Kaotoxin Metal Market – Antilife – Azziard.

B’soir.

Retour sur l’événement Lillois du week-end. Alors non, rien à voir avec un quelconque rassemblement sportif autour duquel on commence à bien casser les couilles, pas de foot en vue, comme on dit: « j’peux pas, j’ai poney.« 

Pour tout fan de métal qui se respecte, Kaotoxin organisait samedi son premier Métal Market, suivi de près par deux concerts estampillés « métal extrême ». Parfait.

13415525_1085715788163400_5217694087064968099_o

 

Dans le vrai monde, comme d’habitude sur Lille et alentours, seuls -ou presque- les organisateurs se sortent les doigts du cul. Ouverture des portes de ce métal Market –comprendre soldes sur le catalogue du label– prévue pour 15h au Midland, qui accueillera également par la suite les deux concerts susnommés.
Bravant l’excuse footballistique certains sont venus profiter de cette occasion pour discuter le bout de gras avec le staff et surtout pour repartir avec du merch sous le coude. Pour ma part il était question de deux vinyles Monarch, bref j’aime.

Quelques bières plus loin nous retrouvons Antilife pour le premier set de la soirée. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, étant à mon sens une vaste blague. Langue de pute? Clairement.

Avance rapide donc vers la seconde formation: Azziard. Formation je dirais assez hybride qui propose un black métal martial au possible, extrêmement extrêmement froid. Ayant eu du mal à appréhender le truc sur CD c’est en live que je me suis prise une fessée limite jouissive tant on ne peut que constater le potentiel de la machine une fois lancée. Seul petit bémol sans doute pour le jeu de scène, fortement amputé par le côté exigu des lieux. Un set purement et simplement impressionnant.

Côté actu le groupe prépare actuellement la sortie d’un Split avec leurs consorts de Nirnaeth, autre fleuron de la scène extrême locale qui fait son retour, bénéficiant de la patte d’Above Chaos avec un artwork à tomber.

760137843610_TOX061EP_AZZIARD-NIRNAETH_Artwork_1400x1400

 

Merci, bisous.
S.

Publicités

J’ai tout, sauf la volonté.

B’soir.

Aimer le métal, les fringues et être acheteuse compulsive: pas bien..

Petit nouveau dans la garde-robe, Sidious :

_20160706_212018

.

Sidious – Des nouvelles du front.

Mes respects toi, illustre inconnu, ami en fait on s’en fout.

Retour aujourd’hui sur la scène métal avec un avant-goût doux-amer provenant de notre bonne vieille Angleterre. Exit les actualités géo-politiques à qui mieux-mieux, ce soir c’est Sidious qui vient gentiment nous mettre l’eau à la bouche avec une vidéo teaser de son prochain album, qui sortira, espérons-le cette année. Comme dirait l’autre, il y a plus qu’à :

 


Sidious :
Facebook
Retour sur Revealed In Profane Splendour

Kaotoxin :
Site officiel,
Facebook,
Shop.

Noir c’est Noir – Le bistro de St So

Hey ! Quoi d’neuf ?

Quoi de mieux qu’un bon petit report histoire de commencer la semaine dans de bonnes conditions ?

Or donc, comme annoncé plus tôt la semaine dernière, vendredi soir c’était direction Le bistro de St So pour une soirée à l’effigie métal, avec, pour changer pas mal de monde et une très très bonne affiche :

Otargos,
Mercyless,
The Lumberjack Feedback,
et Scratch Bulb en ouverture.

Arrivés pile au changement de plateau après le set de The Lumberjack Feedback, un peu dég certes, malheureusement on a pas toujours ce qu’on veut, soit.

Changement de plateau un peu long pour la mise en place de Mercyless, pour la promo de sa collaboration toute neuve avec la sous-division de Kaotoxin, KaosKvlt.
Mercyless donc, que je n’avais, de fait, jamais eu l’occasion de voir en live, propose ici un set bien mené répondant aux standards du genre, le tout devant un public assez nombreux avec des conditions sonores plus qu’abordables pour une salle n’ayant certes pas les conditions les plus optimales, clairement nous ne sommes pas à l’Aero ou que sais-je, pourtant on est vraiment à milles lieues des conditions des autres bars de la ville. Niveau lumières également, ça passe, un peu léger sans doute bien que ça me convienne personnellement très bien. La mise en place est bonne, le public répond aux sollicitations du groupe sans toutefois passer de son statut de légume habituel à l’hystérie collective.
Bonne impression au global, un peu agacée par la voix légèrement vieillissante à mon goût sans que ça ne détonne vu le style pratiqué. Je ne grimpe pas au mur avec Mercyless, notons cependant que voir une salle quasi pleine change, est-ce l’effet copinage ou est-ce que le public lillois ne serait, contre toute attente, pas en voie de disparition ? La date étant gratuite, je soupçonne le côté hyper radin, m’enfin.


Croiser de nouvelles têtes, sans parler des vieilles connaissances avec ou sans poils, ça fait aussi du bien dans la morosité du quotidien.

 

Et là, c’est le drame.

 

Otargos entre en scène, devant un pit vidé de moitié, ça m’a fait chier pour eux. Grosse pensée pour le copinage. Seconde fois que j’ai la possibilité de les voir en moins de six mois, promo de Xeno Kaos oblige, depuis le Kaotoxinfest II en décembre. Toujours aussi impressionnant malgré le fait que ce soit cette fois-ci dans un cadre, disons moins propice vu la taille du groupe, à la célébration adéquate. Cette seconde écoute me conforte dans mon appréciation, Otargos a trouvé à mon sens le line-up le plus efficace de sa carrière et surfe largement sur la bonne voie. Le placement est impeccable, en dépit de quelques soucis de son en début de set où le rendu était beaucoup trop métallique pour être réellement appréciable en tant qu’Otargos à mon sens. Comme je l’ai dit, le line-up en impose vraiment, chaque titre est maitrisé, qu’on aime ou pas il est clair qu’il est absolument impossible de retirer au groupe ce côté pro limite agaçant sur les bords. L’aspect visuel n’est pas non plus laissé au hasard, rappelant très fortement la vidéo de Human Terminate, ça et cette basse noire matte absolument magnifique. On sait, j’ai un souci avec les bassistes, n’en déplaise à mon bassiste personnel.

Remercions aussi HK et le Vamacara Studio tiens, pour son job sur l’album en lui-même, tout aussi irréprochable.

Bref, une bien bonne soirée en somme, du bon son, des copains, de la bière et une énième claque musicale jouissive avec Otargos qui s’impose de plus en plus sur le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir, ou juste le leur en fait finalement. Enfin, éclatez-vous au Hellfest, c’est largement mérité.

 

 

Bisous, léchouilles.
S.

 


Kaotoxin.
Otargos.
Mercyless.

The Lumberjack Feedack.
Scratch Bulb
Le bistro de St So
Vamacara Studio
KaosKvlt.

Le bistro de St So – The place to be.

Hey! Quoi d’neuf?

Cadre bucolique, le bistro de St So accueille ce vendredi soir l’event NOIR c’est NOIR. Sortez vos cuirs, la soirée s’annonce jouissive avec un bon petit panel issu de la scène extrême : Otargos, histoire de bien commencer le week-end, Mercyless, The Lumberjack Feedback et Scratch Bulb pour sa release party en guise d’ouverture.

M’est avis que ce sera -encore- une bonne petite soirée estampillée Kaotoxin !
L’entrée étant gratuite, faites-vous plaisir.

En attendant :


Au plaisir,
S.

Eye of Solitude’s Christmas’ gift. – Obseqvies

Eye of Solitude a un cadeau très spécial pour leurs fans en ce jour de Noël. Là où tout – ou presque – n’est que pur bonheur, volupté etc.. Daniel et consors nous proposent la « lyrics video » de leur titre Obseqvies (paru cette année sur le split avec Faal, comparses hollandais).

Vidéo réalisée par Razvan Alexandru d’Abigail (doom – Roumanie), promenons-nous dans les bois…

 


Kaotoxin :
Site officiel,
Facebook,
Shop.

Eye of Solitude :
Site officiel,
Facebook,
Shop.

The Erkonauts – I did something bad.


En cette période de l’année, avouons-le plutôt rock’n’roll, entre les concessions auprès des uns et des autres et les préparatifs aussi divers qu’improbables, il est nécessaire de se détendre avec une bonne grosse tranche de « n’importe quoi ».
Alors j’entends déjà hurler au scandale, commencer une chronique comme ça c’est pas « sympa » pour épargner les autres adjectifs que la décence m’interdit d’exprimer.

J’ai besoin de groove, j’ai envie de zouker comme une dingue en retournant mon appart, et pour ça, direction encore plus improbable : la Suisse.

Fier fleuron de l’horlogerie, de spécialités fromagères et autres bizarreries, la Suisse dispose d’un nouvel atout de charme : The Erkonauts. Formation toute belle toute neuve puisque née en 2014 – et à l’instar de nos compatriotes calaisiens – cette bande de joyeux fanfarons ne fait pas dans la dentelle en proposant un premier méfait joyeusement intitulé « I did something bad » suivie par une série impressionnante de concerts entre autres au Japon, en Europe et aux USA : en bref, tout un phénomène.

Voyons un peu le pourquoi du comment d’une telle déferlante.

0003007395_10

Notons – à juste titre – qu’étant complètement hors de mes écoutes habituelles je ne me permettrait de juger « I did something bad » que sur ma perception d’ensemble, manquant cruellement de connaissances en ce domaine.

Maintenant que le décor est planté, on y va. Et pas avec le dos de la cuillère s’il vous plait. Album de 9 titres,« I did something bad » est un gros gros melting-pot d’influences, certes pour celui qui veut vraiment médire, on peut toujours clamer qu’à prendre des bouts de partout on fait « d’la merde » sans intérêt. Ce qui s’est déjà malheureusement vérifié en effet. Pourtant, nous avons affaire ici à un potentiel absolument énorme affichant une maîtrise impeccable, une fois la claque déjantée passée nous ne pouvons que rentrer dans cet album à la fois farfelu, délirant et d’une énergie complètement communicative.

Comment ne pas tomber sous le charme de titres qui frisent la grande poésie comme « The great ass poopery » ? Ou encore « All the girls shoud die » qui résonne à fond la pop (je sais à l’écrit ça sonne beaucoup moins) presque comme un leitmotiv au 45e degré. Je ne connaissais pas, ce n’est clairement pas mon délire et pourtant j’adhère et plutôt deux fois qu’une!

Les textes et compositions sont travaillés, avec une rapidité étonnante et cette basse ! Uuh, puissante au possible, encore une fois on déborde d’énergie de tous côtés, ça zouke avec non pas une mais des personnalités incroyables presque frustrantes.

Vendu à 1000 exemplaires et actuellement sold-out, Kaotoxin a décidé de remédier au problème avec une parution imminente -prévue courant février 2016- avec mise en place de titres bonus inédits, première re-édition au format Digisleeve limitée à 500 exemplaires et en digital. S’il faut encore patienter un moment, dites-vous que la surprise n’en sera que plus appréciée lors de l’écoute de cet « I did something bad » passablement enflammé.

S.

Tracklist :

  • The Great Ass Poopery
  • Tony 5
  • All the Girls Should Die (ft. Drop of Sybreed)
  • Nola
  • Dominum Mundi
  • Hamster’s Ghost House
  • Gog
  • Your Wife
  • 9 Is Better Than 8

 


Kaotoxin :
Site officiel,
Facebook,
Shop.

The Erkonauts :
Site officiel,
Facebook,
Youtube,
Bandcamp.

KaotoxinFest II

Hey, quoi d’neuf ?

Quand on interroge la populace au sujet de notre bonne grosse (non pas bite, petit coquin) ville de Lille, on retrouve trois catégories de personnes :

  • les accros à la mode, avec les galeries Lafayette,
  • les bons vivants, avec la braderie et ses fameuses moules,
  • les très bons vivants, qui pensent aux moules également avec cependant une légère nuance.

Sauf qu’en grattant un peu nous, Lillois pur souche ou d’adoption, avons un fleuron bien plus noble avec le label indépendant Kaotoxin Records.

Kaotoxin c’est quoi ? C’est avant tout un passionné comme on les aime, c’est Nico qui mène sa barque depuis 2010 pour nos procurer notre dose de métal en arborant fièrement tout une écurie de poulains plus ou moins dopés aux hormones. Pour la deuxième année consécutive cette petite troupe, en collaboration avec Nao Noïse, a mis en scène un festival local avec pour but la promotion du label en lui-même mais aussi en tant qu’amateur de musique en proposant un panel varié de genres à nos chers Metalheads avec pas moins de neuf groupes, dont huit estampillés « K« .

Ayant eu l’opportunité de participer à cette seconde édition de l’intérieur, j’avoue que cette semaine a été clairement une source incroyable de rencontres et de gros moments complètement improbables en tous genres, avoir eu la possibilité de partager cette expérience haute en couleurs est assurément une des plus belles choses de cette année à mon sens.

« Qu’est-ce que je ferai si j’étais moins con ? »

Comme le dit la chanson, il est vrai qu’il a été difficile d’avoir à faire un choix pour les concerts du week-end. Entre le KaotoxinFest II, le Mass Destruction et le Nidrosian Black Mass nous ne savions malheureusement plus où donner de la tête, chacun affichant une programmation à baver d’envie.

(Notons, à bon entendeur, que quand on passe la moitié de l’année à attendre les concerts, ne pas tous les faire en même temps serait un peu plus productif.)

Pour ma part, je me suis tournée vers la famille si si t’as vu et la prog la plus diversifiée. Aussi s’en suit ma vision des choses.

Lire la suite

Eye Of Solitude / FAAL

00

 

Histoire de briser la monotonie des fils d’actualités post-Motocultor, Kaotoxin, label Lillois, proposait hier une petite bombe : le split d’Eye Of Solitude et de Faal.

Si vous suivez un minimum la scène doom/death, ces deux formations n’étant d’ores et déjà pas à piquer des hannetons seules, imaginez un instant le résultat lorsqu’elles s’associent sur un opus.

Split collector, avec tirage limité à 500 copies composé de 2 titres pour un total de 25 minutes de plaisir auditif :

  • Eye Of Solitude, Obsequies,
  • FAAL, Shattered Hope.

L’artwork du digisleeve étant réalisé par Animalerrant, affiche un rendu atypique avec un jeu de vernis sélectif sur un monochrome qui me plait particulièrement. Il faut manipuler l’objet pour en apprécier les différents aspects, j’aime.

02

 

03

Kaotoxin publiait donc le split en écoute via Zero Tolerance.

Préventes disponibles via le site du label, sortie le 18 Septembre.

S.

Antropofago – Æra Dementiæ

11659396_10153425671159508_1866070947301236792_n

S’il est rare de me voir chroniquer autre chose que du black métal, c’est non sans intérêt que je me penche aujourd’hui sur une formation issue d’un genre musical radicalement différent : Antropofago.  Pourquoi, comment ? Inutile de hurler au scandale, dans la mesure où je ne maîtrise pas le sujet à 100% je ne développe ci-après qu’un avis sur un des points forts que traitent les montpelliérains : l’oppression. Là c’est clairement mon rayon les cocos, alors on y va.

De prime abord, l’on pourrait simplement se dire que c’est un énième album de death qui sort, encore un gros bordel dégueulasse, histoire de montrer qu’on sait en balancer plein les mirettes des auditeurs. Eh, tant que ça marche, pourquoi se priver.

Sauf que.

En regardant d’un peu plus près, Æra Dementiæ n’est pas un opus bête et méchant, il vient en effet clore de façon très ingénieuse le diptyque commencé en 2011 avec Beyond Phobia. Si ce premier album concernait, forcément je vous le donne dans le mille, les phobies, cette année Æra Dementiæ vient gratter du côté des non moins glorieux des troubles psychiatriques. Antropofago dévoile une nouvelle facette de sa créativité en propulsant purement et simplement son auditeur dans un remake de l’Antre de la Folie.

Æra Dementiæ s’ouvre sur une introduction qui, personnellement, me donne des boutons. 53 secondes de samples stridents auxquels s’ajoutent une voix fluette qui scande « meet the musical little creatures that hide among the flowers.. » à laquelle vient surenchérir les hurlements de Melmoth façon mantra super malsain « I am not mad!.. » Ok, normal, tout va bien. ça ou les ongles sur un tableau noir c’est juste parfait. Notons également le clin d’oeil, ce hurlement nous renvoie non sans humour à Beyond Phobia. En somme, le ton est donné, comme à son habitude, Antropofago happe son auditeur dès les premières secondes  dans les profondeurs de sa tourmente.

Le choix des thèmes abordés m’a également tout de suite tapé dans l’œil, étant habituée à voir ces sujets en métal plus dépressif, j’étais clairement curieuse de savoir comment ils allaient tirer leur épingle du jeu. C’est donc très agréablement surprise que j’ai poursuivi l’écoute de cet album.

Les titres s’enchaînent avec une homogénéité déconcertante, réussir à faire transparaître tout le côté malsain, voire limite cru de pathologies lourdes comme la paranoïa, la démence, la possession ou encore la schizophrénie à grands coups de riffs plus acérés les uns que les autres, de blasts à qui mieux-mieux et j’en passe, affiche une maîtrise parfaite de la part des musiciens.

La technique est, comme annoncé, omniprésente, il en découle une efficacité absolument remarquable. La pression est énorme, le rythme se veut horriblement intense à la limite de l’insupportable, Antropofago impose à son auditeur une pression presque palpable, qui entre parfaitement dans le thème de cet Æra Dementiæ.

Ce second opus frappe donc très fort et n’a pas fini d’asseoir la réputation de la formation comme rouleau-compresseur. Après tout, c’est tout ce qu’on aime.

Coup de cœur : Body Cell, Æra Dementiæ, God of Fire et Voices.