The Erkonauts – I did something bad.


En cette période de l’année, avouons-le plutôt rock’n’roll, entre les concessions auprès des uns et des autres et les préparatifs aussi divers qu’improbables, il est nécessaire de se détendre avec une bonne grosse tranche de « n’importe quoi ».
Alors j’entends déjà hurler au scandale, commencer une chronique comme ça c’est pas « sympa » pour épargner les autres adjectifs que la décence m’interdit d’exprimer.

J’ai besoin de groove, j’ai envie de zouker comme une dingue en retournant mon appart, et pour ça, direction encore plus improbable : la Suisse.

Fier fleuron de l’horlogerie, de spécialités fromagères et autres bizarreries, la Suisse dispose d’un nouvel atout de charme : The Erkonauts. Formation toute belle toute neuve puisque née en 2014 – et à l’instar de nos compatriotes calaisiens – cette bande de joyeux fanfarons ne fait pas dans la dentelle en proposant un premier méfait joyeusement intitulé « I did something bad » suivie par une série impressionnante de concerts entre autres au Japon, en Europe et aux USA : en bref, tout un phénomène.

Voyons un peu le pourquoi du comment d’une telle déferlante.

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Notons – à juste titre – qu’étant complètement hors de mes écoutes habituelles je ne me permettrait de juger « I did something bad » que sur ma perception d’ensemble, manquant cruellement de connaissances en ce domaine.

Maintenant que le décor est planté, on y va. Et pas avec le dos de la cuillère s’il vous plait. Album de 9 titres,« I did something bad » est un gros gros melting-pot d’influences, certes pour celui qui veut vraiment médire, on peut toujours clamer qu’à prendre des bouts de partout on fait « d’la merde » sans intérêt. Ce qui s’est déjà malheureusement vérifié en effet. Pourtant, nous avons affaire ici à un potentiel absolument énorme affichant une maîtrise impeccable, une fois la claque déjantée passée nous ne pouvons que rentrer dans cet album à la fois farfelu, délirant et d’une énergie complètement communicative.

Comment ne pas tomber sous le charme de titres qui frisent la grande poésie comme « The great ass poopery » ? Ou encore « All the girls shoud die » qui résonne à fond la pop (je sais à l’écrit ça sonne beaucoup moins) presque comme un leitmotiv au 45e degré. Je ne connaissais pas, ce n’est clairement pas mon délire et pourtant j’adhère et plutôt deux fois qu’une!

Les textes et compositions sont travaillés, avec une rapidité étonnante et cette basse ! Uuh, puissante au possible, encore une fois on déborde d’énergie de tous côtés, ça zouke avec non pas une mais des personnalités incroyables presque frustrantes.

Vendu à 1000 exemplaires et actuellement sold-out, Kaotoxin a décidé de remédier au problème avec une parution imminente -prévue courant février 2016- avec mise en place de titres bonus inédits, première re-édition au format Digisleeve limitée à 500 exemplaires et en digital. S’il faut encore patienter un moment, dites-vous que la surprise n’en sera que plus appréciée lors de l’écoute de cet « I did something bad » passablement enflammé.

S.

Tracklist :

  • The Great Ass Poopery
  • Tony 5
  • All the Girls Should Die (ft. Drop of Sybreed)
  • Nola
  • Dominum Mundi
  • Hamster’s Ghost House
  • Gog
  • Your Wife
  • 9 Is Better Than 8

 


Kaotoxin :
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The Erkonauts :
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Demented – Fields of Suffering

65936_121680471222270_4592892_nLe groupe.

ÐementeÐ est une formation relativement jeune puisque cette dernière a été mise en place durant l’été 2008 et nous propose un métal résolument agressif : les amateurs de Black / Death Old-school seront servis. ÐementeÐ évolue sur un créneau sombre, agressif comme je viens de le dire, puissant et de haute  qualité, fait assez marquant pour être digne d’être souligné étant donné que la chro ci-après dépeint une autoproduction.

Composé de la façon suivante : Flo et Mika aux guitares,Manu à la basse, John aux fûts et Nessim au chant, le groupe entre en studio début 2009 pour mettre en place sa première démo bientôt suivie par une série de concerts afin d’enfoncer davantage le clou, série de shows très bien perçue par le public.

Suite à cette mise en bouche, c’est en Mars 2010 que les bordelais rentrent une nouvelle fois en studio pour nous livrer leur premier opus véritable : Fields of Suffering.

Fields of Suffering, sur le papier c’est déjà un opus qui promet de poursuivre sur la lancée de la démo façon “Contents ou pas, je défonce tout et je ne demande rien à personne” : enregistrement au Bud Records Studioprise de son et Mixage par Mathieu Pascal (Gorod), mastering par Scott Hull (Pig Destroyer) et enfin le design de l’album réalisé par 3 xXx (Otargos). Notons également que le logo du groupe a été fait par Manu et et les photos du livret, quant à elles, par Alex Pernette.

Le travail en amont est déjà réalisé avec soin, attendons de voir ce que donnera la première écoute.

Premières impressions.

 

Suite à cette première écoute une sensation de manque pointe le bout de son nez. En effet, avec un ensemble pourtant conséquent comportant pas moins de 12 titres, je reste sur ma faim. Le tout semble bon, voire très bon, mais. Forcément il y a toujours un “mais” cela dit, je ne trouve pas ce qui me dérange autant après avoir terminé l’écoute de ce Fields of Suffering. Lire la suite

Hell Yeah ! Behind the scenes.

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Bonjour, bienvenue.

Vous voilà perdus entre passion, sensualité et perversion. Passionnée de musique, je suis d’avis que l’ouverture d’esprit contribue à la création ainsi qu’au développement d’une personnalité propre et je porte un grand intérêt aux facultés psychologiques limitées qu’on m’a amoureusement offertes.

Suivant la scène métal depuis de quelques années j’ai clairement besoin d’un endroit où pouvoir me défouler comme je l’entends, sans aucune limite. Aussi je saute le pas, étant tentée depuis un moment, en proposant ici un ensemble de chroniques musicales, cinéphiles et littéraires, de coups de cœur  ou autres interviews.

Pour ceux qui seraient tentés je vais maintenant parler de mon moi profond.
(Cela ne signifie en aucun cas que je vais vous parler de mon rectum.)

Parce que je suis : discrète, polie, extrêmement jalouse, perfectionniste, asociale, attentionnée, intelligente, chiante mais ça fait mon charme, sensible, curieuse, parano, instable, matérialiste, étourdie, peste quand je m’y mets, gentille, calme, possessive, têtue, morbide, lunatique, rancunière, manipulatrice, prétentieuse, bordélique et j’en passe. Je suis méchante, teigneuse, sarcastique et carrément vicieuse.

On ne peut plus critique, j’ai tendance à l’ouvrir tout le temps à tort et à travers, au grand regret de mes proches. Je suis complètement dépourvue d’humour et un tantinet intolérante sur les bords. Après plusieurs années passées à suivre la scène métal, j’ai pu constater que j’étais : un parasite éhonté, à l’humour aigri, sordide, complètement illogique, handicapée par un cynisme oppressant et manifestement la plus grande criminelle de l’Histoire.

Je me doute que certains aient pu se sentir insultés (ou pire..) et si ce n’est pas le cas je vous assure que vous devriez.

(A noter qu’une partie des articles présents en doublon sur cette page ont été publiés à l’origine via ma participation au site Metal France en tant que membre du staff depuis Mars 2008, ce qui me permet également d’augmenter ma lisibilité.)

Voila, bisous, léchouilles, etc…
S.

  • Pour toute demande de chronique et/ou interview, c’est par ici : amandine.lagnies [at] gmail.com
  • Pour le copinage avec les loulous, c’est par là : Kaotokin Records – Metal France


Image de fond extraite de la cover de l’album Sui Caedere – Eye of Solitude (UK) utilisée avec l’aimable permission du détenteur des droits.