Kaotoxin Metal Market – Antilife – Azziard.

B’soir.

Retour sur l’événement Lillois du week-end. Alors non, rien à voir avec un quelconque rassemblement sportif autour duquel on commence à bien casser les couilles, pas de foot en vue, comme on dit: « j’peux pas, j’ai poney.« 

Pour tout fan de métal qui se respecte, Kaotoxin organisait samedi son premier Métal Market, suivi de près par deux concerts estampillés « métal extrême ». Parfait.

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Dans le vrai monde, comme d’habitude sur Lille et alentours, seuls -ou presque- les organisateurs se sortent les doigts du cul. Ouverture des portes de ce métal Market –comprendre soldes sur le catalogue du label– prévue pour 15h au Midland, qui accueillera également par la suite les deux concerts susnommés.
Bravant l’excuse footballistique certains sont venus profiter de cette occasion pour discuter le bout de gras avec le staff et surtout pour repartir avec du merch sous le coude. Pour ma part il était question de deux vinyles Monarch, bref j’aime.

Quelques bières plus loin nous retrouvons Antilife pour le premier set de la soirée. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, étant à mon sens une vaste blague. Langue de pute? Clairement.

Avance rapide donc vers la seconde formation: Azziard. Formation je dirais assez hybride qui propose un black métal martial au possible, extrêmement extrêmement froid. Ayant eu du mal à appréhender le truc sur CD c’est en live que je me suis prise une fessée limite jouissive tant on ne peut que constater le potentiel de la machine une fois lancée. Seul petit bémol sans doute pour le jeu de scène, fortement amputé par le côté exigu des lieux. Un set purement et simplement impressionnant.

Côté actu le groupe prépare actuellement la sortie d’un Split avec leurs consorts de Nirnaeth, autre fleuron de la scène extrême locale qui fait son retour, bénéficiant de la patte d’Above Chaos avec un artwork à tomber.

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Merci, bisous.
S.

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Nirnaeth @ El Diablo

Comment mieux occuper son samedi soir qu’en allant à un concert, qui plus est, de black metal ? Non c’est pas vrai, les concerts, plus encore dans un bar, c’est juste chiant à mourir, la seule raison de ma présence c’est la tête d’affiche : Nirnaeth.

Me voila donc en route direction le bar El Diablo dans le centre de Lille, qui accueillait en son sein une petite soirée métal, organisée par l’asso Ondes Noires :

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Je n’avais pas mis les pieds au El Diablo depuis un bon moment (depuis le KaotoxinFest  1ère édition à vrai dire). Le cadre n’est pas vilain en soit, petit espace détente en haut tandis que le bar et la scène sont eux, situés en sous-sol. J’avoue avoir un faible pour les arcades du plafond, après l’avantage/inconvénient c’est qu’en tant qu’amateur de son il est quasiment impossible d’en juger la qualité, la cave c’est cool, par contre le son est clairement trop variable pour être déterminant. Est-ce le groupe qui est à chier ou est-ce le cadre qui fait cet effet ? Grande question. A priori ça laisse au moins le bénéfice du doute,  ce qui n’empêche pas de passer de bons moments.

Black Command débute la soirée devant une petite trentaine de personnes, autant dire une foule comparé à mon dernier concert lillois, Dehuman, où nous n’étions pas une vingtaine, membres compris. Amusée, je passe par la case départ (bien que ne touchant pas 20.000 francs) et prends place. Visuellement l’espace est occupé par deux roll up, pas mal, le petit autel aménagé sur le devant de la scène avec bougies et crâne, un peu too much à mon goût ceci dit ça colle. Le concert débute dans les temps, bon point pour l’orga, cependant quelque chose ne va pas. Musicalement ça se tient, bien que trouvant absurde et horrible à la fois la batterie programmée, ça sonne. Visuellement c’est autre chose, il manque une grosse unité. Il semble qu’un des membres ait été remplacé pour la date, ceci explique-t-il la chose, je n’en suis pas certaine. Chanteur à fond dans son trip, looké à la manière d’un moine en soutane, corpse paint dégueulasse et délire rappelant une messe noire, ok pourquoi pas. D’autant que ça correspond à la musique qu’ils jouent. Au niveau du guitariste et du bassiste c’est le mindfuck qui prime : tous deux en corpse paint, l’un arbore un pentagramme sur le crâne, l’autre un crucifix énorme à la ceinture. Beaucoup trop dissonant à mon sens pour que le message soit crédible. Vraiment dommage.

S’en suit Edremerion, ayant passé leur set littéralement vissée sur un canapé à refaire le monde avec une partie de Nirnaeth, je n’ai pu qu’entendre le résultat, sans référence visuelle sur laquelle me fixer j’ai plutôt apprécié ce que j’en ai entendu. A creuser.

Nirnaeth prend possession de la scène. Bien. Qu’il est loin, trop loin, mon dernier concert avec eux ! Outre le coup de vieux que je me suis prise en pleine figure, réentendre des titres comme My Misanthropy, Inertia ou encore Nirnaeth Arnoediad me procure un réel plaisir. Le son n’est pas mauvais, la mise en place est maîtrisée, seul bémol qui m’a passablement gonflé : le photographe dont l’amateurisme est inversement proportionnel aux nombres de flashs que nous nous sommes pris dans les dents.
Pour ne pas les avoir vus depuis pratiquement dix ans j’ai vraiment apprécié le concert, malgré un léger contre-temps technique, les joies du live.
Niveau line-up nous avons du changement : Vagorn, batteur ayant rejoint du groupe depuis peu, semble bien avoir pris ses marques et remplace plutôt bien Yamael. Point que j’appréhendais je le conçois sans peine. Je dirais que, à mon humble avis, la seule personne à s’être « assagie » dans son jeu de scène serait Malaria, un peu plus posé que dans mes souvenirs, non sans perdre en efficacité. Un Black/Death couillu comme je l’aime (sans parler du fait que Zig soit toujours aussi sexy, ce qui m’a fait sourire). Après ce que j’ai vu, j’ai clairement hâte de es revoir en compagnie de The Negation le 10 avril prochain, au même endroit.

S.


Ondes noires,
El Diablo,

Black Command,
Edremerion,
Nirnaeth.