Black metal qui prend de fait toute son ampleur grâce à sa haute qualité/brutalité.

Puissance épique et rentre-dedans : vers un renouveau?

Comme je l’ai dit précédemment, Galar se défend à merveille, du talent et de la puissance à qui mieux mieux bien que parfois un petit manque d’énergie de çi de là. C’est sans nul doute une perle rare que ce SKOGSKVAD. Galar ne se montre certes pas vraiment original avec ce premier opus, pourtant nous pouvons d’ores et déjà les compter parmi les valeurs sures de la scène Pagan internationale.

Tracklist :

  1. Skogskvad
  2. Ragnarok
  3. Dodsmyr
  4. Kronet til konge
  5. Skumring
  6. Hugin og munin
  7. Slagmarkens falne sjeler
  8. Jotneraid

Parution originale pour MetalFranceGalar, by S.

Beaten To Death – Xes and Strokes

Ah. Du Scandinave. Putain mais oui !

Beaten To Death, en voila un combo qui semble avoir tout pour plaire. Si ce nom ne vous évoque pas tripette, j’avoue qu’au départ moi aussi j’étais plus que sceptique. Ah. Toujours casse-couilles dès que je me hasarde loin de mon Black bien aimé, c’est plus qu’amusée que je me penche sur le line-up. Imaginez un peu le délire provoqué par plusieurs pointures de la scène nordique qui se réunissent sous un même drapeau avec l’idée de monter un projet brutal. Beh, voila en quoi consiste ce combo.

Or donc, niveau line-up justement ça en jette déjà pas mal :

  • Anders au chant,
  • Tommy Hjelm & Martin Rygge aux guitares, accessoirement également membres du groupe Insense,
  • Mika à la basse,
  • et enfin, Christian « Bartender«  aux fûts, plus connu sous le pseudonyme d’AntiChristian de ? de ..? Tsjuder.

Ceci étant, on la ferme et on écoute. En gros c’est ça l’idée.

 

C’est au label Mas-Kina Recordings que nous devons ce méfait, réalisé dans le pur style hadrcore & co puisque les titres qui le composent ne font, pour la plupart, pas plus de 2 minutes. Moi qui suis habituée ces derniers-temps aux sons extraits du pays du Doom, ça change gravement ce qui, il faut bien l’avouer n’est pas une si mauvaise chose.

Je ne noterai pas cet opus, pour la bonne et simple raison que ce style ne m’est pas assez familier donc je n’ai pas assez de points de comparaison pour établir une note qui soit juste.

3.2.1, It’s On

Ouh, première vidéo, premiers ressentis

 

D’emblée je suis sur le cul.

Là où certains parlent de mélodies, je ne peux que rire doucement face à ce genre de considération vu le style. Ce dernier étant travaillé de manière complètement hybride, reprenant le meilleur de chaque catégorie. Nous nous retrouvons donc en présence d’un album alliant une grande puissance, un sens aigu de la technique, des rythmiques très bien menées ainsi que du blast, du blast et encore du blast mis en place tellement facilement qu’on pourrait croire sans sourciller que notre Bartender prend son petit déj’ en même temps.  Le chant me prend également au dépourvu, l’amplitude de l’organe d’Anders me laisse comme qui dirait sans voix, sans parler de l’omniprésence très marquée de la basse qui, bien que ne consistant certes pas en une nouveauté extraordinaire, vaut largement la peine d’être soulignée.

 Eh, Brutal on avait dit.

 Pour résumer la sortie du ce premier opus Xes and Strokes, propulse mes tympans vers un univers jusqu’alors méconnu. C’est donc grandement surprise que je ne puis que vous conseiller cet album, paru le 26 Septembre 2011.

 Technique, original et brutal, bref, tout ce qu’on aime. 

Grouik.
Parution originale pour MetalFranceBeaten to death by S.

Ragnarok – Malediction

 Mise en abîme

 

Deux ans après Collectors of the King, Ragnarok nous revient avec son septième opus « full-lenght ». sobrement intitulé Malediction. Ah.. Quand on connait un minimum la carrière de nos amis norvégiens, il est plus que légitime de se demander ce qu’il va encore nous tomber sur le coin de la gueule. Et pour cause.

Visuellement déjà – sans que ce soit certes une réelle innovation – l’artwork affiche d’emblée une certaine classe.

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Rien de nouveau dans les thèmes abordés, si ce n’est que personnellement je trouve que les teintes utilisées apportent un plus à l’aspect pour le moins dérangeant du visuel. Trop de formations de black metal se complaisent dans le noir et blanc ce qui me gonfle profondément vu la réduction de l’impact visuel de certains albums en monochromie. Eh, quitte à être casse couille jusqu’au bout, je ne fais pas partie des gens qui pensent que le contenant n’est pas utile à un bon opus, l’oeil étant le premier sens visé, il est important que l’impact soit le plus puissant possible.

Ce qui me plait beaucoup avec Ragnarok c’est cette volonté de rester à tout prix fidèle à son orientation musicale. Depuis les débuts de la formation, aucune sortie ne déroge à la règle : un black metal sombre, puissant, extrêmement agressif. Certains comparent à cet entêtement à Dark Fu ou encore Marduk, dans l’idée, pourquoi pas, « évolutions » semblables, bien que fondamentalement différentes.

Combien de fois nous pouvons entendre ces pathétiques rengaines « le black, c’était mieux avant ». Avant quoi ? Non mais sérieusement, peut-on vraiment regretter, voire carrément reprocher l’évolution d’une formation ? Tous ces gens qui n’ont toujours pas compris que la musique était avant tout une histoire de feeling, honnêtement je les plains. Les attentes de tous évoluent, fort heureusement d’ailleurs, toutefois, c’est avec un plaisir certain que je retourne dix ans en arrière avec Ragnarok avec un style peut être pas hors normes mais au moins hors du temps.

 

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 Malediction est un album dans la même veine que ce que je perçois comme la meilleure sortie du groupe à ce jour, à savoir Arising Realm (1997). Un savant mélange de puissance et d’agressivité mené avec brio d’un bout à l’autre de ces 10 titres, purement et simplement assommants. La puissance semble d’ailleurs être devenue un vrai leitmotiv, tout y passe au cours de l’écoute de ce nouvel opus. Technique, oui et non, comparativement à d’autres styles, cependant, la grosse force de Ragnarok s’affirme une fois de plus à travers une mise en place ultra carrée, aucun répit n’est accordé à l’auditeur qui fini l’écoute presque à bout de souffle tant les compositions sont aussi prenantes les unes que les autres.

Si vous cherchez de la nuance, forcément, ce n’est pas la peine de vous pencher sur le sujet. Ragnarok enfonce le clou de façon horriblement grasse, rendre dedans au possible, sans aucune retenue.

A mon sens, Malediction rempile à merveille grâce à la hargne de musiciens compétents qui ne perdent pas leurs temps en expérimentations diverses. Brutal, bien que sans réel apport de nouveauté dans le genre, nous avons là un opus qui permet de se prendre une bosse grosse claque façon 90’s et j’en redemande avec plaisir.

Un album qui plaira sans nul doute –entre autres– aux fans de Taake.

Tracklist :

  1. Blood of Saints
  2. Demon in my View
  3. Necromantic Summoning Ritual
  4. Divide et Impera
  5. (Dolce et Decorum est) Pro Patria Mori
  6. Dystocratic
  7. Iron Cross – Posthumous
  8. The Elevenfold Seal
  9. Fade Into Obscurity
  10. Sword of Damocles
  11. Retribution (titre bonus exclusivement disponible en vinyle)

Parution originale pour MetalFranceRagnarok by S.

Vorkreist – Sigil Whore Christ

Sublimation XXIXA ✖

Il aura fallu attendre près de trois ans à Vorkreist pour nous faire part de son nouveau projet : Sigil Whore Christ. Autant Sublimation XXIXA m’avait clairement mise sur le cul lors de sa sortie en 2006, autant j’ai été un peu déçue par Sickness Sovereign en 2009.

Ce qui est proprement génial avec un groupe comme Vorkreist, à savoir composé de membres ayant une expérience énorme de la scène et du black métal en particulier, grâce à leurs autres projets respectifs, c’est qu’il est pratiquement impossible de prévoir de quel bois sera fait le prochain album.

Seule chose certaine : avec à la barre des membres de formations aussi respectées qu’agressives comme Merrimack, Hell Militia, ou pour faire court Antaeus, nous devions nous attendre à nous reprendre un pavé en pleine figure.

Chose promise, chose due.

Il est clair qu’en fan de la fameuse LSK et de sa patte reconnaissable entre mille, c’est avec la bave aux lèvres que je me suis empressée de me procurer ce nouvel opus.

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Étant extrêmement difficile quant à la qualité de l’objet en lui-même, j’avoue avoir été séduite par l’artwork de Sigil Whore Christ. Certes sobre, avec ses teintes anthracites du plus bel effet auxquelles s’ajoutent l’or et le rouge sang, il faut bien reconnaître que le contenu a de la gueule.

De prime abord on pourrait se dire que rien que visuellement ça valait le coup d’attendre et c’est déjà pas mal.

Sorti ce 22 avril 2012 via nos polonais d’Agonia Records, cet opus se place pourtant en position pour le moins délicate dès la lecture du premier titre.

En effet, De Imitatione Christi est une introduction qui donne immédiatement le ton : Sigil Whore Christ se veut dans la lignée ce son prédécesseur, soit un black métal de haute voltige, avec cependant des relents beaucoup beaucoup plus orientés heavy.

Eh. Forcément, j’imagine que pour ceux qui suivent Vorkreist depuis un bout de temps, ça a du faire un gros choc. Ceci dit, c’est un atout que peu de formations ont osé aborder en ce sens et même s’il est certains qu’en jouant cette carte Vorkreist se sépare de la partie la plus puriste de ses fans, j’avoue que le rendu n’en est pas moins malsain pour autant.

Coup de cœur énorme pour le titre suivant : Maledicte

Propre, carré, je retrouve avec un plaisir non dissimulé le côté violence primaire qui me plait tant chez nos parisiens.

Deus Vult, Ecce Homo, Ad Nauseam ainsi que Scalae Gemoniae sont des titres qui m’ont davantage marquée que le reste de l’opus. Cette fois ci, les compositions, sans être à 100% transcendantes par rapport au passé du groupe, sont menées de façon plus originales, transportant de fait l’auditeur vers un black métal beaucoup plus piquant, tendu.

Sans être aussi malsain que le fameux III que nous a produit Aosoth, Sigil Whore Christ est un opus dérangeant, à la fois acerbe et tranchant. Vorkreist réussi sans nul doute un gros tour de force en imposant une nouvelle fois sa propre marque au sein de la scène française.

Pour ceux qui en douterai encore, avec Sigil Whore Christ, Vorkreist assoit sa réputation et confirme sa position de pierre angulaire de la scène underground internationale.

Tracklist :

  1. De Imitatione Christi
  2. Maledicte
  3. Deus Vult
  4. Dominus Illumination Mea
  5. Memento Mori
  6. Ecce Homo
  7. Per Aspera Ad Astra
  8. Ad Nauseam
  9. Scalae Gemoniae

Parution originale pour MetalFranceVorkreist by S.

Finsterforst – Weltenkraft

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« Weltenkraft » est un des rares albums, bien que faisant partie intégrante d’un style musical pour le moins particulier, dont l’écoute prolongée ne provoque pas une chute inquiétante de nos chers neurones bien aimés.

Vous l’aurez compris, je suis loin d’être une fanatique de métal folk, pourtant, je dois bien avouer que je m’incline devant la réussite de cet opus à la fois complexe au regard des compositions mais également d’un point de vue technique.

En effet, Finsterforst, à travers cet album paru en 2007 chez le label allemand Heavy Horses, signe une « vulgarisation » du style auquel il appartient. Après avoir écouté d’un bout à l’autre cet opus, la seule chose qui nous vient à l’esprit, outre le fait de vouloir sauter sur le reste de la discographie du groupe, c’est de chercher ce qu’il se fait d’autre en matière de folk tant le fond et la forme sont bons. « Weltenkraft » donne à son auditeur une irrésistible envie d’en savoir plus sur ce mouvement musical parfois bien mal servi.

La technique étalée sur les différents titres est assez étonnante également, on reste dans le carcan folk avec toutefois une pointe de mélodique et de touches de heavy judicieuses. L’enchainement des titres est remarquable, nous ne retrouvons pas les trop grosses différences d’un titre à l’autre qui jouent trop souvent le rôle de parodie musicale qui poussent l’auditeur ayant un minimum d’oreille à sourire jaune, ici tout les titres découlent les uns des autres ce qui est fort agréable en soit.

Il y a beaucoup de travail derrière ce projet, le résultat est à la hauteur des espérances des fans mais aussi de ceux qui souhaitent prêter une oreille à ce que pourrait être un des meilleurs groupes du genre de ces dernières années.

Tracklist :

  1. Des Waldes Macht
  2. Die Suche nach dem Licht
  3. Lauf der Welt
  4. Traumwald
  5. Spiegelscherben
  6. Vom glorreichen Schmerz
  7. Rauschende Nächte
  8. Weinende Ruinen
  9. Weltenpilger
  10. Verlorene Seelen

Parution originale pour MetalFranceFinsterforst. by S.

Throne of Katarsis – Ved Graven

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J’ai pour habitude de me jeter sur les sorties signées par Candlelight Records comme la pauvreté sur le monde, surtout lorsque l’on pense aux nombreuses claques musicales qu’ils ont produit ces dernières années.

Vous savez, ce black métal puissant, horriblement sombre, malsain au possible complètement crade dans le pur esprit des premiers opus des formations originelles. Ce black qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas un instant avant l’apothéose finale tel un certain Wrath of the Tyrant.

Or, c’est une amère déception qui a suivi l’écoute de ce Ved Graven. Comme je le disais, beaucoup de chevelus ont eu le coup de cœur pour cet opus. A l’heure actuelle je cherche encore pourquoi.

Le renouveau du Black Metal? 

Bah putain si c’est vers ça qu’on va je préfère me tourner clairement vers autre chose.
La production est digne des premières démos de Black effectivement : un son horriblement chiadé de ces titres qui vous donnent l’impression ridicule d’avoir été enregistrés au magneto dans une salle de bain, non merci. En 2012, avec les moyens de production dont disposent les formations signées chez ce type de label c’est totalement incohérent.
Attention je ne suis pas en train de dire que je n’adhère pas à ce type de délire, loin de là, pourtant quitte à aller jusqu’au bout d’une idée autant privilégier un support adapté à ce type de son du style de la bonne vieille tape ou du vinyle. Ici nous avons au contraire un support cd où la seule chose qui se veuille « crade » se résume à l’artwork et encore. En ce qui me concerne c’est une grosse impression de coup marketing qui se fait sentir et qui ne me donne vraiment, mais alors vraiment pas l’envie de poursuivre.

Illisibilité, chromie fade au possible, élitiste au plus haut point. A trop vouloir en faire on se casse la gueule avec perte et fracas.

Le son m’a également beaucoup déçue. Je connaissais sur le bout des doigts la force dégagée sur les premiers opus de Throne of Katarsis, ici nous ne retrouvons tristement que des éléments, qui certes ont fait la fierté du genre, ont été minutieusement « empruntés » à d’autres. Je ne rentrerai pas dans le détail ça me lourde assez comme ça. Ce qui me casse le plus les bonbons finalement c’est de constater qu’une formation de ce type puisse nous pondre une merde pareille et que ça puisse passer totalement pour acquis voire même normal puisqu’ils sont signés chez un gros label. Ce n’est pas normal et ça reste une honte.

Aucun fair-play, pas d’originalité, aucune nouveauté à part peut être un profond dégoût.

Quitte à se lancer dans l’art subtil de la copie autant le faire sans se baser sur une formation reconnaissable entre 1000 : Deathspell Omega première période.

Katarsis : Effet libérateur provoqué par la décharge d’émotions longtemps réprimées.

Effectivement, en ce sens Throne of Katarsis a rempli son rôle en provoquant chez moi un violent rejet en proposant cet album qui se révèle être une insulte au concept même d’art musical.

Tracklist :

  1. Profetens Siste Vandring
  2. Helvete Kaller
  3. Av Dypets Kulde
  4. The Holy Remains The Weak
  5. Mesterens Tilbakekomst
  6. Åpne Alle Sår
  7. The Ultimate Shrine

Parution originale pour MetalFranceThrone of K. by S.

Turisas – Stand up and Figth

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Line-up :
Mathias Nygard : chant
Jussi Wickström : guitares
Olli Vanska : violon
Netta Skog : accordéon
Hannes Horma : basse, backing vocals, programmation
Tude Lehtonen : batterie, percussions.


En ce qui me concerne je n’ai pas le même point de vue sur cet album. En effet, je ne me suis plongée dans son écoute qu’après avoir eu l’occasion de les voir évoluer en live.

J’avoue que je ne connaissais Turisas que via leur cover culte de ‘Rasputin‘. C’est donc plus par curiosité qu’autre chose que je me suis rendue à leur concert lillois avec, entre autres, Finntroll, me demandant si, oui ou non, ils jouaient ce titre en live.

Turisas étant présenté comme une formation de folk-métal et tout le bordel, j’avoue qu’au départ je n’étais vraiment pas très chaude car ce n’est pas un argument qui, à mon sens, me donnait envie d’écouter davantage leur musique. Trop vu et revu pour détenir ne serait-ce qu’un minimum d’intérêt.

Inutile de dire que depuis la performance à laquelle nous avons eu droit ce soir-là j’ai radicalement changé d’avis.

L’étiquette que nous collons allègrement sur leur travail ne correspond en rien, d’après moi, à la réalité. Certes, les thèmes abordés sont bien souvent issus du folklore, cependant, Turisas a su réaliser un tour de force en ajoutant une patte si particulière à un style qui s’essouffle trop facilement pour proposer un album intéressant d’un bout à l’autre.

« Stand Up and Fight » n’est que le troisième opus « full length » de la formation finlandaise, cependant, nous avons à faire ici à un album d’une diversité absolument étonnante. Quatre ans ont été nécessaires à sa mise en place, un laps de temps qui s’avère être très long pour une formation en activité, il est donc tout naturel de concevoir que la sortie de cet opus ait fait beaucoup parlé d’elle avant même d’être disponible à la vente. Entre fans et presse spécialisée, nos compères en rouge et noir étaient clairement attendus au tournant.

Dès sa parution dans les bacs « Stand Up and Fight » fait un carton unanime auprès de son public. Quatre ans c’est long, certes, malgré cela, lorsque l’on constate le travail accompli sur cet album nous ne pouvons que nous taire, en apprécier goulûment l’écoute et remercier le sieur Warlord et consorts car c’est avec un regret persistant que se font entendre les dernières notes de cet opus étonnant.

Notez bien que ce style musical me rebute les 3/4 du temps. Je me doute que le fait d’insister sur ce point peut sembler chiant, à la limite tant mieux, car en fan de Black devant l’éternel, pour que j’en arrive à vous dire que cet album déchire sa grand-mère en short léopard c’est que c’est réellement le cas.

The March of the Varangian Guard‘ ouvre cet album avec brio, entre hymne à la fois guerrier et folk, mettant étonnamment en valeur le style de Turisas. On retiendra sans difficulté que ce « Stand Up and Fight » s’annonce d’ores et déjà comme le digne successeur de « The Varangian Way » (2007). Suite logique ? Pas tout à fait, car nous avons désormais sous les yeux (bon ok, oreilles) un travail beaucoup plus accompli, mis en place de façon méthodique tant au niveau des thèmes abordés que des compositions et/ou orchestrations ou même en ce qui concerne l’aspect visuel.

Titre d’ouverture donc, à la frontière des genres heavy, folk aux influences progressives. Véritable hymne de ralliement derrière une formation désormais à son plus haut niveau.

« Guards of glory and of might
Red as blood and black as night
Flies our banner as we march »

En gros, on a compris l’idée. Stand Up and Fight se veut guerrier, oui, mais à condition de guerroyer avec classe!

Take the Day!‘ est un titre qui s’ouvre sur un rythmique plus lente bien que toujours entraînante au possible. Mathias a une voix superbe, étant à la fois capable de chanter des mélodies claires mais également des refrains criés avec une aisance remarquable. Sans doute un des titres les plus ‘calmes’ de ce nouvel album, contenant une puissance remarquable, à la mesure de certaines bandes annonces de chefs-d’oeuvre du cinéma. On sent clairement que les émotions sont contenues durant les couplets pour exploser littéralement sur les refrains.

Hunting Pirates‘ Titre quelque peu « étrange ». Personnellement j’ai beaucoup accroché sans savoir réellement pourquoi. Les rythmes sont entraînants, la composition étudiée à la virgule près pour nous donner un effet à la fois comique de chasser le pirate avec eux mais également de force positive. C’est limite le sens du ridicule qui m’empêche de rentrer dans le délire avec une épée en plastique et un chapeau en papier histoire de profiter à fond de la bonne humeur que ce titre dégage.

Venetoi! – Prasinoi!‘ c’est, à mon sens, comme si on avait eu une cour de Louis XIV plongée dans l’ambiance Rock’n’Roll. Étonnant, une fois encore. On se retrouve aux commandes d’un titre assimilable à une « marche militaire » revisitée par le talent de nos compères finlandais qui réussissent avec force une mise au goût du jour d’un thème complètement bateau voire même horriblement banal surtout dans ce genre de style.

C’est ensuite au titre phare de pointer le bout de ses notes, en effet ‘Stand Up and Fight‘ démonte sérieusement. C’est avec plaisir qu’on se rend compte qu’on chantonne les paroles au fur et à mesure, sans vraiment en avoir conscience. S’il y a une façon de savoir si un titre est efficace, je pense que c’est celle-là. Nous rentrons complètement dans cet hymne à la fois rapide, clair et précis en dépit du fait qu’il n’est pas aisé de mettre en place de manière correcte autant d’instruments différents. N’oublions pas que Turisas comporte un violon et un accordéon extrêmement bien utilisés, chose peu courante, même dans ce genre de musique.

The Great Escape‘ est un titre qui étale largement le talent du groupe pour les orchestrations. Même chose pour les choeurs. Titre époustouflant en regard de la qualité de production et de la mise en place des choses. Ceci dit, c’est un peu le léger bémol de l’album à mon sens. Magnifique, sans nul doute, ceci dit, on ne comprend pas tellement ce qu’il vient faire là.

Gros gros coups de cœur par contre pour les deux titres suivants : ‘Fear the Fear‘ et ‘End of an Empire‘. Les orchestrations sont une fois encore remarquables. La facilité avec laquelle les titres évoluent et s’enchaînent est déconcertante. L’utilisation de double voire triple voix renforce davantage la profondeur des morceaux, les rendant par la même occasion presque épiques. Avec une telle puissance dans les compositions, nous ne devrions connaître cet opus juste pour ces titres.

Le problème récurrent de ce genre de formation c’est que nous nous concentrons trop souvent sur les délires qu’ils peuvent mettre en place, pour ‘Rasputin‘ ici par exemple, sans prendre le temps d’écouter en profondeur ce qu’ils savent faire. Le potentiel est énorme sans conteste, le travail réalisé également, sans parler de la qualité de la production. Pourtant, nous passons pour ainsi dire presque tous à côté de ces perles sans même en avoir conscience.

Tracklist :

  1. The March of the Varangian Guard
  2. Take the Day!
  3. Hunting Pirates
  4. Venetoi! – Prasinoi!
  5. Stand up and Fight
  6. The Great Escape
  7. Fear the Fear
  8. End of an Empire
  9. The Bosphorus Freezes Over

Parution originale pour MetalFranceTurisas, by S.

Et pour le délire… forcément..