Clouds – Fen – Shape Of Despair @Boston Music Room.

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Aller-retour à Londres ce week-end pour le concert de Clouds.

Trop triste de les avoir manqués en Roumanie lors du Dark Bombastic Evening 6 l’été dernier il était impensable pour moi de ne pas faire partie de la foule au Boston music room ce samedi soir. Et quel concert..!

L’ambiance ici n’a déjà strictement rien à voir avec celle que nous pouvons trop souvent avoir en France, contrairement aux idées reçues les anglais sont prévenants, gentils et très très compréhensifs, ça change des mines affables et/ou renfrognées et ça fait un bien fou. C’est aussi une des raisons majeures qui me poussent à partir à l’étranger dès que l’occasion se présente. Alors aux mauvaises langues prônant la trinité des saintes excuses: « c’est cher » – « il faut parler anglais » – « il pleut » j’ai envie de répondre comme il se doit « so what? » la comparaison est impossible avec ce que nous avons chez nous. Sans parler du fait d’avoir l’opportunité de voir un groupe comme Shape of Despair dans une salle de ce type est une grande chance. Chose qui serait tout bonnement impossible ici.

La soirée commence dans l’attente, avec un contrôle des billets qui a pris pas mal de temps –trop– laissant arriver les gens littéralement au compte goutte. Une fois le fameux bracelet au poignet on –le on royal forcément– découvre une salle vraiment sympa, avec parquet et piliers en bois ainsi qu’une partie assise avec tables et banquettes sur tout un pan de mur, faisant face au bar, au demeurant également assez fourni, ce qui je dois bien l’admettre m’a agréablement surprise.

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Pause clope et Clouds monte sur scène.
Presque deux ans d’attente pour enfin avoir l’occasion de voir ce groupe en live. L’attente fut longue, envie poussée plus avant encore depuis la sortie de Departe ce 1er novembre, inutile de décrire ma joie dès que les premières notes ont commencées à résonner dans la salle. En dépit de quelques soucis de son, je suis tellement contente d’avoir pu être présente, sans parler des larmes qui coulaient d’elles-mêmes pendant « If these walls could speak » titre très -très- cher à mon cœur. En résumé un concert qui fut complètement énorme, pouvoir revoir des amis chers en en rencontrant de nouveaux sous une bannière commune: le doom.

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C’est maintenant à Fen de prendre place. N’ayant absolument pas eu le temps d’écouter avant de venir je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Un peu surprise, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu, entre deux/trois tours dehors, à approfondir.

En toute honnêteté, bien que ce n’ai pas été le groupe que j’attendais le plus lors de ce concert, revoir Shape of Despair est toujours une expérience très prenante. J’aime beaucoup l’aura que le groupe dégage sur scène, forcément très doomesque –ça ne se dit pas soit– au demeurant difficile à décrire. Pour le mieux j’ai envie de dire mélancolique au sens littéral du terme, le parfait mélange qui a assurément plu au public, parfois venu de loin pour ce concert (une demoiselle ayant fait le voyage depuis la Bulgarie c’est juste impensable et pourtant). Petit coup de cœur également pour la participation de Chris au violon sur « Angels Of Distress. » qui a été une performance fantastique.

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@Iskra Georgieva – Facebook.



Boston music room.

Clouds
Fen
Shape of Despair.

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Eye of Solitude – Cenotaph – 10/10

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-English version below (Thanks D. ♥)-

C’est lundi, la reprise, la merde, le moral dans les chaussettes après un weekend en festival. Alors quoi de mieux pour commencer la semaine qu’en abordant lascivement le prochain Eye of Solitude ? Quatrième album du combo, sobrement intitulé Cenotaph, dont la sortie est prévue pour ce 1er septembre, avec mise en ligne exclusive le 26 août via No Clean Singing.

A moins de vivre sur une autre planète il est impossible d’avoir fait l’impasse sur la formation anglaise, devenue de plus en plus imposante au sein de la scène Doom/Death européenne depuis 2013 suite et la sortie de Canto III, absolument monumental. Entre temps nous avons eu l’opportunité de pouvoir les suivre sur plusieurs dates, nous avons pu nous détendre avec un Ep –The Deceit en 2014- un split en collaboration avec FAAL en 2015 et la sortie d’un titre exclusif  « Lugubrious Valedictory » magnifique en dépit des circonstances tragiques dont il est issu.

En trois ans Eye of Solitude a eu tout le temps de parfaire son style, si vous pensiez déjà que Canto III était une bombe, EoS ayant acquis une maturité réellement incroyable depuis sa parution, Cenotaph vient parfaire davantage l’aura si particulière qui émane du groupe.

Première approche du côté de son artwork. Visuellement déjà nous repartons sur quelque chose de moins sobre que la pochette du split avec FAAL, les couleurs sont de retour, en dépit de l’ambiance glaciale qui se dégage du visuel.

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Cenotaph contient donc 4 titres et se décompose comme suit :
Cenotaph,
A Somber Guest,
This Goodbye. The Goodbye,
Loss.

Ma première approche de ce nouvel opus a eu lieu lors du festival From Dusk Till Doom II, où nous avons eu la chance de pouvoir le vivre, car il est bien question de cela, en intégralité. Grace à ce concert nous avions déjà une petite idée de la façon dont les choses sérieuses allaient reprendre, et pourtant j’étais encore loin, bien loin du compte.

Il est difficile de retranscrire mot pour mot ce que je peux ressentir lorsque que j’écoute cet album, ceux qui me suivent savent que j’entretiens une relation étrange avec ce groupe tant je suis touchée par son travail. Prenez Canto III, en beaucoup beaucoup plus sombre, très lent avec rigueur et technique accrues, surplombé par un chant mis pour la première fois en avant : de mon point de vue Cenotaph cristallise le potentiel d’Eye of Solitude, à travers une forme d’art quasi viscérale.


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It’s Monday, back at work, that kind of shit, mood swinging down after a weekend in a festival. So, what better to start the week than with lasciviously talking about the upcoming Eye of Solitude? Fourth studio album from the combo, plainly titled “Cenotaph”, which release date is planned for the 1st of September, with an online streaming on the 26th of August on No Clean Singing.

Unless you’re living on another planet, it’s impossible to miss this UK formation, which has become more and more imposing within the European Doom/Death scene since 2013 after the release of Canto III, absolute monument. In the meantime, we had the opportunity to follow then on several gigs; we could chill with an EP – The Deceit-  in 2014, a split with FAAL in 2015 and an exclusive song – Lugubrious Valedictory – magnificent despite the circumstances it comes from.

In three years, Eye of Solitude had the time to perfect its style. If you already thought that Canto III was a bomb – EoS having acquired a really incredible maturity since its release – Cenotaph comes to perfect even more the so particular aura which emanates from the band.

First approach from the artwork’s point of view. Visually, we’re going back to something less sober than the one from the split with FAAL: colors are back, despite the icy mood which comes out from this artwork.

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Cenotaph contains 4 titles and is composed like this:
Cenotaph,
A Somber Guest,
This Goodbye. The Goodbye,
Loss.

My first approach of this new album happened during the festival From Dusk Till Doom II, where we had the chance to live it, because they actually played it, completely. Thanks to this concert, we already had a small idea about how the serious shit will come back to us. Little did I know.

It is difficult to transcript ‘mot à mot’ what I can feel when I listen to this album. Those who know and follow me know that I have a strange relationship with this band, as I am so touched by its work. Take Canto III, way darker, very slow with rigor and increased technics, overhung by singing which is, for once, put in front : From my point of view, Cenotaph, crystallizes the potential of Eye of Solitude, through a form of art quasi visceral.

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S.

Let’s the music play.

Bien le bonjour, illustre inconnu.

Faute de temps voici un petit retour sur le week-end dernier et, plus important encore, sur ces concerts absolument géniaux.

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D’abord le From Dusk Till Doom, dont j’ai déjà parlé plus bas, avec son affiche résolument Doom. Cette seconde édition était bien énorme, compte tenu :

1 – de l’affiche,
2 – du cadre,
3 – des gens.

Super ambiance au demeurant donc, salle atypique avec néanmoins un son plus que correct, l’orga sympathique et prévoyante en dépit du fait que je me sois pris une porte en pleine tête parce que ledit organisateur était pressé (t’inquiète Mike, j’ai de l’humour!). Chaleureux comme à son habitude, le public belge sait vivre, avec en sus un panaché d’allemands, d’hollandais et autres étrangetés pour mes oreilles qu’il serait inconcevable de les nommer. Finalement tout le monde s’accorde sur les rythmes lancinants des guitares et autres growls venus d’outre-tombe. On aime, on adore. Retour au gîte après plus de 10h de doom dans les oreilles et 2 chili végétariens dans les dents, on se pose avec joie.

Eye of Solitude nous a fait un set de dingues, jouant au final l’intégralité de son prochain album (à paraitre, souhaitons-le, d’ici la fin d’année) qui envoute déjà d’ores et déjà son auditoire. Plus sombre encore, s’il en est, que Canto III, ce nouveau joujou va vraiment faire mal. Sombre donc, puissant, lignes de guitares mêlées au chant guttural de Daniel donnent un aspect encore plus pesant, oserais-je, magnifique, à cette aura si singulière aux anglais.


Passage par la case Magasin 4 du dimanche pour prendre encore des claques avec Aosoth et Mgla, organisé par A Thousand Lost Civilisations. Rien à dire, impeccable, c’est carré, précis. Niveau jeu de scène oui là effectivement ça pêche un peu, cependant, ce n’est pas vraiment ce qu’on attend le plus lors d’un concert de black. N’ayant jamais vu jusqu’à présent Mgla c’est avec plaisir que j’ai suivi le set, rigueur et précision, d’aucuns m’ont parlé non sans humour des restes du communisme, en bref, j’adore. A revoir lors du Throne fest en mai :

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Week-end assurément chargé en émotions sonores de toutes sortes, bordel ça fait du bien !

S.

Eye of Solitude’s Christmas’ gift. – Obseqvies

Eye of Solitude a un cadeau très spécial pour leurs fans en ce jour de Noël. Là où tout – ou presque – n’est que pur bonheur, volupté etc.. Daniel et consors nous proposent la « lyrics video » de leur titre Obseqvies (paru cette année sur le split avec Faal, comparses hollandais).

Vidéo réalisée par Razvan Alexandru d’Abigail (doom – Roumanie), promenons-nous dans les bois…

 


Kaotoxin :
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KaotoxinFest II

Hey, quoi d’neuf ?

Quand on interroge la populace au sujet de notre bonne grosse (non pas bite, petit coquin) ville de Lille, on retrouve trois catégories de personnes :

  • les accros à la mode, avec les galeries Lafayette,
  • les bons vivants, avec la braderie et ses fameuses moules,
  • les très bons vivants, qui pensent aux moules également avec cependant une légère nuance.

Sauf qu’en grattant un peu nous, Lillois pur souche ou d’adoption, avons un fleuron bien plus noble avec le label indépendant Kaotoxin Records.

Kaotoxin c’est quoi ? C’est avant tout un passionné comme on les aime, c’est Nico qui mène sa barque depuis 2010 pour nos procurer notre dose de métal en arborant fièrement tout une écurie de poulains plus ou moins dopés aux hormones. Pour la deuxième année consécutive cette petite troupe, en collaboration avec Nao Noïse, a mis en scène un festival local avec pour but la promotion du label en lui-même mais aussi en tant qu’amateur de musique en proposant un panel varié de genres à nos chers Metalheads avec pas moins de neuf groupes, dont huit estampillés « K« .

Ayant eu l’opportunité de participer à cette seconde édition de l’intérieur, j’avoue que cette semaine a été clairement une source incroyable de rencontres et de gros moments complètement improbables en tous genres, avoir eu la possibilité de partager cette expérience haute en couleurs est assurément une des plus belles choses de cette année à mon sens.

« Qu’est-ce que je ferai si j’étais moins con ? »

Comme le dit la chanson, il est vrai qu’il a été difficile d’avoir à faire un choix pour les concerts du week-end. Entre le KaotoxinFest II, le Mass Destruction et le Nidrosian Black Mass nous ne savions malheureusement plus où donner de la tête, chacun affichant une programmation à baver d’envie.

(Notons, à bon entendeur, que quand on passe la moitié de l’année à attendre les concerts, ne pas tous les faire en même temps serait un peu plus productif.)

Pour ma part, je me suis tournée vers la famille si si t’as vu et la prog la plus diversifiée. Aussi s’en suit ma vision des choses.

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Ataraxie – Slow Transcending Agony

A l’occasion de la sortie remasterisée de son album « Slow Transcending Agony » revenons aujourd’hui sur ce qui fût en son temps une véritable pièce maîtresse de la scène extrême française.

Pour la petite histoire, rappelons rapidement que c’est en 2000 que naquit la formation rouennaise, mênée par Jonathan Thery au chant et à la basse. S’orientant très vite vers un style doom death de bonne facture Ataraxie sort sa première démo trois ans plus tard, intitulée « The Other Path« , démo qui sera saluée de façon unanime tant par la critique que par les fans et permet au groupe d’acquérir une fanbase solide.

Faisant suite à cette sortie et à une série de concerts aux côtés de pointures du genre telles que Morigon, The Prophecy ou encore Evoken, Ataraxie assoit sa réputation au sein de la scène française ainsi qu’en dehors de nos frontières, c’est en ce contexte que sort, en 2005, son premier opus : « Slow Transcending Agony » dont nous parlerons aujourd’hui. Pourquoi ? L’envie de me repencher sur un album devenu cultes en quelques semaines d’un côté et l’attrait purement malsain pour le bonus exclusif proposé dans cette réédition : la cover de « The Tree of Life and Death » de  diSEMBOWELMENT.

Ataraxie - Slow Transcending Agony 10th birthday remastered edition - cover

Ce qui me plait particulièrement chez Ataraxie, plus encore sur cet opus, c’est sa manière atypique de retranscrire la mélancolie. Ici tout n’est que déchirement permanent, viscéral et absolu, si bien que celui ou celle qui n’est pas ou peu familier du fait de vivre véritablement un album ne sera, à mon sens, pas en mesure d’en apprécier les subtilités. Entre mid-tempo lents, très lents, chers à mon petit cœur, hurlements plaintifs, riffs lancinants bien qu’exacerbés et batterie tantôt majestueuse, tantôt éperdument assommante (dans le bon sens du terme) « Slow Transcending Agony » ne s’écoute pas, il se vit.

Ataraxie se veut torturé, avec « Step into the Gloom » la mise en abîme est annoncée comme vertigineuse vers le néant. Le ton est donné dès cette introduction qui plonge l’auditeur séance tenante au cœur d’un monde horriblement lugubre, froid, oppressant voire, osons-le, apocalyptique dans toute sa magnificence.
Cette sensation de mal-être ne fait que grandir au fil de l’écoute, entre mid-tempos quasi extraits du funeral doom dont la tension est palpable dès les premiers accords et la violence acerbe Ataraxie nous montre sa rapide évolution depuis « The Other Path » en proposant cette fois un opus frôlant la perfection en un style doom death de -très- haute voltige.

Autre originalité : le chant. Bien qu’ayant clairement un faible pour ce type de voix perdues entre hurlements, chant guttural et chuchotements plaintifs, ce qui change ici c’est l’ajout de la langue française. Le mélange des langues ajoute sans conteste une petite touche tranchant avec les habitudes et même si aujourd’hui ça peut sembler anodin, rappelons qu’en 2005 seules quelques formations ont pris ce risque. Or ce mélange est assez judicieux et renforce l’homogénéité des compositions.

En ce qui concerne le côté death métal, nous ne sommes pas en reste non plus. Bien qu’on sente clairement que les guitaristes ne soient pas présents pour afficher leurs talents techniques au grand jour, nous retrouvons certaines touches typiques du brutal death de-ci de-là qui amènent l’auditeur vers des pics émotionnels violents, très proches, me concernant, de la catharsis.

Voila pourquoi cette « lente agonie » a été perçue comme la meilleure sortie du genre entre 2000 et 2005 et a propulsé Ataraxie au rang de valeur sure de la scène doom française et internationale aux côtés de leurs homologues d’Evoken.

Album disponible en écoute via la bandcamp du groupe, hors cover inédite qui est clairement à la hauteur de l’original.

Tracklist :

  1. Step into the gloom,
  2. Funeral hymn,
  3. L’Ataraxie,
  4. Slow Transcending Agony,
  5. Another day of despondency,
  6. The tree of life and death – bonus.

Eye Of Solitude / FAAL

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Histoire de briser la monotonie des fils d’actualités post-Motocultor, Kaotoxin, label Lillois, proposait hier une petite bombe : le split d’Eye Of Solitude et de Faal.

Si vous suivez un minimum la scène doom/death, ces deux formations n’étant d’ores et déjà pas à piquer des hannetons seules, imaginez un instant le résultat lorsqu’elles s’associent sur un opus.

Split collector, avec tirage limité à 500 copies composé de 2 titres pour un total de 25 minutes de plaisir auditif :

  • Eye Of Solitude, Obsequies,
  • FAAL, Shattered Hope.

L’artwork du digisleeve étant réalisé par Animalerrant, affiche un rendu atypique avec un jeu de vernis sélectif sur un monochrome qui me plait particulièrement. Il faut manipuler l’objet pour en apprécier les différents aspects, j’aime.

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Kaotoxin publiait donc le split en écoute via Zero Tolerance.

Préventes disponibles via le site du label, sortie le 18 Septembre.

S.