Top albums 2015.

Bien le bonjour ami, collègue ou illustre inconnu. 
Ce soir on rentre dans les charts de l’année écoulée avec un top album – démo – EP et autres bizarreries. Fieffée canaille je ne mets volontairement pas d’ordre particulier, chacun m’ayant touché d’une manière différente.

6:33 – Deadly Scenes
16695

Draconian – Sovran
600x600-000000-100-1-1

Otargos – Xeno Kaos
OtargosXenoKaos

Amorphis – Under The Red Cloud
chk_jschl

Shape Of Despair – Monotony Fields
3614592332288_600

Paradise Lost – The Plague Within
paradise-lost-the-plague-within-artork-600x600

Mgla – Exercises In Futility
R-7396815-1440609920-8513.jpeg

Secrets Of The Moon – Sun
0884388405929_600

Dragged Into Sunlight / Gnaw Their Tongues – N.V.
DraggedIntoSunlight-GnawTheirTongues-NV

Abigail Williams – The Accuser
AbigailWilliams-TheAccuser

Aosoth – IV
R-7856616-1450272824-8947.jpeg

Tribulation – Waiting For The Death Blow
R-7611367-1445113216-9051.jpeg

Cult Of Occult – Five Degrees Of Insanity
Cult Of Occult - Five Degrees Of Insanity

Ævangelist – Enthrall To The Void Of Bliss
spin073_Aevangelist_1200x1200RBG_grande

Temple Of Baal – Mysterium
Temple-of-Baal-Mysterium

VI – De Praestgiis Angelorum
vi_-_de_praestigiis_angelorum-600x600

Regarde Les Hommes Tomber – Exile
RegardeLesHommesTomberExile

Moonreich – Pillars Of Detest
R-7489513-1442526537-7963.jpeg

Eye Of Solitude / Faal – Split
eye-of-solitude-faal-split-ep

Skepticism – Ordeal
6430050664121

Lustre – Summoning The Lost Energy
1200x1200bb-85

Envy – Atheist’s Cornea
fa399c8a.j31

Satyricon – Live At The Opera
satyricon_live_at_the_opera

Drudkh – A Furrow Cut Short
cover.600x600-75

Shining – IX – Everyone, Everything, Everywhere, Ends
489156

Forgotten Tomb – Hurt Yourself And The Ones You Love
FORGOTTEN TOMB - Hurt Yourself And The Ones You Love

Merda Mundi – VI – Khaos
R-5895794-1405676692-5822.jpeg

Deadspace – The Promise Of Oblivion
R-7597547-1444829795-8440.jpeg

Katatonia – Sanctitude
R-6835124-1427631964-7278.jpeg

The Monolith Deathcult – Bloodcults
SOM 348D (DAX112XT).indd

Galar – De Gjenlevende
Dark-Essence-Records_Galar_De-gjenlevende_Cover

S.

Publicités

Shining / The Great Old Ones @ la Péniche – Lille.

2256_logo

Gros évènement hier soir, en effet, La Péniche accueillait en son sein deux formations pour le moins attendues dans la région, pour sa tournée de officielle : Shining de passage à Lille, supporté par The Great Old Ones pour une soirée sold out qui fera date à n’en pas douter.

Sceptique de prime abord, j’avoue avoir été plus qu’étonnée par la salle en elle-même. Habituée au son horrible de ce genre de cadre avec la tristement célèbre Igelrock, il était incongru pour moi de voir une telle affiche sur un bateau. Bien mal m’en a pris.
Ayant complètement oublié qu’actuellement le champ de mars est envahi par les manèges, c’est à la fois amusée et aigrie que je me suis vue devoir faire un bon kilomètre à pied pour pouvoir me rendre sur le lieu des festivités. Sur place l’agacement ambiant fait vite place à l’impatience, ce concert étant pour moi l’occasion très attendue d’assister à la performance des Suédois.

20h.
Le public, ayant massivement répondu présent pour cette date unique dans les environs, commence d’ores et déjà à se masser aux abords et dans la salle, à les entendre c’est un évènement en soi, cependant l’attention n’est pas uniquement fixée sur la tête d’affiche car bon nombre sont aussi venus pour soutenir TGOO. Personnellement bien que surprise par la teneur des discours, plus ou moins alcoolisés, c’est amusée que je prends place et scrute le lieu. La scène est plutôt modeste, forcément tributaire de l’usage premier d’une péniche, j’ai du mal à imaginer deux groupes de cinq personnes y évoluer librement.
Pour le côté gonzesse, la déco en elle-même est digne voire cosy avec canapé moelleux et bar ultra fonctionnel, l’espace merch n’est pas non plus, comme on pourrait le croire, réduit à sa plus simple expression, s’adaptant à la taille de la salle, chaque groupe dispose de son espace de vente, ce qui est une bonne chose à mon sens car trop souvent négligée, le merch de Shining proposant d’ailleurs une édition vinyle exclusive ainsi qu’un tshirt spécialement réalisé pour la tournée, là c’est mon côté matérialiste fétichiste qui prendra le dessus, à ma plus grande joie.

20h30 – Ouverture de bal.
The Great Old Ones prend possession de la scène. Ayant pu les voir jouer à l’Aéronef avec Behemoth j’étais curieuse de les revoir dans un contexte aussi différent. Comme je le pensais, la scène se comble très vite, limitant énormément le jeu de scène, cependant ils ont réussi à en tirer partie. Un show de 45 minutes, affichant une ambiance froide et distante, salué par le public. Pesant, voilà en un mot ce qui pourrait décrire le passage de TGOO qui démontre une fois encore sa façon d’enfoncer le clou avec un black métal lourd, distant, voire même tranchant, très bien mis en valeur par les jeux de lumières : spots bleus en éclairage de face, avec stroboscopes en éclairage de dos, majoritaire sur toute la durée du set, déshumanisant complètement les membres du groupe, réduit à sa plus simple expression : quatre silhouettes et un batteur qu’on ne pouvait qu’apercevoir. C’est sur un goût de trop peu que se termine le set, mené sans accros majeurs, et qui restera, me concernant, une belle surprise, tant par la qualité du son que la maîtrise des membres.

21h10 / 21h50 – Changement de plateau.
Un peu longuet à mon sens, ça se bouscule sur scène. Le temps devient long, l’occasion pour beaucoup de prendre l’air, la chaleur frisant rapidement avec l’indécence, pour d’autres de débattre du concert qu’ils viennent de voir, l’occasion pour moi de croiser Juliette de Kaotoxin et de faire un brin de causette en vue du KaotoxinFest II qui aura lieu dans la même salle le 5 décembre.

21h50 – La messe est dite.
C’est au tour de Shining d’entrer en scène devant un parterre de fans grouillant en masse devant Niklas. Qu’on aime ou non, s’il est une chose qu’on ne peut lui renier c’est son sens du spectacle, sulfureux au possible. Là encore l’espace réduit de la scène semble gêner les musiciens, pourtant le show n’en est pas amoindri pour autant, rendant celui-ci quasi intimiste pour les 100 personnes présentes dont je comptais bien en savourer chaque seconde. Shining nous dévoile un black métal expressif à souhait, Niklas étant passablement en forme, sauf peut être au chant clair qui aura quelques soucis par-ci par-là le long du set mais qu’importe. Lourd, horriblement puissant, le son est vraiment très très bon compte tenu du cadre, propice au penchant largement malsain du discours des Suédois. Ayant été maintenue en état proche de la transe hypnotique durant toute la durée du set c’est avec une jouissance teintée d’amertume que se déroule le dernier titre de la soirée. J’attendais ce concert de pied ferme et je n’ai absolument pas été déçue, tant par le fond que par la forme.


Incroyable expérience sur fond d’autodestruction.

12004690_1136735076342262_8370164816723363567_n

S.