Top albums 2015.

Bien le bonjour ami, collègue ou illustre inconnu. 
Ce soir on rentre dans les charts de l’année écoulée avec un top album – démo – EP et autres bizarreries. Fieffée canaille je ne mets volontairement pas d’ordre particulier, chacun m’ayant touché d’une manière différente.

6:33 – Deadly Scenes
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Draconian – Sovran
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Otargos – Xeno Kaos
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Amorphis – Under The Red Cloud
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Shape Of Despair – Monotony Fields
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Paradise Lost – The Plague Within
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Mgla – Exercises In Futility
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Secrets Of The Moon – Sun
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Dragged Into Sunlight / Gnaw Their Tongues – N.V.
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Abigail Williams – The Accuser
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Aosoth – IV
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Tribulation – Waiting For The Death Blow
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Cult Of Occult – Five Degrees Of Insanity
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Ævangelist – Enthrall To The Void Of Bliss
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Temple Of Baal – Mysterium
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VI – De Praestgiis Angelorum
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Regarde Les Hommes Tomber – Exile
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Moonreich – Pillars Of Detest
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Eye Of Solitude / Faal – Split
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Skepticism – Ordeal
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Lustre – Summoning The Lost Energy
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Envy – Atheist’s Cornea
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Satyricon – Live At The Opera
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Drudkh – A Furrow Cut Short
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Shining – IX – Everyone, Everything, Everywhere, Ends
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Forgotten Tomb – Hurt Yourself And The Ones You Love
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Merda Mundi – VI – Khaos
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Deadspace – The Promise Of Oblivion
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Katatonia – Sanctitude
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The Monolith Deathcult – Bloodcults
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Galar – De Gjenlevende
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S.

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Temple of Baal – Divine Scythe

Du nouveau du côté de Temple of Baal, Agonia a dévoilé le premier titre du prochain opus du groupe, Mysterium, dont la sortie est prévue pour le 2 octobre prochain.

C’est donc avec le titre Divine Scythe que nous pouvons nous prendre notre première claque :

 

Bien que n’ayant plus grand chose à prouver au sein de la scène extrême, c’est toujours avec impatience que j’attends une nouvelle sortie de Temple, partagée entre respect et grosses attentes. A priori, la fan-base risque fort de ne pas être déçue. Pour ma part je suis d’ores et déjà, comme souvent, conquise par l’artwork, que nous devons à David Fitt (Aosoth, Svart Crown) et Maria Yakhnenko :

 

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Les préventes sont déjà mises en place via le site officiel du label, personnellement j’ai opté pour l’édition limitée.

Tracklist:
1-Lord Of Knowledge And Death
2-Magna Gloria Tua
3-Divine Scythe
4-Hosanna
5-Dictum Ignis
6-Black Redeeming Flame
7-Holy Art Thou
8-All In Your Name
9-The Golden Walls Of Heaven (Bathory Cover, vinyl bonus track)

S.

Temple of Baal – Verses of Fire

Verses of Fire : le préambule.

J’attendais avec impatience la sortie de ce nouvel opus de Temple, formation que j’affectionne et qui ne m’a jamais déçue.

Nous avons déjà pu, à plusieurs reprises, nous rendre compte du potentiel créatif du groupe, notamment via le fameux « Traitors to Mankind« (full-length – 2005) ou encore son prédécesseur « Ligthslaying Rituals » (full-length – 2009) qui ont fortement marqué la scène UG française.

Il faut dire que Temple a de la bouteille, formation active depuis plus de quinze ans, l’expérience s’en ressent fortement dès la première écoute, qu’on aime ou qu’on aime pas, Temple ne laisse de toute façon pas indifférent, loin de là.

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Premières impressions.

Voici donc que ce nouvel album débarque. Bien, de prime abord sur le papier je suis conquise.L’aspect « dégoulinant » de l’artwork, signé par l’AAA Atelier, en impose. On appréciera particulièrement le choix des teintes qui renforcent à mon sens davantage le rendu iconographique (limite religieux?) de ce crâne. Malsain? Vous avez dit malsain?

Forcément, la première chose qui me soit venu à l’esprit fût, fort justement, « Oh p*tain! Oh p*tain! » Je sais, dans la bouche d’une femme c’est très vilain, pourtant c’est tout ce que Temple m’inspirait sur le moment : l’excitation.

 Verses of Fire : l’album.

 

Envoûtant. Verses of Fire s’avère être un album puissant, qui ne renouvelle pas le genre, certes, cependant Temple opère un retour aux sources clairement réussi. Nous retrouvons également ce fil conducteur omniprésent dans la discographie du trio Parisien : la notion de transcendance. Notion en face de laquelle il est impossible de rester indifférent.

Les « versets de feu », Lucifer, le feu induisent clairement plus qu’ils ne suggèrent cet attrait pour la destruction des schémas établis, oui en une certaine mesure les ptits gars de Temple sont philosophes. Trêves de conneries, il est important à mon sens de s’intéresser un minimum au « leitmotiv » d’un opus afin de pouvoir en apprécier tous les tenants et aboutissants. Eh oui, un peu de finesse.

Influences/Atouts.

Nous retrouvons également les classiques de TempleCrowley, Antaeus ou encore une fois cet attrait pour le feu (« Gnosis of Fire » / « Walls of Fire » etc..) parfois déconcertant. Verses of Fire dispose également d’un atout pour le moins inédit : le français. Je sais, de prime abord nous aurions tous tendance à sourire gentiment en entendant un chant en français dans un album de, osons-le, black métal. Et pourtant.. Etant d’avis que l’ouverture d’esprit soit un gros atout pour une formation, il faut le dire oui, Temple a eu les couilles de le faire.

Grand bien lui fasse ! Le mélange subtil de français et de latin rajoute un très bon impact sur l’auditrice que je suis. Une première pour le moins réussie haut la main. On remerciera Alastor pour l’idée et Amduscias d’avoir réussi à relever le défi.

Niveau production nous retournons également vers les débuts du groupe, avec un son beaucoup plus froid, voire organique par moments, qui permet de pouvoir apprécier chaque instrument à sa juste valeur sans avoir d’impression de « joyeux bordel » façon black métal.

 Et sinon ?

Que dire sinon que cet opus me fout une nouvelle fois une grosse claque dans la tronche.

Temple enfonce une fois de plus le clou avec une facilité déconcertante, tant du point de vue qualitatif que quantitatif : Verses of Fire est à ce jour leur album le plus long, offrant dix titres et plus d’une heure de jouissance auditive.

Coup de cœur personnel : Arcana Silentium.

Violence et énergie, le doublet gagnant.

Fluide, efficace et horriblement malsain, Verses of Fire sera plaire à un large spectre d’auditeurs: ceux qui sont attirés par la technique du Death, ceux qui accrochent directement sur l’aspect froid et malsain des textes ou encore ceux qui préfèrent prendre leur pied sur des mid-tempo parfois à la limite du Doom. Eh.

Temple frappe fort, avec une intensité toute particulière qui lui permet d’avoir ce petit je-ne-sais-quoi qui n’a pas fini de nous étonner et surtout, de nous plaire. Le prochain, les gars, il est prévu pour quand ?

Parution originale pour MetalFranceTemple of Baal, by S.